2022 année normale ?

Après un rebond exceptionnel de la croissance dans la plupart des pays développés, la situation sanitaire actuelle jette le trouble et même le désordre au sein de tous les secteurs de l’économie.

Le prix des matières premières ne cesse d’augmenter, l’inflation semble être contaminée par le COVID, les taux d’intérêt suivent la même tendance. Les Banques Centrales se veulent moins « accommodantes » pour contrer la généralisation des pressions inflationnistes. Quel tableau !

Pourtant, il est possible d’entrevoir des éclaircies et de véritables tendances qui généreront des profits à court terme et à moyen terme.

Les plans de soutien aux différents secteurs de l’économie ont permis aux entreprises de résister à cette crise COVID. L’emploi a pu être maintenu. On peut certainement s’attendre à des faillites d’entreprises dans les prochains mois mais certains secteurs comme dans toute crise majeure pourront se démarquer. En premier lieu, les entreprises qui vont pouvoir intégrer ou répercuter les hausses des matières premières à leurs clients pourront conserver des marges correctes. On pense au secteur du luxe .

Les banques pourront aussi très certainement augmenter les taux. En cette période de COVID, les financements ont été importants, surtout les prêts aidés. Ces financements ont été en grande majorité garantis par l’État. Dans ces conditions, pour les banques, les risques sont donc plus limités .

En sortie de crise (si elle se produit en 2022), souvent le secteur bancaire est le premier à profiter de la reprise par l’accélération des demandes de financement .

Les nouvelles technologies et l’explosion du numérique seront très certainement les grands gagnants. Depuis le début de la pandémie, beaucoup d’entre nous ont découvert les achats en ligne, les réunions devant un écran, rien ne peut plus se faire sans smartphone ou tablette. Que vous vouliez acheter un ticket de bus, consulter votre consommation de gaz ou connaitre les horaires d’ouverture de magasin…. Cette révolution numérique est annoncée par les « Grands Stratèges » comme aussi importante et bouleversante que l’invention de l’imprimerie.

Il ne faut pas passer à côté de cette révolution dans les investissements. Un grand nombre de ces sociétés n’étaient que des petites entreprises ou n’existaient pas il y a encore 10 ans.

Dans ces secteurs d’activité, il faut être plus que sélectif. C’est pourquoi il est préférable d’investir dans des Fonds spécialisés qui opèrent une sélection rigoureuse tant sur le plan économique que comptable. Les aspects gouvernance, emploi et écologique sont aussi pris en considération.

Les actions dans ces secteurs cités ont eu en 2021 des performances solides (entre 10 et 40 % ). Maintenir un tel niveau de valorisation chaque année ne semble pas du tout évident.

C’est pourquoi l’immobilier lui aussi reste une valeur sûre. Les performances seront encore très certainement correctes (entre 3 et 6 % ). Là aussi, la sélection doit être rigoureuse et s’orienter vers des secteurs où la transition énergétique est engagée ou dans d’autres secteurs qui pourront être les nouvelles formes de viager ou des SC immobilières orientées vers le changement d’affectation (transformation de bureaux vides en logements d’habitation).

2022 sera une année de transition vers le numérique avec des volonté fortes d’orienter l’économie vers la transition environnementale et peut être sans COVID. Nous sommes toujours au mois de janvier. Nous pouvons encore le souhaiter.