François Rebsamen : « Faire pour le département ce que nous faisons pour Dijon »

Elections régionales et départementales, alliances locales avec des candidats écologistes, situation politique française, menace Le Pen, effondrement du Parti socialiste, bombe à retardement Macron, traitement de la délinquance, mission confiée par Jean Castex... François Rebsamen, maire de Dijon et président de Dijon Métropole nous a accordé une interview dans laquelle, comme à son habitude, il n'utilise pas la langue de bois.

Dijon l'Hebdo : Est-ce une bonne chose que d'organiser simultanément, les 20 et 27 juin prochains, les élections régionales et départementales dont les modes de scrutin sont très différents, ajoutant par là-même un peu plus de complexité pour des électeurs dont on peut craindre une nouvelle démobilisation liée à la pandémie ?

François Rebsamen : « J'y vois des avantages et des inconvénients. Le point positif, c'est que la participation devrait être plus importante dès lors que ces élections sont proposées aux mêmes dates. Le point négatif, c'est la grande difficulté pour les maires des grandes villes d'organiser ces scrutins dans des conditions sanitaires satisfaisantes. C'est pourquoi j'aurais préféré les départementales en juin et les régionales en septembre car ce n'est évidemment pas la même chose d'organiser ces élections dans une commune de 200 habitants et dans une ville comme Dijon qui compte une centaine de bureaux de votes. Il va falloir mobiliser environ 500 personnes. Ce n'est pas rien dans une période de pandémie ».

DLH : Sur Dijon, votre majorité municipale présentera aux élections départementales, dans certains cantons, des binômes avec des écologistes. Celles et ceux-la mêmes qui vous ont contraint à un deuxième tour aux dernières municipales. N'y a-t-il pas un risque de déboussoler un peu plus les électeurs ?

F. R : « Ce qui se passe chez les écologistes, la droite est en train de le vivre... et le Parti socialiste l'a vécu. Il y a deux tendances aujourd'hui chez les écologistes. Ceux qui veulent continuer à participer aux décisions locales pour transformer la société et lutter contre le réchauffement climatique. Et ceux qu'on peut qualifier de radicaux qui refusent de mettre les mains dans le cambouis et qui ne veulent plus d'alliance. D'un côté donc une tendance « Grünen » à l'instar des Verts allemands qui sont des pragmatiques et, de l'autre, les radicaux à l'image du maire de Grenoble. Les écologistes qui ont fait alliance avec nous pour ces élections départementales sont ceux qui veulent peser sur les choix locaux. Je n'ai aucun reproche à faire à ces écologistes avec lesquels, pendant 20 ans, on a dirigé cette ville et qui ont apporté beaucoup ».

 

DLH : Ceci dit, il n'y a pas qu'à gauche qu'on trouve des alliances qui ne manquent pas de surprendre...

F. R : « C'est clair. La bombe à retardement Macron -bombe électorale- n'a pas encore produit tous ses effets. L'impact de l'élection d'Emmanuel Macron qui a précédé l'implosion des partis aujourd'hui continue de résonner dans la vie politique. A cela vous ajoutez un scrutin majoritaire qui a été maintenu. Personnellement, je suis un partisan de la proportionnelle et je regrette qu'au niveau national les socialistes ne se soient pas suffisamment battus pour l'imposer ».

DLH : La prime aux sortants... On l'évoque régulièrement, surtout en cette période de pandémie. Cela ne semble pas être le cas avec Marie-Guite Dufay, la présidente socialiste de la région Bourgogne – Franche-Comté, qui, si on en croit les sondages, n'apparaîtrait qu'en quatrième position derrière les listes RN, LREM et LR. Comptez-vous vous impliquer dans ce scrutin tout en sachant que la Franche-Comté n'a pas toujours un œil de velours sur Dijon ?

F. R : « Le regard de la Franche-Comté, ce n'est pas grave. Dijon, c'est la capitale régionale. Dijon, c'est la seule métropole de notre région. Dijon, avec Besançon, c'est la seule grande ville. Et, forcément, elle pèse dans l'élection régionale. Au premier tour, chacun va être dans son couloir et les socialistes soutiendront la liste de Marie-Guite Dufay. Moi, le premier. Parce qu'elle a un bon bilan. Parce qu'elle a fait beaucoup d'efforts en matière économique pour lutter contre la désindustrialisation. Elle pourrait avoir un peu plus les yeux de Chimène pour Dijon... Ca ne me gênerait pas. Je la soutiendrai et on verra ce qui se passera au soir du premier tour. Les pronostics qu'on entend ici ou là sont à prendre avec mesure et recul ».

 

DLH : Et vous affirmez que Marie-Guite Dufay a un bon bilan ?

F. R : « Oui. Elle a été présente et je salue l'aide qu'elle nous a apportée en matière d'innovation. On a signé avec elle un contrat de relance de 50 millions d'euros. Elle a fait aussi beaucoup pour l'industrie et le monde rural. Le problème, c'est qu'elle ne le fait pas assez savoir. J'adresse un message à ses équipes : il faut le dire et le porter ».

DLH : Vous avez récemment déclaré dans le JDD que vous seriez prêt à voter Emmanuel Macron l'année prochaine pour barrer la route à Marine Le Pen. Pourriez-vous apporter votre soutien à Gilles Platret s'il était le mieux placé, au soir du 20 juin prochain, pour battre le Rassemblement national ?

F. R : « Gilles Platret, il est sur les mêmes thèmes que le Front national. Il représente cette cassure que j'évoquais au sein de la droite. Il a choisi la voie de la radicalisation. C'est plutôt Ciotti qu'Estrosi, plutôt Wauquiez que Pécresse si on essaie de comprendre et de comparer. C'est la tendance de la droite la plus radicale qui se rapproche du Front national. Vous noterez, au passage, que je dis toujours Front national car ce parti n'a rien d'un rassemblement. Gilles Platret est allé jusqu'à prendre des gens de Debout la France, ceux qui avaient fait alliance avec le Front national au deuxième tour de la dernière présidentielle. La droite républicaine qui ne s'est pas alliée à Platret sait à quoi s'en tenir. Je suis prêt à tout pour éviter que le Front national prenne la présidence de cette région mais je ne soutiendrai pas Platret ».

 

« Il est grand temps de rallumer les étoiles du débat démocratique sinon après l'effondrement en 2017, l'effacement en 2019 nous aurons l'enterrement en 2022 du Parti socialiste »... Ce propos alarmiste, c'est Pierre Pribetich, votre adjoint à la mairie de Dijon et votre premier vice-président de Dijon Métropole, qui le tient dans une tribune que nous publions dans cette édition. Comment le PS, qui a fêté le 10 mai dernier le quarantième anniversaire de l'élection de François Mitterrand et qui était encore aux commandes de l'Etat avec François Hollande de 2012 à 2017, a-t-il pu en arriver là ?

F. R : « On a déjà connu des effondrements électoraux dans notre histoire. On peut penser à Gaston Defferre, à la présidentielle de 1969, avec ses 5 %, aux législatives de 1993, à l'échec de Lionel Jospin en 2002... On s'est toujours rétabli parce qu'on proposait un programme qui prenait en compte les intérêts des Français. Mais quand on ne présente plus de programme, on disparaît. Le Parti socialiste n'a pas travaillé depuis la défaite de François Hollande. Sauf, bien évidemment, au niveau local que ce soit à Dijon ou dans d'autres villes où les électeurs nous reconnaissent cette capacité tout à la fois d'inventivité, de gestion sociale-démocrate et écologique, de prise en compte du réchauffement climatique, de vocation européenne. Identifiés pour notre efficacité, nous le sommes aussi au niveau départemental et au niveau régional parce que nous avons un programme, des propositions et un bilan. Le problème, au niveau national, c'est qu'il n'y a plus de programme pour le moment. Le jour où on retravaillera, où on présentera un programme qu'on confrontera à celui d'éventuels partenaires, les écologistes par exemple, on verra ce qu'on peut faire ou pas avec eux. Je pense que le nucléaire est aujourd'hui indispensable pour lutter contre le réchauffement climatique parce qu'il n'y a pas de rejet de CO2 dans l'atmosphère. Est-ce que les Verts sont prêts à l'accepter ? Tant qu'il n'y aura pas d'échanges, on continuera, au niveau national, de s'enfoncer ».

DLH : A moins d'un an de la présidentielle, quel regard portez-vous sur la situation politique en France ?N'avez-vous pas l'impression que cette élection se jouera sur fond de droitisation de l'électorat dans une société de plus en plus fragmentée, radicalisée ?

F. R : « Le Front national fait son miel de tous les événements qui portent atteinte à la tranquillité des Français. C'est comme ça qu'en 2002, à la surprise générale, Jean-Marie Le Pen est arrivé, au soir du 1er tour de la présidentielle, devant Lionel Jospin qui avait portant un bilan formidable en matière de lutte contre le chômage. Je suis inquiet car je ne vois pas le gouvernement, malgré les effets de manche, prendre le bon chemin pour endiguer la délinquance. Le retard est important ».

 

DLH : Pas un jour ne se passe sans que les médias ne fassent leurs gros titres sur des faits de délinquance. Comment sortir de l'angélisme qui a caractérisé ces dernières décennies et trouver une bonne fois pour toutes les bonnes réponses à l'insécurité et à la brutalité du quotidien ?

F. R : « Mes propos vont peut-être vous surprendre mais je les assume dans leur sévérité. Il faut à la fois gérer le stock des délinquants et le flux. Les délinquants, il faut les sanctionner le plus vite possible. A cet égard, je pense que le ministre Dupond-Moretti est sur la bonne voie. Il faut accélérer les décisions de justice pour que les peines prennent un effet exemplaire. D'où l'idée de relancer une justice de proximité. Les policiers font un travail formidable malgré le fait que le Président de la République n'a pas mis tous les moyens qu'il avait promis. On a du mal à rattraper le retard provoqué par Nicolas Sarkozy qui a supprimé, ne l'oublions pas, 13 000 postes. Je le dis pour M. Platret et pour d'autres à droite qui jouent tous les jours sur la sécurité. C'est leur gouvernement, celui qu'ils ont soutenu, qui a supprimé ces 13 000 postes de policiers et de gendarmes. On ne rattrape pas un tel déficit malgré les efforts considérables qu'a fait François Hollande.

Pour le stock, il faut de la sanction immédiate et, pour le flux, il faut de la prévention. Prévention spécialisée, Education nationale, aide à la parentalité... Tous ces enfants, il faut les accompagner sinon on sera confronté à un mal encore plus important que celui qu'on connait aujourd'hui. Je pense qu'il faut multiplier par 200 les centres d'éducation renforcée et les centres d'éducation fermés. Je l'avais proposé à François Hollande mais cela n'a pas été suivi d'effets ».

DLH : Reconnaissez que la gauche ne s'est jamais montrée très à l'aise sur les terrains glissants que sont la sécurité, l'immigration ou l'islamisme qui sont pourtant les thèmes favoris du débat public ?

F. R : « Je ne suis pas du tout d'accord. Tout le monde connaît mon côté sécuritaire. J'ai même longtemps pensé que l'armée devrait encadrer ces délinquants dans des camps d'internat pour ces jeunes qui ne sont pas perdus pour la société à condition qu'on leur apprenne un métier, le respect, toutes ces valeurs qui leur font défaut. Cela représente entre 12 et 15 000 jeunes en France et demande évidemment beaucoup de moyens financiers, humains... et une volonté de la société. Aujourd'hui, nos gouvernants luttent comme ils peuvent et gèrent au fil de l'eau.

Dijon est une ville plutôt calme si on la compare à la moyenne nationale. Pour autant, nous avons signé avec l'Etat un nouveau contrat de sécurité intégrée. Je salue l'action du préfet de région qui a pris à bras le corps ce sujet depuis son arrivée et celle de la police qui n'a jamais été aussi présente sur le terrain ».

 

DLH : Croyez-vous que Marine Le Pen puisse remporter la présidentielle ?

F. R : « Non. Je n'imagine pas un instant ce pays emporté dans une sorte de trumpisme. Marine Le Pen a beau s'efforcer de polir son image, on sait bien ce qui est derrière le personnage. On voit bien le soutien qu'elle apporte à ces militaires qui, anonymement, sapent les fondements de la République. Il faut la combattre par les moyens dont on dispose, c'est à dire le suffrage universel. Il faut la battre électoralement, s'attaquer aux racines du mal et dénoncer cette espèce d'illusion nationaliste qui a toujours amené la France aux pires défaites ».

DLH : Et quel regard portez-vous sur les élections départementales ?

F. R : « Je voudrais lancer un message à tous les candidats de la majorité municipale : faire pour le département ce que nous faisons pour Dijon. Car ce qui est fait à Dijon est reconnu dans toute la France. Le bilan du département, il est souvent masqué. Par exemple, il investit beaucoup moins pour le service d'incendie et de secours, le SDIS, que d'autres départements français de même taille. Et puis ce département tente d'assécher la relation avec la ville de Dijon. La ville de Dijon devrait être la fierté du département. Il n'y a pas un habitant de Côte-d'Or qui ne prend pas plaisir à venir à Dijon. Dijon, c'est une histoire, une longue histoire qui a commencé bien avant la création du département de la Côte-d'Or. C'est ça que les candidats de la majorité municipale doivent dire partout. Les candidats de droite qu'ils affrontent, ils ne défendent pas la ville de Dijon. Ils l'agressent en permanence en choisissant le département contre Dijon. C'est pourquoi je lance un appel aux électrices et électeurs : il faut voter pour les candidats de la majorité municipale pour défendre Dijon. Prenez le candidat de la droite LR sur le canton Dijon 1, il vote toujours contre Dijon. C'est comme ça qu'ont été supprimées les subventions pour l'Opéra, pour La Vapeur, pour la ville de Dijon même... Et ce sont ces gens-là qui vont représenter Dijon au conseil départemental ? C'est pourquoi je m'engagerai à fond aux côtés des candidats de la majorité municipale pour que les électeurs prennent bien conscience de cette situation et des enjeux ».

 

DLH : Le Premier ministre Jean Castex vous a sollicité pour présider une commission chargée de formuler d'ici septembre des recommandations au gouvernement pour inciter les collectivités territoriales à davantage construire. Faut-il y voir un signal fort en direction du maire qui montre l'exemple en la matière ou bien votre volonté de vous rapprocher, vous aussi, d'Emmanuel Macron ?

F. R : « J'ai une ligne politique qui est claire. Je ne fais pas du Président de la République un ennemi. Il est le Président et je respecte le Président. Quand les décisions prises par Emmanuel Macron me semblent correspondre à l'intérêt général, je les défends et je les soutiens. Pour autant, quand il ne rétablit pas l'imposition des fortunes faites sur les actions et les transactions, je suis alors en totale opposition. Quand il dédouble les classes scolaires pour une meilleure prévention en amont, je le salue. Je vais dire quelque chose qui va déplaire à certaines personnes de gauche : on a la chance d'avoir un Président qui est cultivé, européen -tout comme je le suis, profondément-. Après, il est trop libéral pour moi.

La proposition que m'a faite Jean Castex, je la prends comme une sollicitation à un maire constructeur. C'est une reconnaissance de l'action que nous menons à Dijon malgré les anars et les vents contraires. Je dis partout que l'acte de construire, c'est une manière de croire en l'avenir et d'espoir pour notre société. Le jour où on ne construira plus de logements, on augmentera la misère et la paupérisation de notre pays. Je ferai tout ce qu'il faut pour soumettre de bonnes propositions, sans limites politiques. Après, seront-elles acceptées ou pas ? Voilà déjà trois ans que je dis que la disparition de la taxe d'habitation et la non compensation d'exonération de taxes sur le foncier bâti qui sont les deux fondements de la richesse municipale allaient, à terme, porter atteinte à l'acte de construire. Quel intérêt, en effet, de construire si ça ne rapporte pas de la richesse à la commune ? »

DLH : L’hydrogène est un élément incontournable pour relever les défis de la transition énergétique. La filière prometteuse se développe dans les territoires. Où en est-on à Dijon ?
F. R :
« Dijon va être la première métropole hydrogène de France. Il faut se donner de grands objectifs quand on est à la tête d'une collectivité. Avec, bien sûr, la volonté de les atteindre. C'est pourquoi, pour répondre aux enjeux climatiques et réduire rapidement ses émissions CO2, la métropole de Dijon vient de lancer le chantier de construction de la première station de production d’hydrogène vert de Dijon. Le début de ces travaux marque le lancement d’un ambitieux projet d’hydrogène vert de 100 millions d’euros qui prévoit la production locale d’hydrogène vert grâce à deux stations construites à Dijon et un vaste programme d’équipement de la collectivité en bennes à ordures et en bus fonctionnant à l’hydrogène. L’hydrogène vert et décarboné est une énergie propre et, grâce à ce projet, nous nous donnons les moyens d’avoir un impact positif et concret sur l’environnement et la santé des habitants. Vous voyez, on est bien loin des propositions écologiques de certains qui pensent qu'avec la plantation de deux arbres et deux brumisateurs on va lutter contre le réchauffement climatique... Soyons sérieux, la lutte contre le réchauffement climatique, ça passe par un grand programme de lutte contre les passoires thermiques, c'est à dire tous ces bâtiments énergivores, un grand programme d'énergie propre et décarbonée. Ca passe aussi par la mise en place d'un réseau de chauffage urbain très important avec des chaudières bio-masse. Sans oublier notre politique en matière d'eau, de gestion des déchets. Et nous le faisons pour tout le département. Nous traitons les ordures ménagères de 450 000 habitants. On livre de l'eau à des communes hors métropole qui seraient aujourd'hui, faute d'infrastructures suffisantes au niveau départemental, confrontées à de graves difficultés en cas de sécheresse. Et sachez qu'à Dijon, l'eau est moins chère qu'ailleurs parce que nous avons déjà fait les investissements qui s'imposaient ».

 

DLH : Depuis le 19 mai dernier, une vie normale reprend progressivement son cours. Que comptez-vous faire ces prochaines semaines pour accompagner cette reprise économique ?

F. R : « Poursuivre ce qu'on a déjà fait. Un effort formidable que tout le monde reconnaît. La ville de Dijon a créé un vrai partenariat avec la métropole, la chambre de commerce de d'industrie, la chambre de métiers et de l'artisanat, la chambre d'agriculture et la région pour soutenir la vie économique mise à rude épreuve par la pandémie. Nous avons mis sur la table 3,5 millions d'euros pour aider le petit commerce à survivre à cette période compliquée. Dans le même temps, on aide à l'implantation d'entreprises. On développe un technopôle en matière de bio-technologie. Oncodesign s'agrandit. Je viens d'inaugurer un nouveau bâtiment avec Philippe Genne, son dirigeant, et avec toute la communauté scientifique. Curieusement, il n'y avait personne du département. Ce n'est pas possible que le département continue d'ignorer la capitale régionale et la métropole. Par contre, nous avons le soutien de la région sur ces sujets. Certes, elle pourrait faire mieux... »

Propos recueillis par Jean-Louis Pierre