Nathalie Koenders : « Le poster que j’avais dans ma chambre d’ado ? C’était Renaud ! »

Voilà le genre d'interview qu'on ne trouve pas souvent dans la presse écrite. Des questions qui sortent de l'ordinaire, parfois impertinentes mais toujours souriantes... qui provoquent des réponses « cash ». Nathalie Koenders, Première adjointe au maire de Dijon, a accepté de se prêter à un exercice que nous vous proposons de retrouver désormais dans chaque numéro de Dijon l'Hebdo.

Votre autoportrait en trois mots…

« Engagée : dans mes mandats électifs et pour des causes, comme les droits des femmes.

Travailleuse : ça va avec mes engagements, quand je fais quelque chose, je le fais à fond.

Dijonnaise : j’aime ma ville et ses habitants, c’est ce qui fonde mon engagement d’élue locale ».

Votre principale qualité ? 

« La persévérance héritée de mon expérience de sportive. Je suis tenace dans mes fonctions d’élue comme dans ma vie privée. Je me fixe des objectifs et je fais le maximum pour les atteindre, sans me laisser décourager par les difficultés et les obstacles ».

Votre principal défaut ?

« La persévérance aussi car elle me conduit à exiger beaucoup de moi, parfois trop… J’ai du mal à accepter de lâcher prise ».

Les meilleurs moments de votre vie en trois dates ?

« Ce qui est le plus fort, c’est bien sûr la naissance de mes enfants. Ensuite, je dirai ma première sélection en équipe de France de kayak en 1993. Et, enfin, mon premier mandat d’élue à la ville de Dijon en 2008 ».

Si vous disposiez de la merveilleuse lampe d'Aladin, quels seraient les trois vœux que vous formuleriez ?

« Des vœux en lien avec ce pour quoi je m’engage au quotidien : l’éradication de toutes les violences faites aux femmes, un monde plus solidaire et plus soucieux de la sauvegarde de l’environnement, un avenir heureux pour mes enfants ».

Le mot de la langue française que vous aimez le plus ?

« Loyauté ».

La valeur essentielle à défendre ?

« La Fraternité ».

Qu'est ce qui ne vous fait pas rire du tout ?

« Les propos outranciers, homophobes, racistes ou sexistes ».

La question qu'on ne vous a jamais posée et que vous aimeriez que je vous pose ? 

« Quel est votre sport préféré ? »

Et si je vous la pose ?

« J’aime le football et le cyclisme parce que ce sont des sports populaires. Et puis bien sûr le kayak que j’ai beaucoup pratiqué et, enfin, la couse à pied, que je pratique encore régulièrement ».

La question la plus bête entendue depuis vos débuts en politique ?

« Ce n’est pas une question bête, mais on me demande souvent quelles études il faut faire pour devenir Première adjointe au maire. Être élu ne s’acquiert pas avec un diplôme universitaire.  C’est une volonté d’engagement basée sur des convictions, un idéal et le souci de l’intérêt général. Ensuite, il faut travailler et convaincre car ce sont les électeurs qui décident de faire de vous un ou une élue ».

La meilleure attitude pour capter un auditoire ? 

« Regarder le public et parler haut et fort, ni trop vite ni trop lentement sans note et sans regarder un papier et croire à ce qu’on dit. Le public ressent la sincérité ».

Supportez-vous la critique ?

« Oui c’est la meilleure façon de progresser même si parfois « la critique est facile mais l’art est difficile » (l’expression vient du comédien Destouches) ».

La femme qui vous inspire le plus dans l'histoire de France ?

« Simone Veil, c’est une femme progressiste, européenne convaincue qui a ouvert la voie dans un contexte difficile. Je pense à son combat pour le droit à l’avortement et la violence à laquelle elle a dû faire face ».

Quels posters aviez-vous dans votre chambre d'adolescente ?

« Renaud ! »

Le dernier livre que vous avez lu ?

Le livre de Stéphane le Foll, Renouer avec la France des lumières, dans lequel il fait des propositions pour refonder la sociale-démocratie française.

Et puis, le dernier roman c’est Les enfants sont rois de Delphine de Vigan, qui traite du danger de l’exposition des enfants sur internet.

Votre série télé préférée ? 

« Borgen ».

Une appli indispensable ?

« Les applications de running, je cours beaucoup ! »

Quel émoji utilisez-vous le plus dans vos messages ?

« Le pouce en l’air ».

Votre geste écolo ? 

Il y en a beaucoup et de plus en plus. Je dirai trier mes déchets évidemment et me déplacer en vélo ou en tram autant que je peux ».

Propos recueillis par Jean-Louis Pierre