Fonds de relance économique de Dijon Métropole

Danielle Juban : « Plus on travaille ensemble plus on est fort ! » 

Danielle Juban, présidente de la commission du FREM : « Au-delà des aides que nous avons portées auprès du monde économique qui en avait besoin – et c’était notre rôle –, je veux insister sur la façon de travailler ensemble qui a évolué. Autant avec la Région qu’avec les acteurs économiques… Plus on travaille ensemble, plus on est fort et plus on répond au mieux aux besoins du territoire ! Nous avons fait évoluer le règlement lorsque nous nous sommes aperçus qu’il n’était pas tout à fait adapté. Nous avons été très flexibles et avons travaillé en confiance avec l’ensemble des partenaires. Je présidais la commission mais nous avons même décidé, avec François Rebsamen, que la métropole parfois ne votait pas afin de laisser les acteurs du territoire faire. Des actions vont se poursuivre. Et l’agence de développement économique va évoluer vers une agence d’attractivité. Tous les acteurs qui étaient là autour de la table seront concertés pour donner leur vision au plus proche du terrain. C’est très important pour nous. La crise étant là aussi, nous devons tous être beaucoup plus solidaires et réactifs, comme ce fut le cas avec le FREM ».

Nadjoua Belhadef : « Plus de 820 emplois concernés »

Nadjoua Belhadef, adjointe dijonnaise déléguée au commerce et à l’artisanat : « Nous sommes dans un contexte privilégié où les partenaires économiques travaillent en bonne intelligence avec les collectivités. François Rebsamen les a toujours rencontrés très régulièrement pour mettre en place nombre de dispositifs. Dès le 17 mars 2020, nous nous sommes interrogés sur la meilleure façon de faire face. De là est née l’idée de développer le FREM pour accompagner le secteur économique et surtout l’emploi. Lorsque l’on aide les entreprises, c’est l’emploi que l’on soutient, et notamment par les aides directes que nous attribuons. 195 entreprises en ont bénéficié et cela a concerné pas moins de 820 emplois, ce qui n’est pas rien ! Le soutien financier, qui est le nerf de la guerre, a été très important mais je n’oublie pas aussi le soutien moral. L’accompagnement de la collectivité a été ainsi essentiel. Ces aides ont été en fonctionnement mais aussi en investissement. Cela a pu donner à lire que les gens se préparaient à l’avenir et que nous étions en train d’imaginer le rebond. Ce fut un dispositif vertueux à plus d’un titre ! »

Xavier Mirepoix : « Un travail en commun exemplaire »

Xavier Mirepoix, président de la CCI Côte-d’Or Dijon Métropole : « Les aides données par l’Etat ont été importantes et celles qui ont suivi accordées par la métropole et abondées par le conseil régional ont bien marché. La somme attribuée a été exemplaire par rapport à d’autres territoires. La métropole de Dijon a fait beaucoup d’efforts. Mais il est aussi important de noter qu’il y a eu une parfaite entente. Le monde politique et le monde économique se sont retrouvés pour faire face à la crise. La CPME, le Medef et les experts comptables ont participé. La CCI et la CME instruisaient les dossiers et cela a été un travail conséquent pour nos permanents. Les entrepreneurs nous ont dit qu’ils avaient été écoutés et qu’ils avaient toujours obtenu des réponses. Les gens ont fait le boulot ! Demain, il va y avoir les ouvertures, le rebond. Je ne suis pas du tout pessimiste mais nous allons assister à un peu de casse car les entreprises devront payer l’URSSAF, les PGE… mais les liens qui ont vu le jour seront pleinement utiles. Cette entente cordiale entre tous est un bon point ! Et nous continuerons. C’est prometteur d’avenir… »

Régis Penneçot : « Une véritable écoute de nos doléances »

Régis Penneçot, président de la Chambre de métiers et de l’artisanat de Côte-d’Or : « Lors de la crise de 2008, le gouvernement de l’époque avait choisi de sauver les banques et les grandes entreprises. Ce n’était pas la même pandémie, mais, là, en revanche, il y a une véritable volonté politique, au niveau national, régional et territorial, d’aider les TPE et le PME. Et la Côte-d’Or compte plus de 10 000 entreprises artisanales représentant plus de 250 métiers. J’ai apprécié la volonté très forte de la métropole d’épauler au mieux les entreprises, avec une enveloppe conséquente, la simplicité des dossiers… Dijon métropole a ouvert les vannes au niveau financier et il y a eu une véritable écoute de nos doléances. De notre côté, nous avons mis en place les équipes nécessaires pour que les dossiers soient traités rapidement. Cela a bien fonctionné. Il faudra être vigilant sur l’état de stress des chefs d’entreprise pour les 8 mois à venir. Ils sont éreintés et inquiets pour leurs comptes en banque qui sont, pour la plupart, dans le rouge. Nous voulons avec la CCI travailler sur ce dossier… »

Au Comptoir Perse : « Un travail en commun exemplaire »

Mehrnoush Ghaznavi, à la tête d’Au Comptoir Perse, 28 rue d’Auxonne à Dijon : « L’aide accordée par le FREM concernait le paiement de mes loyers. Cela m’a beaucoup aidé lors de la 2e vague. Etant traiteur de cuisine iranienne, lorsque j’ai commencé, je ne faisais que du à-emporter mais, après la première vague, les clients me demandaient de pouvoir manger sur place. Et notamment mes collègues commerçants qui retournaient dans leur réserve pour déjeuner. Aussi j’ai installé des mange-debout qui m’ont beaucoup aidée à la reprise. Seulement, ils m’ont desservi à l’occasion de la 2e vague où les gens ne prenaient plus à emporter après avoir goûté le sur-place. J’ai développé la livraison mais, à mon échelle, étant seule, ma plus grosse dépense résidait dans le loyer. Cette aide a été la bienvenue et m’a permis de régler 4 mois de loyers ».

L’Hôtel des Halles : « Un soutien financier et moral »

La direction de l’Hôtel des Halles, 8 rue de Montigny à Dijon : « Ce fut la fois un soutien financier mais également un support moral montrant une reconnaissance de la municipalité pour obtenir une aide auprès de l’ensemble des acteurs économiques. Selon les échos que lon a, la métropole de Dijon se situe parmi celles où les acteurs économiques, artisans et commerçants ont été les plus aidés. Nous avons pu bénéficier du montant de 15 000 € qui nous a notamment permis de couvrir des loyers. Si on se replonge dans ce que nous avons avons vécu, la première période a été moralement très difficile. Nous avons repris sans penser qu’il y aurait une 2e phase. Lorsque le 2e confinement est arrivé, cela a été très dur. Nous avons en fait fermé 6 mois – du 26 octobre au 3 mai. Lorsque la municipalité fait son maximum pour nous soutenir, c’est forcément très apprécié. Et, pour l’hôtellerie, un effort supplémentaire a été fait au niveau de la taxe de séjour. Le report s’est traduit en trésorerie et, pour les hôtels indépendants comme le nôtre, ce geste aussi a très apprécié. Nous avons désormais envie de regarder devant et non plus derrière… »

La Brasserie des Loges : « 7 mois sans se verser un salaire »

Hervé Nicolin, directeur général de la Brasserie des Loges : « J’ai trouvé ce fonds de solidarité exceptionnel autant pour moi que pour mes collègues. J’ai obtenu une enveloppe de 15 000 €. J’ai dans le même temps fait un PGE (prêt garanti par l’Etat). Cela nous permet de repartir dans les meilleures conditions. Ce n’est pas de l’argent à fond perdu car il sert pour l’entreprise. Il sert à se remettre à niveau ou bien à s’embellir. Des conditions étaient nécessaires et nous sommes passés devant une commission dont je tiens à remercier tous les membres d’avoir bien voulu accepter notre dossier. Nous avons essayé de nous battre sur la vente à emporter, nous avons fait pas mal de choses mais nous avons été très loin du compte. Cela fait tout de même 7 mois que je ne me suis pas versé un salaire. Et mes équipes n’ont pas travaillé durant cette longue période. Je prends souvent l’image d’un joueur de foot qui a été en inactivité aussi longtemps. Si, à la reprise, vous lui dites, maintenant tu joues 90 mn à fond, c’est très compliqué. Nous voulons surtout que cela reparte mais il faut que tout le monde retrouve ses marques ! »