Retour sur scène pour Bernard Depierre

Décidément, les prochains scrutins départementaux et régionaux, les 20 et 27 juin prochains, ne manquent pas de surprises. Voici la dernière : Bernard Depierre, le dernier baron de la droite dijonnaise, fait son retour sur la scène politique locale en présentant sa candidature sur le canton de Talant-Sombernon. BD is back !

Dijon l'Hebdo : Votre candidature aux prochaines élections départementales sur le canton Talant-Sombernon en a surpris plus d'un... Sur quoi repose votre motivation ?

Bernard Depierre : « Ca peut être une surprise pour certains. Je le conçois. J'ai été sollicité par beaucoup d'amis, tant de Talant, Plombières, Velars et même de communes du Sombernonnais et de la vallée de l'Ouche qui ne se retrouvent pas dans cette élection ni avec le camp socialiste ni avec le camp dont on maîtrise mal les idées de ceux qui le composent et leurs soutiens politiques. Il m'est apparu intéressant de répondre à ce qu'attendent bon nombre des électeurs, c'est à dire la clarté. J'ai été à deux reprises le député de la 1ere circonscription qui couvre une part importante de ce canton. On sait ce que j'ai fait pour toutes les communes qui la composent. J'aurai la même volonté, la même détermination en tant que conseiller départemental. Qui plus est, je suis en pleine forme physique, intellectuelle et morale ».

DLH : Le conseil départemental, c'est une maison que vous connaissez bien ?

B. D : « C'est effectivement une institution que je connais bien. J'ai été pendant 14 ans le 2e vice-président du conseil général de la Côte-d'Or avec Louis de Broissia. Une époque durant laquelle nous avons contribué à la construction de la gendarmerie de Velars-sur-Ouche, à l'installation des pompiers à Fleurey-sur-Ouche, trouvant ainsi un juste équilibre entre les deux grosses communes de la vallée de l'Ouche. A titre personnel, j'ai soutenu tous les dossiers de la ville de Talant et de son maire Gilbert Menut, que ce soit la construction ou la rénovation des tennis, le projet du stade de foot qui est en train de se réaliser. Sans oublier les plus petites communes qui ont bénéficié de notre soutien. Et comme les routes relèvent de la compétence du conseil départemental, je me battrai aussi quand je serai élu pour que certaines voies de circulation soient rénovées ».

DLH : Et le programme de Bernard Depierre, il consiste en quoi ?

B. D : « Il y a beaucoup à faire sur ce territoire pour réimplanter des commerces de proximité dans des communes qui n'en comptent plus le moindre. Pour réimplanter aussi des professionnels de santé. Cela relève de l'urgence. Ce sont des sujets que je maîtrise car je les ai traités dans le passé pour le confort de la population. Par ailleurs, un de mes engagements forts, c'est d'aider les jeunes dans cette période très difficile au niveau de l'emploi et l'emploi des jeunes, c'est un domaine dans lequel j'ai encore aujourd'hui une très forte implication. Il ne faut pas, non plus, négliger nos aînés. Il y a dans ces communes un certain nombre de personnes qui ont atteint un grand âge et qui ont besoin d'aides à domicile ou de places dans les EHPAD. Tout comme je serai très attentif, car c'est un élément majeur, aux problèmes qui touchent à la sécurité des biens et des personnes. Il y a aussi dans ce canton des problèmes de transports pour ceux qui n'ont pas de moyens de locomotion. Il y a 34 communes éloignées les unes des autres et il faut trouver les moyens efficaces pour aider celles et ceux qui doivent se déplacer ».

DLH : Sous quelle bannière allez-vous vous présenter ? Celle des Républicains ?

B. D : « Ce sera une candidature indépendante. Une candidature, mûrement réfléchie, qui a suscité des réactions. Pas forcément celles que j'attendais. Je suis membre des Républicains mais c'est « sans étiquette » que je solliciterai les votes des électeurs. Tous les contacts que je noue depuis plus de deux mois n'ont fait que conforter ma décision. Une des forces de ma candidature, c'est qu'elle se situe hors partis politiques. C'est la candidature d'un homme d'abord au service du public qui a déjà beaucoup apporté sur ces territoires.

Je n'ai rien contre Pierre, Paul ou Jacques. Les personnes ont l'engagement qu'elles veulent, cela va de soi mais je suis navré de voir qu'aujourd'hui on puisse confondre les Républicains, les centristes et En Marche. Il y a des alliances contre nature de toutes sortes qui se font ici ou là. Cela me laisse très perplexe. Le dernier point qui me semble essentiel, c'est que lorsqu'on a eu la chance d'avoir eu une longue vie publique, il faut mettre cette expérience au service des autres. C'est ce que j'ai toujours fait et c'est ce que je ferai demain. Pour ce qui me concerne, j'ai toujours été fidèle à mes valeurs et à mes engagements ».

Propos recueillis par Jean-Louis Pierre