Comment appréhender l’année 2022 ?

2021 est l’année de tous les records. Le CAC 40 termine à +28,85%, l’indice américain S&P 500 a 26,89 %, l’EUROSTOXX 50 à 20,99 %. Pourvu que ces performances soient les mêmes en 2022…

La croissance aux États-Unis est forte, les pressions inflationnistes ne faiblissent pas et le marché du travail est toujours sous pression. Cet environnement pousse la Banque Centrale Américaine à accélérer sa transition vers une politique monétaire moins accommodante : une hausse des taux peut être à envisager en 2022 (mais très progressive).

En Zone Euro, la dégradation de la situation sanitaire et le renforcement des restrictions commencent à avoir une impact visible sur la conjoncture. L’inflation est forte mais la Banque Centrale Européenne ne semble pas pressée de remonter ses taux d’intérêt.

En Chine, les statistiques sont cohérentes avec un rebond de la croissance au 4e trimestre, même si l’activité dans le secteur de l’automobile reste faible et la politique « zéro covid » des autorités freine la reprise de la consommation. L’orientation de la politique économique est plutôt, elle aussi, comme en Europe et aux USA, accommodante.

Dans ce contexte financier, pourquoi changer de stratégie lorsque que l’on est investi en actions ?

Maintenir un niveau de risque significatif semble une bonne décision. Cette prise de risque doit être plus sélective que jamais.

Prendre ses bénéfices sur les valeurs les plus sensibles. Les valeurs technologiques et plus généralement de croissance sont les bonnes candidates en particulier sur les valeurs américaines.

Le fruit de ces ventes ou prises de bénéfices pourrait s’orienter vers des actions de « l’ancienne économie » qui présentent, aujourd’hui, un profil intéressant compte tenu de leurs croissances bénéficiaires supérieures aux attentes des marchés.

Les valeurs des secteurs de l’énergie, des matières premières, de la construction, de la banque, en particulier en Europe, sont de bons candidats à l’achat .

Mais le monde est en plein changement.

Les théories financières classiques basées sur des données exclusivement financières et économiques semblent quelque peu dépassées. Il est aujourd’hui nécessaire de prendre en compte, outre les forces fondamentales, les forces comportementales. Comment est gouvernée l’entreprise, son comportement environnemental, transparence des taux d’imposition de la société par pays, la chaîne de sous traitants…

S’ajoutent à ces critères, les bulles spéculatives comme celle que l’on connait depuis plusieurs mois sur certains crypo-actifs comme les « mêmes »coins ( e.g, Dogecoin, Shiba Inu…)

Comment comprendre que le prix d’un baril de pétrole était à -37,63 $ en avril 2020 ?

L’ensemble de ces éléments permettent de caractériser les principes des marchés financiers et de donner un sens à ses investissements.

Cette prise de conscience des investisseurs et des épargnants de la nécessité d'un mode de développement économique plus durable, et ce, afin d’assurer le développement et la prospérité de tous sans détruire nos écosystèmes.

Le secteur financier semble vouloir jouer un rôle central dans le financement et l’accélération de la transition durable de nos sociétés. Cette orientation forte accompagnée d’une réelle transparence des entreprises sur leur volonté d’aller dans ce sens permettront aux investisseurs et à l'épargnant de s’y retrouver afin d’encore mieux valoriser ses avoirs.

Belle année 2022.