L’aéroport prend de l’altitude

 

L’aéroport Dijon-Longvic vole à nouveau et véritablement de ses propres ailes, managé depuis un peu plus de deux ans par la société Edeis (née du partenariat entre le fonds d’investissement Ciclad et l’entreprise Impact holding). En 2017, il a sérieusement gagné en altitude en augmentant de 43% son trafic. Il est passé à plus de 9 500 vols contre 6 000 précédemment. C’est désormais une évidence : l’aéroport constitue un atout capital pour l’économie de la Métropole dijonnaise ainsi que pour le territoire bourguignon, d’autant que les vols d’affaires semblent promus à un bel essor.

 

Par ailleurs, les chantiers de l’aéroport sont multiples : vocation de service public avec évacuation sanitaire, transports d’organes, vols SAMU et militaires... Le gérant d’EDEIS, Simon Dreschel ne tarit pas d’éloges sur l’actuelle redynamisation du site : « Pour 2018, nous avons prévu de réaliser des investissements d’un demi-million d’€ afin de renforcer les infrastructures, dont celles afférentes à notre zone d’entreprises adjacente à l’aéroport et qui se compose actuellement d’une vingtaine de sociétés. Au total, ce sont environ cent personnes qui y travaillent. Ce qui, au final, induit indirectement de 3 000 à 4 000 emplois… Dans cet esprit, nous organisons régulièrement des réunions d’information auprès des entrepreneurs, des PME ou des firmes internationales ou encore des milieux d’affaires dans le but de leur démontrer notre attractivité et le « plus » que nous pouvons leur apporter par nos contacts avec des compagnies aériennes, en leur facilitant l’organisation de vols d’affaires sur mesure. Régulièrement, nous accueillons des avions qui viennent de Chine, des USA, du Moyen-Orient : des hommes d’affaires en descendent bien évidemment, mais également des amateurs éclairés de vins, voire des personnes curieuses de nos musées, de notre terroir comme de notre patrimoine à la fois historique et culinaire ! Nous drainons ainsi un gros potentiel, tant sur le plan business que celui de l’hôtellerie de luxe et du tourisme. Nous avons l’ambition de devenir une porte d’entrée incontournable sur la région, grâce à la qualité de notre accueil et l’efficience de nos services ».

« Nous n’avons pas de lignes régulières, contrairement à celui de Dole. Mais notre budget à l’équilibre prouve qu’on peut tout à fait se passer de cette activité-là » explique encore Simon Dreschel. Qui tient à souligner qu’il ne bénéficie d’aucune subvention. D’ailleurs, il faudrait une volonté politique pour aller dans cette direction. Pour l’heure, il n’en est pas question. Voilà pourquoi, on ne peut pas parler d’une concurrence entre Dijon et Dole.»

Edeis est gestionnaire de 18 aéroports en France et en Espagne.