Claire Tomaselli : « À Dijon, on ne s’ennuie pas ! »

Le sport dijonnais a encore vécu de grands moments de bonheur, mais aussi de tristesse, cette année. Claire Tomaselli, adjointe aux Sports, revient sur ces temps forts mais évoque aussi tous ces projets, toutes ces actions qui nourrissent le quotidien des Dijonnais qu’ils soient professionnels, amateurs ou simples pratiquants d’une discipline physique.

Quel bilan global tirez-vous de la saison sportive ?

« Un bilan très riche et très positif comme tous les ans d’ailleurs dans une ville qui a cette dynamique sportive là. Tant sur le versant des sports amateurs que le versant des sports professionnels. Une année avec des montées et des descentes… Franchement, on n’a pas eu le temps de s’ennuyer ».

Pour vous, le meilleur moment aura été… ?

« Le titre de champion de France du DMH et la montée en Star Ligue que le club, son président, son staff, ses bénévoles, ses joueurs qui sont restés fidèles, préparaient depuis de longues années. C’est un temps fort qui s’est déroulé au Palais des Sports et je peux vous assurer que ce moment était tellement émouvant que j’ai pleuré à chaque fois que je remettais une médaille. Au-delà de la consécration du travail réalisé, je suis particulièrement sensible aux vraies valeurs autour du lien entre sport professionnel et sport amateur. Je n’avais jamais connu un tel engouement au palais des Sports pour le hand ball masculin et féminin.

J’aimerais aussi mettre en avant l’équipe garçons du CSLD qui évolue en pré-national et qui a joué l’accession en Nationale 3 dans sa salle d’Epirey. Là encore, je n’avais jamais vu une salle résonner de la sorte, aussi remplie d’enfants venus des différents quartiers de la ville.

Je ne voudrais pas oublier la belle saison des hockeyeurs, les galas de boxe de Bilel Latreche mais aussi cette première soirée consacrée au KCC qui a obtenu un joli succès ».

Et le plus triste… ?

« C’est la descente du DFCO qui pèse sur tous les coeurs. Qu’on aime ou pas le foot, c’est quand même une équipe qui porte nos couleurs depuis des années, une équipe qu’on a accompagnée. On y a cru jusqu’au dernier moment car on était pas loin du miracle ».

La politique sportive n’est évidemment pas tournée uniquement vers les clubs. Quels auront été les faits marquants en direction des Dijonnais depuis le début de l’année ?

« Nous avons tenté de développer le sport en accès libre pour donner les moyens de pratiquer une activité physique en dehors du cadre fédéral. Notamment une pratique familiale à l’approche des Jeux Olympiques pour travailler sur les valeurs de l’olympisme. C’est pourquoi nous avons ouvert les dimanches matins les gymnases sans compter toutes les animations dans les jardins et les parcs. Le résultat est finalement assez mitigé. Mais cela dépend évidemment des disciplines demandées ».

Peut-on parler de grande mobilisation à l’approche des jeux Olympiques ?

« Oui. On lance le compte à rebours des JO le 23 juin avec une journée au stade Gaston-Gérard qui va nous permettre d’accueillir plus de 1 000 élèves des écoles dijonnaises qui participeront à des ateliers encadrés par nos 40 athlètes de la Team Sport Dijon, c’est à dire les sportifs de haut niveau que la mairie accompagne. Le soir, on se retrouvera tous au jardin Darcy pour diffuser un film sur le sport à Dijon. Un film très tourné sur l’introspection du sportif, très émouvant qui m’a arraché quelques larmes. On en profitera aussi pour donner la date du passage de la flamme olympique, fin juin ou début juillet. Nous attendons la validation du COJO sur les tracés que nous avons proposés et le nom des athlètes qui vont se relayer pour porter la flamme ».

Et qu’est-ce qui va occuper l’adjointe aux Sports ces prochains mois ?

« Pas mal de questions autour des infrastructures, des rénovations, des projets de maintenance. Il y a beaucoup de besoins et il nous faut bien évidemment les prioriser et les faire tenir dans l’enveloppe budgétaire. Nous avons la rénovation du synthétique du stade Bourrillot, de la piscine olympique qui va nous contraindre à la fermer pendant deux mois, les travaux d’isolation phonique et thermique de la salle de basket Boisselot.

La cohabitation sur le Palais des Sports va nous occuper de manière assez singulière avec la montée du DMH, les handballeuses de la JDA qui vont disputer une coupe d’Europe et la JDA basket. Ces trois clubs ont, en effet, des contraintes de sol unique. Pour les handballeurs, c’est un sol bleu. Pour les filles, il semblerait que, pour la coupe d’Europe, ce soit un sol rose et pour les basketteurs, c’est un tracé unique en parquet. Il nous faut donc acheter des sols, les stocker, inviter les clubs pro à former des équipes pour poser et déposer les sols ».

Sans oublier Dijon Plage ?

« Nous avons inauguré Dijon Plage le 10 juin dernier en même temps que le nouveau terrain de basket de 3×3, aux normes, en extérieur sur les bords du lac Kir, avec fresque au sol réalisée par un artiste dijonnais ».

Propos recueillis par Jean-Louis Pierre