Stade dijonnais : Les prémices d’une Révolution… au classement ?

Pendant que le DFCO s’effondrait, le Stade dijonnais faisait mieux que résister… en s’imposant face à la solide équipe de Suresnes. Plus que le score (35-18), ce sont la manière et l’état d’esprit qu’il faut retenir de ce match, où les hommes de Benjamin Noirot ont tout fait pour entamer une véritable Révolution… au classement.

« Jean qui pleure et Jean qui rit… » Cette expression, que lon doit à Voltaire qui souhaitait par là-même illustrer la versatilité de l’être humain dans une même journée entre déprime et envie de festoyer , pourrait illustrer l’état du sport dijonnais au soir du dimanche 21 février. Les larmes ont coulé au stade Gaston-Gérard où le DFCOcoulait un peu plus dans les bas fonds du classement de Ligue 1 avec une nouvelle défaite contre Lens. Avec 8 points de retard sur le barragiste désormais, les hommes de David Linarès devraient avoir beaucoup de mal à éviter le naufrage et la plongée vers la Ligue 2.
Du côté du stade Bourillot, en revanche, les sourires étaient de mise. Et pour cause, le Stade dijonnais sortait la tête de leau en mettant un coup darrêt au tourbillon de 4 défaites consécutives dans le championnat de Nationale. Grâce à une belle victoire (35-18) face à Suresnes. Ce qui lui conférait une bouffée doxygène avec dorénavant 3 points davance devant les 2 relégables, Aubenas et Chambéry (à relativiser tout de même eu égard aux 2 matches en retard de ces concurrents).
Et cette victoire sest faite avec la manière, les Dijonnais produisant du jeu et faisant preuve de caractère, et ce même réduits à 14et à 13 : « Alors que nous étions en effectif réduit, nous nous sommes accrochés. Nous avons même marqué 6 points en étant que 13 sur le terrain. Les joueurs ont apporté une bonne réponse », a analysé le conseiller sportif du président du Stade dijonnais, Benjamin Noirot, tout en se félicitant : « Les 4 essais que nous avons marqués montrent que lon concrétise plus nos temps forts et que nous sommes plus réalistes. Cela valide tout le travail effectué par le groupe depuis déjà plusieurs semaines. Et je noublie pas que Suresnes est une équipe sérieuse qui est bien classée. Aussi cette victoire laisse-t-elle présager un bel avenir pour la fin de saison ».

Révolution et Lumières…

Un travail important a également été réalisé afin de rendre une copie plus propre : « L’équipe est plus disciplinée. Le match précédent, nous navions été sanctionnés que de 10 fautes. Et cette fois-ci, leur nombre sest élevé à 11. Il faut que lon gomme néanmoins les cartons jaunes et que nous soyons un peu plus propres sur nos mêlées. La discipline et la rigueur commencent aux entraînements ». Autre raison pour lancien talonneur qui souleva, par deux fois, le Bouclier de Brennus de regarder la ligne dhorizon plus sereinement : « Nous avions beaucoup œuvré sur la combativité, sur l’état desprit et jai pu le constater sur le terrain pendant, cette fois-ci, 80 mn ». Pour preuve, les deux essais, marqués à la 78e et, après la sirène, par Sakiusa Bureitakiyaca transperçant la ligne de défense adverse puis interceptant un ballon.

Le Stade dijonnais met désormais le cap vers Narbonne, solide 3e du championnat avec 39 points qui, dans son carnet de bord, sort dune belle série de victoires. « Avec le niveau de la Poule, tous les week-ends, les matches sont relevés. Nous allons affronter une très grosse écurie, invaincue depuis quelques temps. Nous devrons mettre en avant nos valeurs de jeu et nos valeurs humaines pour aller chercher des points ! »
Si le Stade dijonnais embastille lun des rois annoncés de cette Poule, alors nous pourrons véritablement placer les Lumières sur la révolution du rugby dijonnais. La Révolution au classement sentend ! Voltaire, que nous citions au coup denvoi de cet article, apprécierait

Camille Gablo