Découvrez Le Clairon. L’édito qui secoue l’actualité pour vous tenir informé. Des analyses percutantes pour rester au cœur de l’info.
Non, je ne fais pas une fixette, ni sur Mathilde Panot, députée LFI du Val-de-Marne, ni sur Sandrine Rousseau, députée EELV de Paris. Mais leur communication foireuse est tellement foisonnante que je pourrais noircir des dizaines de cahiers avec les inepties qu’elles débitent quotidiennement.
Deux exemples parmi tant d’autres dans leur riche actualité de ces dernières semaines.
Premier exemple, mardi 16 janvier, Mathilde Panot, qui n’est pas à une outrance près, convoque la presse pour assister à sa dernière performance artistique. La disciple de Mélenchon annonce urbi et orbi que le soir même, elle ira passer la nuit, avec sa copine Sandrine Rousseau, sous une tente auprès de sans-abri pour alerter sur le problème des SDF. Elle sont comme ça, Mathilde et Sandrine, prêtes à se mettre en danger pour les plus démunis et l’intérêt général.
D’une part, le timing interpelle. Programmer leur « two-women-show » en même temps que l’interview en prime time de Macron, c’est l’assurance d’avoir une audience minimaliste. Gagné. Pendant que le Président était suivi par 9 millions de téléspectateurs, le spectacle de Tic et Tac n’a vraisemblablement rassemblé qu’une poignée de militants gauchistes et de punks à chiens.
D’autre part, la stratégie est à revoir. Car se faire gauler, avant le show, en train de dîner dans une brasserie chicos du 7e arrondissement, avec photo à l’appui, c’est quand même un peu ballot. Et ça atténue forcément la portée de la démonstration. Les deux révolutionnaires de salon veulent bien faire le buzz en s’affichant à côté de « pauvres » mais pas le ventre vide. Et pas au point de payer à manger à leurs infortunés figurants.
Et on peut même pousser un peu plus loin le raisonnement. Pourquoi, au lieu de se cailler les meules dehors, sous des tentes, avec des SDF qui n’ont rien demandé, Mathilde et Sandrine ne les ont pas invités à dormir chez elles, au chaud ? Le témoignage n’en aurait eu que plus de poids.
Deuxième exemple, les appels à la démission que les élus de feu la NUPES ont multipliés après les propos polémiques d’Amélie Oudéa-Castera. Certes, la nouvelle ministre de l’Éducation nationale aurait mieux fait de se taire plutôt que raconter toutes les âneries qu’elle a débitées en boucle. Plus elle se justifiait, plus elle s’enfonçait. En tant que ministre en charge des JO, on pourrait même lui donner la première médaille d’or des Jeux en aviron tellement elle a passé de temps à ramer. Mais de là à demander sa démission, il ne faudrait pas pousser mémé dans les orties.
Surtout qu’on peut rappeler aux vindicatives et auto-proclamées féministes Sandrine et Mathilde qu’elles ont fait preuve de plus de mesure quand leur copain Adrien Quatennens a été condamné par la justice pour violence sur sa femme.
Donc Amélie Oudéa-Castera qui dit des énormités sur l’école publique, c’est « démission ». Mais Adrien Quattennens qui avoue avoir frappé son épouse, c’est « suspension » de quatre mois, une tape sur les doigts, un bisou magique et on n’en parle plus.
C’est ce qu’on appelle une indignation à géométrie variable. Mais avec Mathilde et Sandrine, révolutionnaires et féministes de salon, on est habitué.





