Toujours plus active, Dijon Métropole Développement se prépare déjà à entrer dans une période de transition. Son président François-André Allaert dresse le bilan de l’année 2017.
Créée en 1994 sous l’impulsion du Grand Dijon, Dijon Métropole Développement a pour objectif d’accompagner et de développer de l’emploi et de l’activité économique sur le territoire de Dijon Métropole. « Les chiffres parlent d’eux-mêmes, l’année 2017 a été excellente », s’enthousiasme le docteur François-André Allaert, dirigeant du Groupe CEN et président de Dijon Métropole Développement.
Cette année, l’agence de développement économique de la métropole dijonnaise a suivi 381 projets dont 101 ont été créés en 2017, pour une grande majorité dans l’industrie ou les services à l’industrie, le commerce représentant seulement 6 % de ces projets.
Si 32 de ces projets ont abouti au cours de l’année, totalisant 1 447 emplois, 15 projets sont en cours de promesse de vente, sinon pour lesquels des engagements ont au moins été pris. « Ce sont en tout 269 postes qui ont été créés », souligne François-André Allaert avant de rappeler qu’au deuxième trimestre 2017, Dijon Métropole avait un taux de chômage inférieur de près de deux points à la moyenne nationale, déjà basse à 9,5 % de la population active.
À ces 269 emplois créés s’ajoutent 556 emplois maintenus et 622 emplois relocalisés au cours de l’année 2017.
Commercialiser les zones d’activités économique
« Malgré quelques structures qui connaissent des difficultés, le bilan de l’année 2017 est positif. Les chefs d’entreprises de la métropole sont relativement optimistes », confie le président de Dijon Métropole Développement.
L’agence de développement économique voit d’ailleurs son nombre d’adhérents croître d’année en année. Depuis 2014, celui-ci a presque doublé, en passant de 69 adhérents à 137 aujourd’hui. « Nous avons fait le choix de nous positionner sur trois axes stratégiques : l’alimentation, la santé et le numérique », explique-t-il. Un positionnement qui a porté ses fruits puisque depuis cette année, la zone d’activité Mazen Sully, orientée biotechnologies à l’est de Dijon, et le nouveau marché de l’agro orienté alimentation, sur la zone d’activité économique Cap Nord au nord-est de Dijon, sont pleines.
Chargé de la commercialisation des différentes zones d’activités économiques de la métropole dijonnaise, comme le technopôle Agronov, le Marché de l’Agro, la zone d’activité Beauregard, l’écoparc Dijon-Bourgogne, ou encore l’écopôle Valmy, Dijon Métropole Développement est aussi satisfaite du travail mené sur la zone aéroportuaire Dijon–Bourgogne. En effet, depuis le départ de la BA 102 et l’arrivée de l’école de gendarmerie, l’aéroport Dijon–Bourgogne, géré par la société Edeis, suit son développement. Plus de 40 autres sociétés aux activités variées s’y sont installées, comme HPEC Motorsport, Dijon Auto Racing, ou encore BFC Parachutisme. « Nous avons d’ailleurs accompagner la zone aéroportuaire dans l’organisation d’un grand meeting aérien qui a attiré près de 45 000 visiteurs le 9 juillet dernier », confie le président de Dijon Métropole Développement.
Faire en sorte que les entreprises restent à Dijon
Entre autres points positifs, l’agence qui gère depuis 2015 le fond DevEmploi 21 a remis 465 000 euros d’aides au profit de 22 dossiers en 2017. Un fond de revitalisation qui a permis la création de 79 emplois et le maintien de 57 autres. « Ce fond repose sur l’optimisation d’une partie des financements issus de l’obligation de revitalisation des entreprises privées qui ont subi un plan social en Côte-d’Or. Il a un véritable effet de levier pour les entreprises qui en bénéficient », explique François-André Allaert.
Toutefois, malgré la présence de Dijon Métropole Développement sur différents salons, comme Food Use Tech qui a attiré plus de 1 000 participants les 2 et 3 novembre dernier, et colloques, comme la Chaire UNESCO des 16 et 17 novembre et celui sur les Objets connectés de santé (OCS) le 21 novembre, l’agence de développement économique souffrirait d’un déficit d’image. D’après son président, « c’est un point sur lequel nous souhaitons travailler d’ici 2018 ».
Dijon, vers une mutation numérique
« Nous sommes conscient que Dijon Métropole Développement va être amené à modifier son rôle durant l’année 2018 », explique François-André Allaert. En effet, avec l’entrée en vigueur du statut de métropole conféré au Grand Dijon le 1er mars 2017, l’agence va principalement travailler à l’évolution de ses missions qui devront être définis avec Dijon Métropole. « Nous allons certainement devoir orienter davantage nos missions sur une contribution à l’animation des réseaux et des actions de la métropole en lien avec l’économie », précise-t-il.
Le projet Smart City montre une volonté de la part de la métropole d’aller vers une mutation numérique et le développement de la Cité internationale de la gastronomie structurera l’offre touristique. Deux projets qui devraient donner d’autant plus de visibilité à Dijon et renforcer l’économie du territoire. « Si L’Express avait écrit que Dijon était la première ville du quart nord-est de la France où il fait bon vivre, je rajouterai que Dijon est aussi une métropole où il fait bon entreprendre », conclut François-André Allaert.
Antonin TABARD





