50 ans de l’OPAD : « Que de chemin parcouru ! »

Véritable bras armé de la Ville pour la politique de l’âge, lassociation emblématique pour les aînés de Dijon, l’OPAD, fête ses 50 ans le 13 mars au palais des Congrès. A la veille de cet anniversaire marqué par nombre d’animations, la présidente Lydie Pfander-Meny détaille les nombreuses avancées.

Nombre de délégations profitent souvent de leur déplacement à Dijon pour voir le fonctionnement de l’OPAD. Vous devez vous en féliciter ?

Lydie Pfander-Meny : « York ou encore Guimarães se sont en effet déplacées pour voir comment nous appréhendions la politique de l’âge. Au Japon, où la démographie représente un véritable problème, l’on m’a demandé également de présenter toutes nos actions. C’est quelque chose qui intéresse tous nos partenaires au niveau international et cela illustre le fait qu’elles portent leurs fruits. Nous sommes très loin de ce qui existait dans le domaine il y a 50 ans. J’ai effectué des recherches dans les archives et, à l’époque, il n’existait que des jeux de cartes et des petits repas pour les aînés. Que de chemin parcouru depuis !

L’OPAD compte aujourd’hui 2 300 adhérents de 56 à 98 ans – nous avons considérablement rajeuni – pour lesquels nous organisons environ 140 activités. L’ouverture à l’international est fondamentale, tout comme les partenariats, à l’instar de celui avec la Fondation Louis Vuitton dans le domaine de la culture ou encore avec le CGFL pour mieux connaître l’excellence de la recherche sur le territoire… Et les adhérents sont désormais des fidèles, les activités s’adaptant en fonction de l’évolution des personnes ».

Comment avez-vous réduit les frontières entre les générations ?

« Nous avons très largement ouvert l’intergénérationnel. Je vous donne un exemple : le numérique fonctionne. Un certain nombre de personnes restent chez elles et bénéficient de nos activités en distanciel. C’est grâce à l’intergénérationnel parce que ce sont les étudiants de BSB ou d’autres écoles avec qui nous travaillons qui épaulent les aînés, mettent les conditions en place et facilitent cette appropriation de la digitalisation. Je suis très fière de cela. Un important projet sur lequel nous allons œuvrer avec l’Université concerne l’alimentation des seniors. En cela, nous allons aller au-delà de la notion d’activités.

Cela s’inscrit dans notre stratégie de l’accompagnement de l’âge en passant de véritables messages de politiques publiques. En outre, nous avons une excellente équipe de jeunes à l’OPAD où l’essentiel des responsables ont 30, 35 ans. Cela illustre notre ambition mais aussi l’intergénérationnel qui nous tient particulièrement à cœur ».

Vous avez également œuvré pour la dimension citoyenne au sein même de l’OPAD…

« Les adhérents de l’OPAD sont particulièrement impliqués dans la vie citoyenne. Beaucoup d’entre eux participent aux commissions de quartier. Nombre étaient également présents aux réunions de quartiers organisées par la maire de Dijon, Nathalie Koenders. Et beaucoup sont aussi on ne peut plus intéressés par les sujets géopolitiques. Par-delà les activités, c’est un vrai projet de société pour la ville que nous arrivons à dessiner avec les seniors. Nous sommes modélisants et c’est aussi pour cela que nombre de collectivités, en France ou à l’étranger, se déplacent pour voir comment fonctionne l’OPAD ! ».

Propos recueillis par Xavier Grizot