Chevigny-Saint-Sauveur : « Une forte tradition sportive »

Trustant depuis plusieurs années nombre de podiums dans la catégorie des villes sportives, Chevigny-Saint-Sauveur vient d’inaugurer les travaux de rénovation du complexe Jean-Marc-Boivin. Le premier adjoint, Guillaume Ruet, nous explique les raisons d’une politique toujours active dans ce domaine, et ce, pour toutes les générations…

Dijon l’Hebdo : Le gymnase Jean-Marc-Boivin nécessitait-il une véritable cure de jouvence ?

Guillaume Ruet :« Cet équipement avait presque 30 ans et était utilisé par près de 600 personnes au quotidien. Le temps avait fait son œuvre et il était nécessaire de lui donner une seconde jeunesse et de l’adapter à l’évolution sportive et associative de la commune. Ce fut un investissement important – 1,2 M€ TTC – et nous avons dû réussir à réaliser les travaux durant une période raccourcie, autrement dit sur 6 mois, afin de limiter a maximales nuisances pour les clubs, les associations et les scolaires. Nous avons opéré une réfection globale de l’équipement mais aussi une extension afin de proposer un espace de stockage aux associations. Un accent particulier a été mis sur la sécurité ainsi que sur le développement durable. Je pense notamment à l’étanchéité du toit, l’isolation, la cuve de récupération des eaux de pluie ou encore au système de gestion optimisée de l’éclairage. Autant éléments destinés à réaliser des économies de fonctionnement capitales dans la période actuelle… »

DLH : Vous avez ainsi inauguré début novembre cette rénovation de taille. C’est une nouvelle illustration de la volonté inébranlable de Chevigny-Saint-Sauveur de soutenir le sport…

G. R :« En 2015, nous étions récompensés par le titre de Ville la plus sportive de Bourgogne et nous avons obtenu, en 2017, le label Ville active et sportive (2 lauriers). Nous avons, en effet, une tradition sportive à Chevigny et le soutien au sport représente une véritable priorité que l’on décline de façon transversale, au niveau éducatif mais également social. Sur les 80 associations que compte la commune, ce qui est particulièrement conséquent, une trentaine d’entre elles rayonnent dans l’univers sportif, proposant un panel d’activités très large, pour tous les âges : de la petite enfance aux seniors. Nous encourageons cette diversification en faisant la promotion du sport pour tous. Le 1er septembre, nous avons ainsi organisé un salon sur le sport santé bien être qui a rassemblé nombre d’acteurs dans le domaine ainsi que tous les praticiens qui proposent des activités physiques. Il faut savoir que les médecins peuvent aujourd’hui prescrire du sport afin de soigner un certain nombre de maladies. Que ce soit pour les personnes éloignées d’une activité physique ou bien pour les personnes âgées, le sport santé affiche toute sa pertinence et nous soutenons les initiatives allant dans ce sens. Je souhaite qu’en 2019 et 2020 nous allions encore plus loin et que la Ville s’engage sur la promotion du sport par ordonnance ».

DLH : La dimension sociale est-elle également omniprésente dans votre politique sportive ?

G. R :Par le biais de partenariats, nous intervenons de façon intensive dans les écoles en proposant nombre d’activités. Au sortir du CM2, tous nos jeunes savent nager. Chevigny dispose d’une piscine de proximité, ce qui est un luxe pour les communes de la taille de la nôtre. En parallèle à la dimension santé publique pour les jeunes, le sport représente aussi une véritable école de la vie, apprenant des valeurs, telles que le respect des règles et de l’adversaire, la récompense de l’effort… Nous préférons avoir un jeune qui pratique du sport de manière encadrée par des bénévoles ou des éducateurs plutôt qu’il soit laissé seul dans la rue. C’est là où notre politique active en faveur du sport rejoint un projet social d’envergure. Et il en va de même avec la culture… »