Mulot & Petitjean : Un 225e anniversaire… et un avenir gourmand

Balzac, qui n’a pas eu d’équivalent pour décrire les grandes familles sous la Restauration, n’aurait pas eu son pareil pour vous conter la réussite de la Maison Mulot & Petitjean dont la genèse remonte à 1796. Ayant la gourmandise chevillée au corps, il aurait croqué comme personne dans cette histoire du pain d’épices dijonnais. Mais, à l’occasion du 225e anniversaire de cette Maison emblématique de Dijon, il fut plus question d’avenir que de passé.

« Un long avenir demande un long passé… » Si l’on en croit Honoré de Balzac, qui était autant adepte des belles lettres que de la bonne chère (ce qui tombe bien ici puisque nous parlons de pain d’épices !), la Maison Mulot & Petitjean, qui fêtait ses 225 ans le 24 septembre, peut envisager sereinement les années qui se profilent à l’horizon !

D’ailleurs, il fut bien plus question d’avenir que du passé lors de cette soirée qui s’inscrivait dans l’histoire (gastronomique et industrielle) dijonnaise. Pour preuve, la dirigeante Catherine Petitjean qui a su conforter et développer la première entreprise de Bourgogne classée au Patrimoine vivant, en créant une nouvelle ligne de production, étendant la Fabrique, commercialisant de nouveaux produits (et la liste est loin d’être exhaustive…) a souhaité « parler d’avenir » : « L’histoire et la tradition sont des atouts sur lesquels une entreprise doit s’appuyer, à condition d’en sortir et d’aller de l’avant. Faire de Mulot & Petitjean une entreprise de son temps tournée vers demain avec du pain d’épices de qualité a toujours été mon leitmotiv. En 2022, nous installerons notre fin de ligne qui rendra l’opération d’emballage moins pénible et plus compétitive. Nous continuerons nos engagements en faveur de la réduction de nos consommations et notre lutte contre le gaspillage. Nous continuerons à former pour que l’employabilité soit au rendez-vous… » Et, là-aussi, la liste des recettes confectionnées par la dirigeante emblématique pour les années prochaines n’est pas exhaustive. Un futur (de transition) qui s’écrira à deux puisque sa fille Marie Petitjean-Dugourd, qui a rejoint l’entreprise il y a un an, formera avec elle un binôme conjuguant jeunesse et expérience.

« Le pouvoir aux femmes »

Ayant accompagné les nombreuses évolutions de cette entreprise qui participe à la notoriété de la Cité des Ducs dans le monde entier, le maire et président de Dijon métropole, François Rebsamen, s’est félicité du « pouvoir accordé aux femmes », tout en louant « les clefs de la Maison données à Catherine Petitjean parce qu’elle en avait les qualités ». Il lui a également glissé, avec un humour non feint : « Il n’est pas temps d’arrêter, je pense que nous allons continuer un bon moment ensemble ! »

La présidente du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, s’est félicitée d’« être ici au cœur du patrimoine gastronomique de la Bourgogne ». Non sans, elle aussi, vanter le fait que « cette entreprise aille toujours de l’avant ».

Pour ce qui était du passé, les participants, dont nombre d’élus, de représentants des organisations patronales, du monde de l’agroalimentaire, du personnel (montrant à quel point l’équipe est essentielle) et de la famille ont pu visiter le musée du Pain d’Epices qui fut lui aussi, en 2017, l’une des étapes du développement de cette Maison véritablement pas comme les autres.

Et, comme la gastronomie était à l’honneur, tous ont pu se régaler avec d’autres ambassadeurs du savoir-faire local : David Zuddas du DZ’envies, Louis-Philippe Vigilant (Loiseau des Ducs), Thomas Collomb (la Rôtisserie du Chambertin), Eric Briones (Les 3 Ducs). La fromagerie Delin était également de la fête… qui s’est, officiellement, achevée par un gâteau d’anniversaire. En pain d’épices comme il se doit !

Camille Gablo