Tout en créant les conditions de la passation de flambeau à son collaborateur Denis Favier, Patrick Damidot vient de franchir le cap des 50 ans à la tête de la Galerie Damidot. Dans l’univers des antiquaires, ce nom fait partie de l’histoire dijonnaise…
Un demi-siècle ! Cela fait 50 ans que Patrick Damidot écrit des pages de l’ouvrage des antiquaires dans la Cité des Ducs. Après avoir commencé à la salle Drouot, c’est en 1975 que celui-ci suc cède à son père à la tête du magasin d’antiquités situé, comme il se doit, dans un bel hôtel particulier, rue des Forges. Et c’est ainsi qu’il devient le troisième Damidot à rayonner dans cet univers particulier apprécié par les collectionneurs et les amateurs d’art. Car, à l’instar de la chaussure pour la famille Bloc ou encore du pain d’épices pour la famille Petitjean, les antiquités représentent une véritable histoire générationnelle chez les Damidot.
La première ligne est, en effet, écrite par Louis Damidot en 1930, libraire-éditeur à qui l’on doit, notamment, la publication de livres de référence à l’instar de ceux d’Eugène Fyot par exemple, que tous les inconditionnels de Dijon et du passé de ses rues ou de ses places possèdent dans leur bibliothèque. Ce qui a commencé comme « un hobby » al lait alors franchir les années… et les siècles !
Et son petit-fils, Patrick Damidot, a fêté au mois de décembre ses cinq décennies d’existence dans le métier. Il va continuer mais différemment puisqu’il va favoriser dans les temps qui viennent la transmission à son collaborateur qui l’a rejoint en 1998 : Devis Favier, celui-là même qui préside la Fédération des commerçants et artisans de Dijon, Shop In Dijon. Le duo va ainsi poursuivre, avec comme maître mot : « La continuité dans la continuité ». Une façon de dire que la Galerie Damidot va conserver tout ce qui a fait sa substantifique moelle, comme aurait pu écrire Rabelais…
Camille Gablo





