La rencontre du bon goût

En résidence dans nos colonnes, Skima – est-il encore besoin de le présenter ! – continue d’occuper le haut de l’actualité artistique. Pour preuve, ses œuvres sont venues magnifier le 225e anniversaire de la Maison Mulot & Petitjean, un événement qui s’apparentait à « the place to be… »

La rencontre du contemporain et de l’histoire, le tout placé sous le signe du bon-goût… Cette formule pourrait résumer la présence des œuvres de Skima lors du 225e anniversaire de la Maison Mulot & Petitjean sur lequel nous avons placé les projecteurs dans la page précédente. Une rencontre dégustative à souhait, avec les papilles ou les yeux, lors de cet événement où la fabrique du pain d’épices emblématique de Dijon était à l’honneur. Une façon aussi, pour la capitaine d’industrie, Catherine Petitjean, qui a su tourner vers l’avenir ce savoir-faire générationnel, de montrer que la tradition peut se conjuguer parfaitement avec l’aspect contemporain.
A quelques pas du musée du Pain d’Epices, le jeune artiste dijonnais Maxime Thévenet, qui n’a pas son pareil, avec sa maîtrise des crayons de couleur noir polychromos, pour réinventer « la nature à l’état brut », a ainsi disposé d’un superbe écrin pour exposer ses œuvres aux nombreux participants à cette soirée que d’aucuns ont qualifiée de « Place to be ». Et ses tableaux ont, une fois encore, suscité l’admiration du plus grand nombre. Comment resté insensible face à ses chimpanzés tirés de sa série animalière sauvage, ses éléphants, sa chouette ou encore sa lune qu’il avait réalisée pour la Nuit des Etoiles à Dijon !

Partage et émotion

Nous nous devons également de citer ses magnifiques grappes de raisins tenues dans des mains, qu’il avait dessinées à l’occasion du gala de la Saint-Vincent tournante. Cette œuvre, sublimant le travail de la vigne et du vin, étant on ne peut plus adaptée à cet anniversaire qui déroulait le tapis rouge à la première entreprise labellisée Patrimoine vivant de Bourgogne. Un grand cru de l’art contemporain dijonnais dont la petite sœur a été acquise, rappelons-le, par le comte Louis-Michel Liger-Belair possédant le domaine éponyme à Vosne-Romanée…

Les tableaux hyperréalistes de cet artiste dont la notoriété ne cesse de croître dégagent une puissance rare et leur côté primitif nous renvoie à la terre. Des racines qui n’étaient pas non plus sans rappeler celles dont peut s’enorgueillir la Maison Mulot & Petitjean dans la Cité des Ducs.

Tout comme Dijon l’Hebdo qui a choisi – après Ramya Chuon dont le bestiaire aussi enthousiasme le plus grand nombre désormais – Skima comme artiste en résidence et ouvre ses colonnes à son talent, cette Maison emblématique de la capitale régionale et plus largement de la Bourgogne a fait de même. Il faut dire, que ce soit avec les pains d’épices (et notamment la série sans cesse renouvelée des célèbres nonnettes) ou bien avec les œuvres de Skima, le partage et l’émotion sont toujours au rendez-vous…

Quand l’on vous disait que c’était véritablement la rencontre du bon goût, une expression qui remonte, quant à elle, à la seconde moitié du XVIIe siècle lorsque les écrivains se sont efforcés de formuler une esthétique accessible au plus grand nombre. C’était avant 1796 et la naissance de la Maison Mulot & Petitjean. Comme quoi elle est encore jeune et a de beaux jours devant elle ! Tout comme Skima…

Camille Gablo

www.skimadrawing.com