La Métropole met les petits plats dans les grands

Du 31 octobre au 11 novembre, Dijon Métropole investira près de 300 m² à la Foire internationale et gastronomique de Dijon. Au menu : des chefs, des démonstrations culinaires, des dégustations, des rencontres intergénérationnelles et des animations festives. Avec un fil rouge qui donne tout son sens à cette présence… la transmission par la cuisine, entre générations, entre cultures et entre professionnels.

Il y a des rendez-vous qui appartiennent pleinement à l’identité d’un territoire. La Foire internationale et gastronomique de Dijon est de ceux-là. Chaque automne, elle rassemble les habitants de la métropole et bien au-delà autour de la découverte, de la convivialité et du plaisir de partager. Pour Dijon Métropole, ce grand temps fort de la vie dijonnaise constitue aussi une occasion privilégiée de rencontrer le public, de valoriser ses initiatives et de faire découvrir les multiples facettes de son action.

Pour cette édition 2026, la collectivité entend donner une tonalité particulière à sa participation. Sur un espace de près de 300 m², elle placera la cuisine au cœur des échanges, avec une ambition qui dépasse largement la seule dégustation. Le thème retenu, celui de la transmission, se déclinera sous trois formes : les savoirs culinaires qui passent d’une génération à l’autre, les cultures qui se rencontrent autour d’une assiette et les gestes professionnels qui se transmettent entre cuisiniers.

Une manière de rappeler que la gastronomie n’est pas seulement une affaire de recettes ou de produits. Elle est aussi une histoire de mémoire, de partage et de rencontres.

Trois univers culinaires, une même envie de partage

Pour faire vivre cette ambition, Dijon Métropole a choisi de réunir trois univers de restauration, représentatifs de la diversité de la scène culinaire locale.

Foodies apportera sa spécialité du burger, tandis que la Charme Collection proposera des focaccias et des spritz bourguignons. L’association Kër fera, quant à elle, découvrir une cuisine du monde portée par des femmes issues de parcours migratoires. Trois approches différentes, mais une même volonté de faire de la cuisine un espace de découverte et de convivialité.

Cette diversité trouvera un prolongement dans les démonstrations proposées tout au long de la Foire. Les visiteurs pourront notamment découvrir des recettes venues d’ailleurs, des techniques de pliage et de préparation, des spécialités orientales ou encore des préparations à tartiner inspirées de différentes traditions culinaires.

Au-delà de la curiosité gustative, cette programmation entend valoriser les histoires humaines qui se cachent derrière les plats. La transmission culturelle prend ici une dimension concrète : faire découvrir des recettes, mais aussi des parcours, des traditions et des savoir-faire qui enrichissent le paysage gastronomique dijonnais.

De la cuisine centrale à l’assiette des visiteurs

La présence de Dijon Métropole sera également l’occasion de mettre en lumière un travail moins connu du grand public : celui de la Cuisine Centrale et de la Légumerie métropolitaine.

Pendant la Foire, deux propositions culinaires illustreront cette collaboration avec les restaurateurs du stand. Le traiteur Kër présentera un houmous élaboré en lien avec la Cuisine Centrale, tandis que Foodies proposera un burger conçu dans le même esprit de coopération. Ces deux préparations ont déjà été servies dans les cantines, respectivement le 18 juin et le 3 juillet 2026.

L’initiative établit ainsi un lien entre la restauration collective et la gastronomie telle qu’elle se découvre à la Foire. Elle permet aussi de valoriser les métiers, les compétences et le travail quotidien des équipes qui contribuent à préparer les repas.

Cette transmission des savoir-faire se retrouvera dans plusieurs masterclass organisées en duo entre restaurateurs et professionnels de la Cuisine Centrale. Le public pourra notamment assister à la réalisation d’un burger inspiré de celui de la cantine ou découvrir comment revisiter un plat traditionnel bourguignon en version street-food.

La Légumerie métropolitaine sera elle aussi mise à contribution, notamment à travers son rôle dans l’approvisionnement en légumes du concours culinaire organisé pendant la Foire. Autant de façons de rappeler que, derrière une assiette, il y a toute une chaîne de compétences, de la préparation des produits à leur transformation.

Apprendre, goûter, expérimenter

Sur le stand, la gastronomie ne se regardera pas seulement : elle se pratiquera et se questionnera.

Des ateliers de fabrication de moutarde, animés par l’Office de tourisme, permettront aux visiteurs de se familiariser avec l’un des produits emblématiques de l’identité dijonnaise. Des séances de médiation scientifique inviteront également petits et grands à s’intéresser à ce qu’ils mangent. À l’aide de loupes et de microscopes, ils pourront observer différents aliments et découvrir leur origine, leur composition ou le rôle des additifs et des conservateurs.

La cuisine sera aussi un terrain de rencontre entre les générations. Le 4 novembre, le Centre communal d’action sociale proposera ainsi des ateliers de pâtisserie autour de pancakes et d’une pâte à tartiner maison. Une première séance réunira des seniors et des jeunes de la MEP, avant un second rendez-vous ouvert aux visiteurs de la Foire.

Ces moments illustrent l’un des axes forts de la programmation : faire de la cuisine un langage commun, capable de rapprocher des personnes d’âges et d’horizons différents.

Les apprentis et les élèves auront également leur place. L’École des métiers interviendra le 3 novembre, tandis que des élèves de Saint-Bénigne proposeront une masterclass le 10 novembre. La transmission des gestes professionnels trouvera enfin un prolongement avec les Disciples d’Escoffier, qui consacreront une journée aux démonstrations culinaires et aux intronisations, le 9 novembre.

Le sport aussi se met à table

Parce que la convivialité ne se limite pas aux fourneaux, Dijon Métropole entend également faire une place au sport dans cette programmation. Les 8 et 11 novembre, des sportifs de la JDA et du DFCO, puis de la JDA Basket, devraient se prêter à un exercice aussi gourmand que ludique : réaliser la plus belle planche apéritive.

Dans une ambiance annoncée comme détendue, les participants s’affronteront en binômes, sous les encouragements et les commentaires de leurs coéquipiers. Le public sera invité à voter pour sa création préférée, avec des places pour de prochains matchs à gagner.

Ces rendez-vous seront aussi l’occasion d’échanger avec les sportifs autour de leur saison, de la gastronomie et de la nutrition. Des séances de dédicaces permettront de prolonger la rencontre avec les visiteurs.

Une façon originale de rapprocher deux univers qui partagent, chacun à leur manière, le goût de l’effort, de la préparation et du collectif.

Des soirées pour prolonger la fête

La présence métropolitaine se poursuivra en soirée lors des nocturnes des 5, 6 et 7 novembre. Au programme, des dégustations commentées de vins du Dijonnais et des rendez-vous musicaux destinés à prolonger l’ambiance festive de la Foire.

Le DJ Nosgo fera notamment dialoguer les grands classiques de la chanson française avec des sonorités électro et house, tandis qu’une soirée autour du rap, avec SWAVE et Golden Coast, est également envisagée le 7 novembre, sous réserve de confirmation.

Les dégustations de vins, organisées avec l’association des vins du Dijonnais, permettront quant à elles de découvrir les productions viticoles locales et d’en apprendre davantage sur leurs caractéristiques. Certaines séances associeront également des étudiants en formation dans le domaine du vin.

Gastronomie, musique et convivialité se retrouveront ainsi pour donner à ces soirées une dimension à la fois populaire et ancrée dans le territoire.

Une vitrine du territoire et de ses savoir-faire

À travers cette programmation, Dijon Métropole entend donc faire de la Foire bien davantage qu’une vitrine institutionnelle. La collectivité y rassemble des restaurateurs, des professionnels de la restauration collective, des associations, des acteurs de la formation, des sportifs et des intervenants culturels autour d’un même fil conducteur.

La cuisine devient le point de rencontre entre les générations, les cultures et les métiers. Elle permet de parler de patrimoine gastronomique, mais aussi d’apprentissage, de diversité, de restauration collective et de lien social.

C’est tout l’intérêt de cette présence au sein d’un événement qui demeure l’un des grands rendez-vous annuels de la vie dijonnaise : montrer, de manière concrète et accessible, ce qui fait la richesse d’un territoire et la diversité de celles et ceux qui le font vivre.

Du 31 octobre au 11 novembre, les visiteurs pourront ainsi venir découvrir, goûter, apprendre et partager. Avec, au bout du compte, une conviction simple : en matière de gastronomie comme dans bien d’autres domaines, les meilleures recettes sont souvent celles qui se transmettent et se partagent. 

Pierre Solainjeu

 

© Jonas Jacquel