Brigitte Macron et Jean-Michel Blanquer à Carnot pour dire « non au harcèlement »

 

La première Dame Brigitte Macron et Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, ont rendu visite aux élèves du collège-lycée Carnot, à Dijon, pour échanger autour de ce qui est une des grandes causes du quinquennat du Président Emmanuel Macron, la lutte contre le harcèlement.

 

Pour les 2 500 élèves du collège-lycée Carnot, à Dijon, lundi 5 mars n’était pas un après-midi comme les autres. Dès la pause méridienne, l’établissement du centre-ville dijonnais s’est animé pour une occasion toute particulière. Devant les grandes portes du boulevard Thiers et dans la cour étaient rassemblés journalistes de tous médias confondus, locaux et régionaux, mais aussi nationaux, membres de l’Education nationale, personnalités politiques locales et élèves dans l’attente de l’arrivée du ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, et surtout, à en croire les remarques de chacun, Brigitte Macron, très populaire auprès des élèves. Ce jour-là, tous étaient réunis pour dire « Non au harcèlement ».

Après une déambulation et quelques selfies avec les élèves pour la première Dame, vêtue pour l’occasion d’un ensemble veste et pantalon noir, chemisier blanc et boots à talons, tenue, somme toute, des plus classiques si elle n’avait pas été rendue davantage « cool » par l’apposition d’un sweat à capuche bleu pâle sous la veste, Brigitte Macron et Jean-Michel Blanquer ont été invités à assister à quelques saynètes dans l’ancienne chapelle du lycée Carnot, accueillis par un ban bourguignon.

 

Prévenir, mieux prendre en charge, informer et former

Ce jour-là, des élèves de l’académie d’Aix-Marseille étaient venus former les futurs ambassadeurs lycéens contre le harcèlement de l’académie de Dijon. « On doit faire de la prévention classique, souligne le ministre de l’Education nationale. Et puis, on a besoin de manières nouvelles pour lutter contre le harcèlement […] Aujourd’hui, on a vu des lycéens et des collégiens qui, splendidement, se mobilisent à travers des scènes de théâtre dans lesquelles ils montrent ce que peut être le harcèlement tel qu’il est vécu par la victime harcelée puis la même scène rejouée avec des spectateurs qui viennent empêcher ce harcèlement ».

Pendant plus d’une demi-heure, les élèves des académies de Dijon, Besançon et Aix-Marseille, ont ainsi pu échanger autour de ce qui est une des grandes causes du quinquennat du président Emmanuel Macron, la lutte contre le harcèlement.

Après quoi, ont été présentés les outils et moyens engagés par le ministre de l’éducation nationale pour mener à bien cette lutte suivant quatre axes : prévenir, mieux prendre en charge, informer et former.

 

Formation de lycéens ambassadeurs

« Aujourd’hui, le harcèlement à l’école se perpétue sur les réseaux sociaux », s’indigne Brigitte Macron. « J’ai certains ados qui m’écrivent parce qu’ils savent que j’ai été prof. Et je vous garantis que leurs lettres sont totalement déchirantes. Il faut leur dire qu’on est là ». Entre autres mesures, la formation de lycéens ambassadeurs de la lutte contre le harcèlement à l’école pour qu’ils puissent faire passer le message et que chaque élève soit au fait que ne rien faire, c’est laisser faire.

Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, est aussi revenu sur une mesure phare, sa volonté de légiférer pour interdire le téléphone portable dans les établissements scolaires à partir de la rentrée prochaine. « On sait aujourd’hui qu’il y a du harcèlement au travers des téléphones portables. Des petits films sont réalisés et diffusés à l’insu de ceux qui sont filmés », confie-t-il. Enfin deux numéros d’écoute des familles et des victimes ont été mis en place pour lutter contre le harcèlement, mais aussi le cyber-harcèlement.

 

Antonin Tabard