Journée mondiale pour le vélo à Chenôve : Une première

Rendre royale la Petite Reine… La ville de Chenôve organise le 3 juin prochain la première Journée mondiale pour le Vélo dont l’Organisation des Nations Unies est à l’origine. D’ici là, elle a lancé un défi vélo tout au long du mois de mai. Cette initiative mérite bien à la 2e commune de la métropole d’avoir le maillot jaune dans ce numéro…

Antoine Blondin aurait apprécié cette initiative. Le journaliste et écrivain, dont le sens de la formule a illuminé l’histoire du Tour de France mais pas seulement puisqu’on lui doit l’expression « Apéro : verres de contact », aurait, qui sait, même célébré cet événement en trinquant à sa santé ! La Ville de Chenôve organisera en effet le 3 juin prochain la Première Journée mondiale pour le Vélo dans la métropole dijonnaise. Rappelons que c’est l’Organisation des Nations Unies qui l’a décrétée en 2018, reconnaissant, par là-même, que « le vélo contribuait aux 17 objectifs fixés en matière de développement durable ». « C’est un moyen de transport simple, accessible, fiable, propre, qui favorise la bonne gestion de l’environnement et entretient la santé. Il encourage également la créativité et la participation sociale et donne à l’utilisateur une conscience immédiate de son environnement », précise, au demeurant, l’organisation internationale dans son plaidoyer.

La Cité des Bonbis a décidé de se mettre dans la roue de l’ONU. Comme l’explique le maire de Chenôve, Thierry Falconnet : « Nous avons souhaité mettre un éclairage particulier sur cette modalité de déplacement qui a pris un relief tout particulier au moment du confinement. Les gens se tournent de plus en plus vers ces mobilités dites actives – vélo, marche à pied ».
Il est vrai que le tournant s’est accentué ces dernières années. Quelques chiffres pour illustrer cette évolution majeure : à l’échelle nationale, la fréquentation des pistes cyclables a affiché une hausse de 27% ; 30 millions de Français de plus de 15 ans font du vélo au moins une fois par an et ils sont 3,3 millions à pousser sur les pédales chaque jour. Quant au nombre de kilomètres total parcourus par an dans l’Hexagone, il dépasse les 11 milliards !

Les abords des écoles piétonnisés

« Et, d’une manière contextuelle, l’augmentation du prix des carburants participe également au développement de la pratique du vélo, comme nous pouvons le voir notamment dans le cadre des trajets domicile-travail. Il faut savoir que dans une commune comme la nôtre, les mobilités sont parfois contraintes », ajoute le premier magistrat, avant de poursuivre : « Lorsque l’on regarde le niveau de motorisation des ménages, celui-ci est très inférieur à la moyenne métropolitaine. Sur le quartier politique de la ville, nous sommes ainsi à moins d’un véhicule par foyer : 0,8 plus précisément. Nous nous rendons bien compte que toute une partie de la population est contrainte de fait de prendre les transports en commun, de marcher, d’utiliser le vélo ».

Et Thierry Falconnet, qui est également, rappelons-le, 2e vice-président de Dijon métropole délégué au renouvellement urbain, aux mobilités et aux transports, de fixer le cap : « Cette opération répond à une préoccupation municipale qui s’inscrit pleinement dans la politique métropolitaine en faveur de la transition écologique. Elle correspond à des engagements inscrits dans notre programme municipal, à l’instar du développement de pistes cyclables sécurisées, du sport-santé à tous les âges, du renforcement des actions de sensibilisation routière pour tous les publics. Nous sommes sur une opération particulièrement transversale ».

A ses côtés, sa première adjointe, Brigitte Popard, en charge, entre autres, de la transition énergétique, place les projecteurs sur les questions de sensibilisation et d’éducation : « Nous piétonniserons les abords des groupes scolaires une semaine avant cette Journée afin de sensibiliser les parents sur le fait que leur maison n’est finalement pas très loin de leur domicile et qu’ils peuvent avoir recours à ce mode de déplacement doux. Je précise que nous ne faisons pas de l’écologie punitive. Nous comprenons tout à fait celles et ceux qui ont besoin de leur véhicule pour déposer leur enfant avant d’aller travailler. En revanche, nous encourageons tous ceux qui sont en capacité de le faire de changer leurs habitudes. Les élèves de grande section et des écoles élémentaires feront également des ateliers vélos avec les éducateurs sportifs ».

Car avant la Journée mondiale proprement dite, c’est tout le mois de mai où la Petite Reine est véritablement…royale à Chenôve (au sens républicain s’entend !). Un « défi mai à vélo » organisé par la ville a ainsi vu le jour. Les cyclistes souhaitant y participer ont pu mesurer les distances parcourues par le biais d’un application intitulée Géovélo. La veille de la parution de ce numéro, ils étaient 74 d’entre eux à s’être inscrits pour une distance totale de plus de 3 000 km.

« Une belle initiative très fédératrice »

Concernant la Journée mondiale pour le Vélo proprement dite, un Village animations verra le jour le 3 juin de 15 à 19 heures sur l’esplanade de la République, au cœur de Chenôve et au terminus du tram, afin de symboliser l’intermodalité. Et les partenaires du territoire engagés de près ou de loin dans la pratique cyclable seront nombreux à être présents. Nous pouvons ainsi citer Divia Keolis qui organisera une sensibilisation aux angles morts, la Rustine qui exposera de drôles de vélos, Vélo Smoothie grâce à qui les gens réalisent leur propre rafraîchissement en pédalant, les clubs cyclotouriste et de triathlon de l’OMS, le CCAS afin d’associer Aésio (Mutuelle communale) ou encore Dijon métropole qui implantera un stand d’informations. La Boîte à Vélo, basée à la MJC, sur le quartier du Mail, association reconnue d’utilité métropolitaine, sera partie prenante avec un atelier de réparation. A noter également la présence du garage Mosson de Marsannay-la-Côte qui présentera des vélos électriques produits en France. Une bourse aux vélos est aussi au programme…

Le 3 juin (mais aussi depuis début mai), le vélo, sous toutes ses formes, occupe véritablement la vedette à Chenôve. Et cela rejoint aussi une autre préoccupation des élus cheneveliers. « Nous avons aussi la volonté de montrer une ville de Chenôve apaisée parce que la circulation à vélo, contrairement à d’autres – automobile, moto… – présente l’avantage d’être paisible. Et nous voulons montrer que cette politique de mobilité douce et active s’adresse à toute la population. C’est une belle initiative très fédératrice comme nous les aimons dans notre ville… », met en exergue Thierry Falconnet. Ainsi n’hésitez pas à prendre la route de Chenôve. Il n’est pas besoin de vous préciser avec quel moyen de locomotion…

Camille Gablo