Pour l’animateur Yannick Fanet, le confinement n’est pas un frein à ses prestations. Il a dû, comme la plupart des Français, s’adapter à ce changement brusque. Internet s’est vite avéré être la solution miracle pour maintenir le contact avec les artistes et son public. L’animateur au look de biker nous dévoile ses secrets pour passer néanmoins un bon confinement. Apporter une touche de gaieté à distance, se forcer de vérifier le jour que nous sommes, jardiner… Entretien.
Dijon l’Hebdo : Comment divertir un public confiné ? Et comment parvenez-vous à maintenir le lien avec votre public ?
Yannick Fanet : « Les premières mesures gouvernementales ont été d’interdire les événements, pour éviter les rapprochements. J’ai donc eu à partir du 14 mars (le 13 mars étant le jour de ma dernière animation) cette période de « flottement », un peu perdu, durant laquelle je me suis attelé à des tâches propres au confinement. Si j’aime aussi cette vie « de vieux sanglier retranché », l’échange avec le public m’a néanmoins rapidement manqué. Et j’ai réalisé qu’internet prenait toute sa place, et dans ce cas concret, était une véritablement fenêtre sur la vie et le moyen de mettre en place quelque chose de différent. J’ai donc opté pour « animer sur internet » ! J’ai mis en place, sur les réseaux sociaux, ce que j’effectue quand je suis sur un événement. Des interviews d’artistes en live, des présentations de producteurs, d’artisans, de commerçants, de partenaires. C’est vivant, sympa, solidaire en ces temps compliqués. J’apporte ainsi des informations au public, de la vie, des idées pour le quotidien et crée des vrais moments sympas, des moments de plaisirs ».
DLH : La situation actuelle ne se prête pas forcément au rire, cependant il est agréable quelques fois de « détendre l’atmosphère ». Avez-vous quelques blagues à nous proposer ?
Y. F : « Ouille le piège ! (rire). Là, pas facile ! (rire)
- Comment fait-on pour faire tenir quatre éléphants dans une 4L ? Deux derrières et deux devant…
- Comment sait-on que des éléphants sont au bistrot ? La 4L est garée devant…
- Comment fait-on pour faire entrer 4 girafes dans une 4L ? On vire les quatre éléphants…
Cette blague est nulle, mais je l’adore (rire). Et c’est l’une des très rares que je connais »
DLH : Quels seront vos projets après le déconfinement ?
Y. F : « A titre personnel je vais d’abord, dès que nous en aurons la possibilité, vite revoir les gens que j’aime et qui me manquent. A titre professionnel… Avancer ! Dès que possible animer les événements et emmener avec moi toutes ces entités : partenaires, exposants, médias. Proposer différents concepts aux organisateurs et avancer. Encore plus fort. Avec bien sûr, mon équipage de Bad Boys et Bad Girls ! »
DLH : Comment vous occupez-vous durant le confinement ?
Y. F : « J’ai cumulé un retard de travail incroyable ! Le temps passe avec l’envie de le faire, mais jamais le temps. Je profite du confinement. J’ai la chance d’avoir un petit bout de jardin. J’aménage et entretien mes extérieurs. J’avais quelques projets de travaux de déco en intérieur. Je les réalise. Je me repose également. Je ne regarde plus vraiment l’heure et je m’oblige à vérifier le jour que nous sommes car j’ai perdu la notion du temps. Je me pose et profite des moments de calme. Et je réfléchis à la reprise, à des nouveautés, mettre en place de nouveaux concepts. Je ne sais pas si je les mènerai à terme, mais je calcule et envisage sérieusement. Avancer. Toujours avancer » (sourire).
DLH : Faites-vous partie de la catégorie sportif à la maison ou bien cuisinier à la maison ?
Y. F : (Grand sourire) « En début de confinement, j’ai sorti un haltère. Motivation extrême. Enfin reprendre un peu de sport ! Ce confinement me l’aura permis ! Peine perdue… Le naturel a repris le dessus et je cuisine (rires) ! Des mets simples, du quotidien, que je prends plaisir à cuisiner. Révéler les saveurs oubliées »..
DLH : Quel message souhaitez-vous donner pendant cette période compliquée ?
Y. F : « Courage. Ce n’est pas facile. Pas facile du tout. Mais nous réussirons. C’est long, mais nous retrouverons nos libertés, nos moments de vie et nous les apprécierons plus encore. Profitons encore d’ici le 11 mai de l’autorisation d’une heure à un kilomètre pour nous changer les idées et apprécier le moment et, comme il semblerait que ce soit la barrière efficace… Restons chez nous ! Pour se retrouver plus vite et profiter ensemble ! Et rendez-vous sur facebook « Yannick Fanet » !
Propos recueillis par Alice Capezza





