To BIT (COIN) or not To BIT (COIN) ?

Cette monnaie virtuelle a enregistré un niveau record en Mars de plus 60 000 dollars alors qu’il y a un an elle était à moins de 10 000 dollars : de quoi faire rêver... et investir.

De plus en plus le monde de la Finance voit cette cryptomonnaie devenir une réserve de valeur prenant la forme d’or numérique.

Récemment, le Président de la Réserve fédérale américaine, Jérôme Powell, a déclaré que le bitcoin est « essentiellement un substitut de l’or plutôt que le dollar ».

Tout comme l’or, le bitcoin présente une grande portabilité avec une facilité dans les transactions. Ce qui manque par rapport à l’or, c’est le statut historique de réserve de valeur.

Comme or numérique, le bitcoin a une valeur monétaire. A l’instar des diamants, de l’art, des timbres, le bitcoin ne génère pas encore beaucoup de flux de trésorerie.

Étant donné qu’il peut « potentiellement » devenir une réserve de valeur en tant qu’or numérique , le bitcoin peut être considéré comme une classe d’actifs EXTREME. La quasi-totalité de ses caractéristiques sont très différentes de celles des classes d’actifs traditionnelles .

La grande différence est sa volatilité : la volatilité annualisée réalisée du bitcoin atteint 114 % soit presque 10 fois plus que les taux des actions ou de l’or. Le risque est donc très important.

Le bitcoin, sur une simple information ou un simple tweet, peut s’envoler comme dégringoler. De plus, il faut aussi être très vigilant sur les transactions et bien sélectionner les acteurs de ce marché.

Quel est l’organisme qui va gérer ces sommes virtuelles ? La localisation du dépositaire. Comme pratiquement tout se passe sur Internet, il peut être difficile de suivre les modifications d’adresse, de code d’accès , d’interlocuteurs.

Les aspects réglementaires doivent être pris en compte et, à ce jour, aucune réglementation n’a été mise en place. Les transactions ne sont absolument pas contrôlées par les Autorités de Tutelles comme les Banques Centrales ou les Autorités des Marchés Financiers.

Seules l’offre et la demande se confrontent. Les investisseurs n’ont pas trop de contraintes. Nous sommes très loin de la réglementation nécessaire pour toute opération financière classique. Alors que faire ? Certaines études ont été réalisées afin d’évaluer combien de bitcoin pourrait être investis dans un portefeuille. Compte tenu de la très forte volatilité de cette cryptomonnaie, de la combinaison risque-rendement-corrélation, le maximum qu’il semble opportun d’allouer serait de l’ordre de 2,5% d’un portefeuille (grand maximum).

Cet instrument reste à aujourd’hui encore extrêmement spéculatif et échappe à tout contrôle des Autorités monétaires et Régulateurs classiques autre que l’offre et la demande.

La normalisation est elle pour demain ?

Faudra-t-il un Big Bang pour réguler, l’avenir nous le dira ?

Patrimonialement, il est possible d’investir mais toujours avec discernement : ce sont les convictions qui guident nos investissements !