Forêt des enfants : Dijon fait mentir Chateaubriand

A chaque enfant son arbre. Telle est l’initiative participe proposée par la Ville de Dijon aux familles dijonnaises afin de célébrer la naissance d’un enfant. Sur le plateau de la Cras, la collectivité a fait de cette Forêt des Enfants un véritable symbole de son engagement pour le développement durable.

Difficile de savoir si la Forêt des Enfants, cette initiative participative en faveur de la biodiversité, a pesé pour que la commission européenne valide la candidature de Dijon au concours de la capitale verte européenne 2022. Mais lannonce est tombée quelques heures après la 5e édition de cette opération consistant, pour les familles volontaires, à planter un arbre afin de marquer la naissance de leur enfant sur le plateau de la Cras. Avec les 500 ajoutés lors de la journée du 17 novembre, 2500 arbres ont depuis 2015 pris racine, illustrant la volonté de la Ville de participer au reboisement de ce secteur intégrant le poumon vert de la métropole. Un secteur où, rappelons-le, la métropole a également œuvré à la replantation de vignes avec le domaine de la Cras. Mais ceci concerne les adultes stricto sensu ! Une truffière et des hectares de cassis y ont également vu le jour.

Avant que Dijon napprenne quelle faisait partie, avec Lyon et Grenoble, pour ce qui concerne les cités françaises, des 18 villes finalistes de ce concours, ce sont les charmes, cornouillers, cèdres, érables ou autres noisetiers qui tenaient la vedette. Autour de ces petits-derniers, tout de bois vêtu, des ateliers et animations sur l’écologie urbaine, des jeux pour enfants ainsi que des dégustations étaient organisées par les associations partenaires. Ce fut ainsi, sous le soleil, une véritable « fête de lenvironnement ».
Tout en contribuant à la lutte contre le rejet des gaz à effet de serre, cette initiative a pour objectif, comme le précise la Ville, d’« adresser un message à lattention des générations futures qui doivent être sensibilisées à la nécessité de préserver une nature fragile, en tissant pour cela un lien symbolique entre le nouveau-né et lenvironnement qui lentoure ».

Dès le XIXe siècle autrement dit en avance sur son temps puisque arborant déjà une conscience environnementale , François-René Chateaubriand écrivait avec la justesse qui le caractérisait : « Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent ». Afin que notre planète ne ressemble pas dans le futur à un désert, la Ville de Dijon a décidé de conférer une seconde jeunesse à la forêt. Et que le destin des jeunes Dijonnais soit à jamais lié à celui de lun de ses arbres

Camille Gablo