Magazine Challenges : Nathalie Koenders dans le Top 5

La maire de Dijon, Nathalie Koenders, vient d’apparaître en Une du magazine Challenges consacré aux « meilleurs maires de France ». Une mise en lumière nationale qui n’est pas passée inaperçue. Et pour cause, cette exposition à l’échelle de l’Hexagone est intervenue à quelques jours des élections municipales des 15 et 22 mars.

Décidément Nathalie Koenders collectionne les premières. Première femme à accéder à la fonction de maire dans l’histoire de la capitale bourguignonne, l’élue socialiste vient de bénéficier d’une belle exposition nationale à la veille des élections municipales. Et, là aussi, c’est inédit… Son visage figure en effet en Une du magazine Challenges dans un dossier plaçant les projecteurs sur les meilleurs maires de France.

Une première page qui n’est évidemment pas passée inaperçue dans les kiosques au sein de laquelle celle qui a succédé à François Rebsamen aux termes d’un conseil historique le 25 novembre 2024 côtoie cinq autres premiers magistrats : François Bayrou, l’ancien Premier ministre MoDem et maire de Pau, ainsi que Jean-Claude Moudenc, maire LR de Toulouse, décrochent ex-aequo la première place de ce palmarès établi par BDO Challenges.

Le maire RN de Perpignan, Louis Aliot, se hisse sur la 3e marche du podium. A la 4e position se trouve Natacha Bouchart (divers droite macroniste) qui préside aux destinées de Calais depuis 18 ans. Et Nathalie Koenders arrive 5e ex-aequo avec son compère socialiste François Cuillandre (PS) qui, lui, revêt l’écharpe bleu-blanc-rouge à Brest depuis 2001.

Entreprises, ménages, écologie

Quant à la méthodologie utilisée pour établir le palmarès des maires des 50 plus grandes cités de l’Hexagone, BDO Challenges l’explique ainsi : « Les villes ont été étudiées du point de vue de l’attractivité pour les entreprises (formation continue, réussite au bac, variation de la valeur ajoutée, procédures collectives, taux d’emploi et de chômage), les ménages (taux d’équipement de commerces, de loisirs, de santé, d’éducation; part de cadres dans la population active, délinquance, prix de l’immobilier rapporté au revenu médian) et selon des critères d’écologie (bornes de recharge, transports en commun, à pied ou à vélo pour les trajets domicile-travail, émissions polluantes, espaces verts, recyclage de déchets) ».

Dans chacune des catégories, BDO Challenges a attribué des étoiles en fonction des notations obtenues et Dijon en a décroché 5 pour son action en faveur des ménages et 3 pour les entreprises et l’écologie. Ce qui fait que la capitale régionale affiche une attractivité à la hausse par rapport au même palmarès en 2020. Le classement des maires proprement dit a également tenu compte de ratios de finances publiques (dette et recettes par habitant, prévision de désendettement) en sus de ces étoiles.

C’est ainsi que Nathalie Koenders brille dans les premières places et profite de l’exposition en Une de ce magazine économique de référence, propriété de la branche médias de LVMH piloté par Bernard Arnault. Elle devance, pour la petite histoire, un autre proche de François Rebsamen, Stéphane Le Foll, ancien ministre de l’Agriculture et porte-parole du gouvernement sous la présidence de François Hollande. Le maire du Mans, candidat à sa propre succession, obtient en effet la 7e place. Suivent Eric Piolle, maire de Grenoble (8e), François Astorg, maire d’Annecy (9e) ou encore François Grosdidier, maire de Metz (10e)…

Sachez qu’en queue de peloton figurent Christian Estrosi, maire de Nice (45e), Benoît Payan, maire de Marseille (46e) ou encore Anne Hidalgo, maire de Paris (47e).

« Rassembler plutôt que diviser »

Certes, comme le précise fort justement le magazine, ce classement parmi les meilleurs maires de France ne vaut pas imprimatur pour les élections municipales mais il illustre avec quelle posture Nathalie Koenders se présente lors de ces échéances. Et ce, seulement 448 jours après avoir pris les rênes de la ville lors du conseil au cours duquel elle fut élue par 47 voix sur 59. Un moment solennel durant lequel elle déclara « s’inscrire dans la trajectoire politique et le bilan depuis 2001 de François Rebsamen ».

Depuis, l’ancien ministre du Travail pilote la métropole, qui a elle aussi largement contribué à ces excellents résultats, et Nathalie Koenders a imposé à l’hôtel de ville sa méthode, comme elle la dévoilait déjà à cette occasion, « dans le dialogue, la concertation et au plus près du terrain ». Tout en expliquant : « Les rencontres que j’ai faites depuis 2008 (ndlr : lorsqu’elle fut élue pour la première fois) font de moi l’élue que je suis aujourd’hui. Elles nourrissent ma détermination à améliorer la vie quotidienne des habitants de notre ville. Elles ont construit ma conviction profonde que notre rôle d’élus républicains est de chercher l’apaisement de notre société, de rassembler plutôt que de diviser, de faire de la politique pour trouver des solutions aux problèmes, plutôt que de se précipiter à des fins politiciennes sur les difficultés ».

Pour la première fois aussi, la méthode de Nathalie Koenders à tête de la Ville de Dijon va à la rencontre des électeurs. Le 15 mars, lors du premier tour, les Dijonnaises et les Dijonnais doivent départager pas moins de 8 listes couvrant l’ensemble de l’échiquier politique. C’est à cette date et le dimanche suivant que nous saurons si, pour paraphraser le titre de ce magazine, Nathalie Koenders a véritablement réussi son challenge !

Xavier Grizot