Victoria Jolly : Le parcours inspirant

S’il y a une discipline sportive quasiment paritaire dans l’Hexagone, c’est bien la course à pied. Sur le bitume – et sur les longues distances –, la résilience s’écrit au féminin… comme au masculin. Rencontre avec Victoria Jolly, une Dijonnaise qui a dans son ADN les belles valeurs du sport…

« La force ne vient pas des victoires. Ce sont vos combats qui développent vos forces ! » En franchissant la ligne d’arrivée du récent marathon d’Annecy, Victoria Jolly aurait pu faire sienne cette célèbre formule de Serena Williams, icône du tennis mondial et voix incontournable de l’égalité dans le sport. Car cette Dijonnaise de 47 ans venait de boucler les 42,195 km avec un chrono loin de ses espérances… et de ses standards (4 h 44). Très loin de ses 3 h 58 sur le marathon des Grands Crus en 2023, par exemple… Mais elle venait de réussir l’essentiel : surmonter ce que tous les amoureux des longues distances appréhendent, le mur… qui, pour celles et ceux qui restent parfois assis au bord du chemin, peut s’avérer infranchissable !

La responsable du développement commercial chez Bouygues Bâtiment Nord-Est a écouté son corps pour persévérer… et faire partie des finisseuses. « C’est la loi du sport. Au-delà de l’objectif et de la performance, on en tire une morale. Et on ressort plus fort, plus résilient », philosophe celle qui a seulement commencé à arpenter vélocement le bitume en 2021. « J’ai la chance d’habiter à proximité du centre-ville. Partout à Dijon, on est à 5 minutes de beaux parcours végétalisés et sécurisés. On peut varier les itinéraires en passant par les allées du Parc, la Colombière, le canal, la promenade de l’Ouche, le lac Kir… », souligne celle qui, pour le dénivelé, s’oriente vers la montée de Chèvre Morte ou pousse jusqu’à Hauteville-lès-Dijon.

Ses premières courses, elle les fait avec quelques collègues et amis, sur les temporalités d’automne et sur nos parcours vineux. Et c’est ainsi qu’un an après s’être mise au running, elle effectue son premier marathon : « J’ai fait celui des Grands Crus en 2022 (4 h 08), que j’ai eu la chance de partager avec Mme Nathalie Koenders. En 2023, je me suis élancée sur celui de Paris (4 h 05)… » Les belles valeurs du sport lui collent à la peau. Pour preuve, Victoria Jolly se démultiplie actuellement pour organiser un 10 km à Dijon afin de soutenir la SPA des Cailloux qui, comme elle le met en exergue, « le mérite bien ». « C’est une très belle cause et, dans une ville comme Dijon, particulièrement sportive, une course au profit de cette association devrait pouvoir marcher… » Pardon, courir… À bon entendeur !

Xavier Grizot