Le MuséoParc Alésia subit une cure de jouvence afin d’écrire une nouvelle (belle) page de son histoire. Une scénographie interactive, ludique et interactive viendra remplacer la célèbre galerie des combats…
« Par Toutatis ! » Vivement que le MuséoParc Alésia rouvre ses portes… Et ce, pour deux raisons : en premier lieu, cela signifierait évidemment que la culture ne dépose plus les armes devant la pandémie de Covid-19 ! Ensuite, les visiteurs pourront déguster une nouvelle scénographie entièrement renouvelée. Ne doutons pas qu’ils s’en délecteront… comme les Gaulois avec la Cervoise !
Car, depuis le mois de décembre, la célèbre galerie des combats qui saisissait le regard du public dès l’entrée de l’exposition permanente a tiré sa révérence. Et ses colosses de plus de 3 m sont mis au repos… « Le démontage de cette exposition, inaugurée en 2012, est l’étape indispensable pour que le MuséoParc Alésia puisse ouvrir un nouveau chapitre de son histoire. Les attentes du public ont changé, la médiation culturelle a évolué depuis 9 ans, pour être plus accessible, plus interactive, plus ludique et plus proche des visiteurs », indique la direction, qui se projette avec envie vers l’avenir : « Le site, qui n’a pas peur des défis, va ainsi ouvrir une nouvelle page de son histoire et lancer sa nouvelle scénographie, sous la conduite du conseil départemental, en juin prochain ». Tout en détaillant : « Le nouveau parcours permanent devrait proposer une véritable immersion à la fois au cœur du siège d’Alésia mais aussi dans la ville gallo-romaine. Et, pour ce faire, la nouvelle exposition consacrera une part belle aux collections trouvées sur le site, jamais exposées jusque-là ». Nombre d’objets gallo-romains de l’agglomération s’étant développée du Ier au IIIe siècle bénéficieront ainsi d’un nouvel écrin. L’univers de la ville gallo-romaine devrait alors livrer tous ses secrets aux visiteurs…
La nouvelle scénographie, qui s’étendra sur 1100 m2, a été confiée à l’agence de Clémence Farrell, véritable druide en la matière. Pour preuve, même l’univers du 7e art – à l’instar, par exemple, du réalisateur Cédric Klapisch qu’il n’est pas besoin de présenter – fait appel à ses (nombreux) talents pour les décors.
Le général en chef de ce dossier d’avenir n’est autre que le conseil départemental (1,086 M€), qui est épaulé, dans cette opération d’envergure, par l’Etat (1,4 M€) ainsi que le conseil régional de Bourgogne Franche-Comté (0,6 M€).
Cette future scénographie devrait permettre au MuséoParc d’enregistrer de nouvelles conquêtes. Rappelons qu’en 2019, il avait franchi la barre des 80 000 visiteurs, contre 70 000 l’année précédente et 65 000 en 2017. Avec un taux de satisfaction qui atteignait des records (92 %) ! Mais ceci c’était avant que la Covid-19 n’obscurcisse notre ciel. Si celui-ci ne nous tombe pas sur la tête, le MuséoParc Alésia sera encore plus fort en 2021. La conclusion, même si on la doit à César, s’impose d’elle-même : « Alea jacta est ! »
Camille Gablo




