La lettre de Socrate

Bonjour la démocratie !

Je les entends tous nous mettre la tête à l’envers en nous expliquant ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire, les faudrakon, les yaka pas : politiques, journalistes, scientifiques et cons sultans. Mûs par la soif de pouvoir, ces gros bêtas ne l'ont pas fait quand ils y furent, ne le font pas quand ils y sont et ne le feront pas non plus quand ils y seront... ces piteux psys de bazar qui font tant fi de ceux qui les élisent. Sous couvert de courants partisans -c’est ainsi qu’ils nomment les guerres intestines- ils n'ont qu'un seul credo: l'âpre bataille qui les oppose pour un iota aux seules fins de s’arroger une part de gâteau. Le vieux Sénèque a dit : "Nous pouvons tous conduire le bateau quand la mer est calme. C'est dans la tempête qu'on connaît le capitaine..." et si je sens bien l'ouragan sanitaire, je n'en vois pas le timonier, aux abonnés absents comme le naufrageur du Costa Concordia. Il est bien triste mon alphabet grec, dans un état critique, si j'ose dire.

Le Christ fut l'alpha et l'oméga et nous en sommes lamentablement réduits à « gesticuler barrière » entre le delta et l'omicron. Le peuple moutonnant ne rêve que du dernier film de Catherine Zeta-Jones, du prix de Gama tous tissus, de sports d’hiver et de stations de ksi. Pendant ce temps-là les taux de l’inflation se resserrent sur les pauvres, les « sans dents » du brave Hollande, eux qui n’auraient jamais voulu un hold-up si long. Tout cela me rappelle l’œuvre d’Haldous Huxley «Le Meilleurs des mondes » parue en 1932 : un epsilon est un enfant ou un homme dont l’opinion compte peu ou qui ne pense pas. Je ne veux sigmatiser personne, mais contrairement à ceux qui pensent que tout va de mal en pis, je persiste à croire que l'horizon s'éclaircit avec les présidentielles et que le citoyen lambda, pauvre Calimero toujours nu comme un ver, devra choisir, quel que soit le cas de figure, entre la peste et le choléra.

Alceste