La décision des Britanniques de quitter l’Europe a provoqué une tourmente sur les marchés financiers. Toutes les bourses ont enregistré des baisses très importantes.
Les marchés risquent de rester très volatils dans les prochains jours.
La devise britannique se trouve sous pression avec une baisse de 8,5% face au dollar.
Mais au delà de cette réaction épidermique, quel sera l’impact de ce vote ?
Il faudra certainement un certain temps pour en tirer les conclusions mais à « chaud » voici déjà quelques réflexions…
Les Banques Centrales vont injecter des liquidités pour amortir le choc. La banque d’Angleterre et la Banque du Japon l’ont déjà fait savoir. A moyen terme, les Banques Centrales vont certainement prendre le temps d’observer l’impact sur l’économie réelle. Concernant la Réserve Fédérale Américaine, la probabilité d’une hausse des taux d’intérêt s’écarte. La Banque Centrale Européenne va aussi prendre sans attendre des mesures.
Plus qu’un risque, le Brexit génère une véritable incertitude. Il n’y aura pas de changements concrets dans l’immédiat. C’est essentiellement par les canaux de l’incertitude et de la Livre Sterling que cet événement va peser sur l’Economie du pays.
Au Royaume Uni, l’investissement va très certainement baisser, la consommation pénalisée par le renchérissement des importations.
De plus au sein du Royaume Uni, les politiciens ne sont pas vraiment d’accord entre eux.
Compte tenu du poids des exportations vers le royaume Uni dans le PIB (Produit Intérieur Brut)de la zone Euro (3%), les effets directs sur l ‘économie de la zone Euro seront relativement limités. Certains l’évalue à 0,3 à 0,4% du PIB.
La baisse très forte de vendredi dernier correspond à une réaction épidermique qui est davantage due aux spéculateurs cherchant à profiter de la volatilité en la provoquant.
Voir une valeur comme Peugeot perdre 18% en une seule séance prouve bien la volonté de certains opérateurs de marchés de spéculer.
Les gérants de Sociétés de gestion étaient très prudents. La très grande majorité des gérants avaient très fortement sécurisés les portefeuilles.
Au moment où cette note est rédigée, l’impact final sur l’économie mondiale et donc sur la capacité bénéficiaire des entreprises ne paraît pas justifier un mouvement d’une telle ampleur. Certains gérants voient en cette baisse un excellent point d’entrée : acheter à bon compte des valeurs.
Il est possible que certaines entreprises exposées à l’économie britannique révisent leurs prévisions de résultats mais seulement dans quelques semaines. Les informations liées à ce Brexit et susceptibles de faire baisser les marchés financiers devrait se tarir, ce qui devrait permettre de se stabiliser voir de se redresser.
Une chose est certaine : l’été sera chaud !
Jacques CLEREN
Athènes Conseils


