2020 L’année de tous les dangers ? Et après ? Quelles peuvent être les orientations pour 2021  ?

L’immobilier est toujours pour nous Français la valeur la plus sûre. Les biens immobiliers semblent bien se vendre, le confinement a fait évoluer les besoins. Un certain nombre d’entre nous ont découvert le télétravail.

Certains nous annoncent des bureaux vacants, des loyers en baisse et donc des prix en baisse. Pour le moment, ce secteur semble bien résisté. Selon les experts, il y aura des ajustements sur les surfaces occupées, toutefois les espaces seront toujours nécessaires.

Dans un marché à l'arrêt, où les visites physiques ont été interdites plusieurs semaines, pas facile de concrétiser une opération. Reste que l'appétit pour l'habitation demeure entier.

Crise économique ou pas, il manquera toujours des logements dans les zones tendues. La demande locative demeure forte dans des secteurs où l'on ne construit toujours pas assez. A condition de disposer d'un emplacement de qualité, un bien parviendra toujours à se louer.

Le commerce, l'hôtellerie sont des segments de l'immobilier tertiaire touchés à des degrés divers par l'épidémie. Le commerce va énormément souffrir. La fermeture de nombreuses boutiques pourrait changer la donne d'un marché aujourd'hui à l'arrêt et peu attractif. Les « pros » de l'immobilier pensent qu'il est encore trop tôt pour se positionner.

Du côté des hôtels, les avis sont moins tranchés.

Certains professionnels anticipent d'autres vagues de correction. En dépit d'une activité touristique à la peine, les perspectives de développement du secteur, à moyen et long terme, restent optimistes. Dès que la situation le permettra, les gens recommenceront à se déplacer et à voyager. Les hôtels en profiteront vite, car ils disposent d'une forte capacité de rebond. Le timing d'un investissement dans les prochains mois serait idéal. Dans ce genre d'opération, il faut souvent engager d'importants travaux pour moderniser l'établissement. Or, en cette période où les hôtels sont presque vides, ce genre de chantier ne perturbe pas l'activité.

Les secteurs qui présentent des opportunités 

La pandémie puis la découverte de vaccins et l'élection aux États-Unis ont rebattu les cartes boursières. Après la baisse brutale des Marchés Actions fin mars, avec les interventions rapides des Banques Centrales et des États pour soutenir les Économies , les opérateurs de Marchés ont trouvé des opportunités à saisir. L'occasion de réaliser des arbitrages fructueux pour les portefeuilles.

Avec la crise sanitaire, l'économie et les entreprises sont mises à rude épreuve. Après le choc du printemps, l'année 2020 devrait se solder par la pire récession des temps modernes. Le confinement de la première vague avait déjà entraîné des arrêts d'activité aux conséquences plus ou moins graves selon les entreprises. La seconde vague replonge l'économie en récession. Selon certains analystes, on prévoit en moyenne une chute des bénéfices d'environ 20 % aux Etats-Unis et 33 % en Europe en 2020. Mais certains secteurs s'en sortent mieux que d'autres et suscitent l'attrait des investisseurs.

Le secteur de la Santé

Près de 200 vaccins contre le Covid sont en cours d'expérimentation, dont 10 au stade d'essai clinique de phase III, dernière étape avant une autorisation de commercialisation. Parmi eux, on compte le français Sanofi, les britanniques AstraZeneca et GSK, les américains Johnson & Johnson (J & J), Pfizer, Moderna ou Novavax, et des chinois comme Fosun Pharma, Sinopharm, CanSino ou Sinovac.

Les valeurs biotechnologiques les plus impliquées dans la course au vaccin ont connu des parcours spectaculaires. Moderna a été multipliée par 6,5 depuis janvier, à plus de 45 milliards de dollars, après l'annonce d'efficacité à plus de 90 % pour son vaccin. Novavax a été multipliée par 34 entre janvier et juillet, avant une rechute de 34 % en quatre mois !

Cette tendance semble forte. Toutes les sociétés de ce secteur seront certainement les plus values de demain .Ces fonds bénéficient de la croissance et du vieillissement de la population, des découvertes biologiques, notamment sur l'ADN, et de la technologie qui permet des croisements de données jusqu'alors impossibles.

Le luxe quasi immunisé

Les grandes marques de luxe semblent presque immunisées contre les aléas de la conjoncture. Elles vont très bien quand l'économie prospère, et pas si mal en temps de crise. Que ce soit LVMH , Kering, Tiffany, L'Oréal ou Hermès, leurs actionnaires ne sont pas trop à plaindre. Il a suffi de quelques annonces pour raviver l'optimisme du secteur.

L'ISR pour l'avenir de la planète

L'investissement socialement responsable (ISR) est une approche transversale dépassant les segmentations traditionnelles. Il s'agit d'investir dans le respect de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Mais les épargnants ont du mal à s'y retrouver parmi les différentes appellations et labels.

Cette tendance est très certainement celle qui s’est le plus affirmée depuis le début de cette année 2020. Ce n’est que le début...

Les plus soucieux de l'environnement privilégient les fonds labellisés « Greenfin », comme Sycomore Eco Solutions ou Mirova Europe Environmental Equity. Ils excluent les activités les plus polluantes, pour privilégier les énergies renouvelables ou d'autres activités contribuant à ralentir le réchauffement climatique. Ce filtre ne les protège pas des aléas boursiers, mais à long terme elles devraient mieux s'adapter aux réglementations protectrices de l'environnement.

Excellente fin d’année.