Le futur complexe Pathé-Gaumont avec ses 9 salles qui ouvrira au sein de la Cité internationale de la Gastronomie et du Vin bénéficiera d’une chef pas comme les autres : Valérie Sutter a été nommée directrice de ce nouveau complexe cinématographique de Dijon, une ville où elle effectuera son grand retour puisqu’elle y a passé toute sa jeunesse. Gros plan (avec effets spéciaux comme il se doit)…
Évidemment les inconditionnels de Coluche sur grand écran – et ils ont raison, Tchao Pantin ayant, pour nous, toute sa place au Panthéon du 7e art français – préféreraient que l’on prenne comme mise en bouche de cet article L’Aile ou la Cuisse. Surtout, si dans le même temps, ils raffolent encore des grimaces de Louis de Funès, qui a un lien fort avec la Bourgogne… et le bourgogne, puisque c’est à Meursault, entre autres, que fut tourné le film la Grande Vadrouille. Comme il est question ici de la Cité internationale de la Gastronomie et du Vin, vous voyez évidemment où nous voulons en venir, les nectars murisaltiens – les grands blancs, n’ayant rien à voir avec ceux des Dents de la Mer – qui seront, à n’en pas douter, présents parmi les 3 000 références que proposera la future Cave de la Cité.
Non, en guise d’entrée, nous ne pouvons que mettre à notre sauce le film générationnel de Cédric Klapisch, l’Auberge espagnole… Ajoutons-y un saupoudrage local et cela donne l’Auberge …dijonnaise. Ce clin d’œil s’est imposé lorsque nous avons appris que la future directrice du complexe Pathé-Gaumont, Valérie Sutter, appréciait particulièrement le réalisateur français… à qui l’on doit aussi le film Ce qui nous lie qui avait également la côte de Beaune pour décor. Dont Meursault ! Décidément tout, ici, a Un Air de Famille… Et, à propos de famille, nous avons glissé le qualificatif dijonnais à l’Auberge de Cédric Klapisch car la nouvelle chef des 9 salles de cinéma a passé toute son enfance et sa jeunesse à Dijon. Actuellement à la tête du cinéma Pathé-Gaumont Convention, dans le XVe arrondissement de Paris, Valérie Sutter effectue ainsi son retour en terre dijonnaise.
L’Aventure, c’est l’Aventure
A Dijon où elle a effectué toutes ses études : collège Saint-François, lycée Notre-Dame puis l’UFR de Droit à l’Université de Bourgogne. C’est lorsqu’elle arpentait le campus, au moment où sa passion pour le cinéma n’en était qu’à ses prémices, qu’elle trouva un job d’étudiant avenue Foch au cinéma Gaumont. Professionnellement, sa belle aventure (et là nous ne parlons pas du film culte de Claude Lelouch avec Jacques Brel et Lino Ventura) pouvait débuter. Elle évolua ensuite à différents postes au sein de la société qui lui confia, par la suite, plusieurs directions, notamment à Toulon puis à Boulogne-Billancourt. A chaque fois, cette grande professionnelle du 7e art déroula le tapis rouge à une programmation en phase avec les attentes des publics concernés : « Nous arrêtons évidemment notre ligne éditoriale en fonction de l’environnement. A Paris, par exemple, ce sont de véritables cinémas de quartier, si bien qu’une vraie relation se crée avec les spectateurs. C’est un rôle de lien social très agréable… Et nous travaillons en proximité avec les distributeurs, les équipes de film ». Ne doutons pas qu’à Dijon, dans SA (et là ce n’est celui de Stephen King, ÇA, sinon nous aurions fait une belle faute d’orthographe !) ville, elle saura sans conteste satisfaire toutes les attentes des Dijonnais.
Car ses goûts sont très éclectiques. Elle nous a cité Cédric Klapisch mais la liste de ses réalisateurs préférés est presque aussi longue que les 1900 sièges qu’offrira le futur pôle cinématographique de la CIGV. Allez juste pour vous mettre l’eau à la bouche avant l’inauguration des lieux début mai : Michel Hazanavicius (OSS 117), Audrey Diwan (L’Événement), Julia Ducorneau (Titane), Xavier Dolan (Mommy), Almodovar (Volver)…
« Nous avons la chance en France d’avoir une belle diversité de cinémas, des réalisateurs, des acteurs qui osent, une vraie richesse. Le dernier né de Jean-Jacques Annaud, Notre Dame brûle, s’annonce comme un événement et j’attends avec impatience le prochain de Patrice Lecomte, Maigret. Mais j’aime tout, de la comédie aux bons films d’actions », glisse celle qui aura la chance de disposer d’un cinéma à la pointe de la technologie pour transmettre sa passion au plus grand nombre : « Nous aurons des dispositifs de projection et de son de toute dernière génération, avec notamment des projecteurs laser. Le confort sera optimal, avec des fauteuils totalement nouveaux – ils seront installés pour la première fois à Dijon –, des espaces d’accueil, de vie autour des salles, des services différents et novateurs… ».
De prochaines bandes annonces
Elle ne nous dévoile pas tout afin de se garder encore quelques bandes annonces d’ici l’ouverture mais, une chose est sûre, elle ne cache pas son « bonheur de revenir à Dijon » : « C’est une nouvelle étape autour d’un superbe projet. Nous organiserons des rendez-vous, des événements avec les autres acteurs de la Cité. Nous multiplierons les possibilités pour faire de ce lieu un bel endroit où les Dijonnais auront envie de venir… C’est notre objectif ! » Non sans s’enthousiasmer : « La CIGV elle-même valorise le patrimoine déjà exceptionnel de Dijon qui, avec tous les changements qui ont été effectués, est devenue véritablement une très belle ville. Imaginez que, dans mon souvenir, la place de la Libération n’était qu’un parking… La CIGV allie le côté patrimonial, historique, avec l’aspect contemporain. Et le cinéma Pathé-Gaumont participera à cette dynamique… »
C’est à partir du 14 février que Valérie Sutter prendra ses fonctions. Le jour de la Saint-Valentin, son histoire d’amour avec Dijon pourra recommencer… Nous vous éviterons Sex and the City pour finir, car là nous subirions les foudres (justifiées) de la critique, mais nous pourrions conclure en utilisant, comme référence, le film N’oublie jamais avec Ryan Gosling. Parce que Valérie Sutter n’a pas oublié Dijon !
Camille Gablo





