Les brèves de Jeanne Vernay

 

Un bel exemple

Bravo à la direction ainsi qu’aux salariés de Pomona Passion Froid de Côte d’Or et de Bourgogne pour avoir offert 60 jours de congés à Alexis Vadot, afin qu’il puisse davantage se consacrer à son petit garçon Solan, grièvement brûlé lors d’un accident domestique. Aujourd’hui, Solan est de retour à la maison, après un séjour à l’hôpital. Alexis Vadot est infiniment reconnaissant de ce vaste mouvement de solidarité, d’autant que le garçonnet doit subir chaque jour des soins douloureux. La présence de son papa et de sa maman l’aident à affronter de telles épreuves. Cette belle mobilisation autour d’une famille très éprouvée montre qu’il ne faut pas croire que tout est fichu dans une société étiquetée « individualiste ». De quoi redonner à tous l’espoir d’avoir foi en son prochain !

 

Sur un air de printemps

Pour annoncer le changement de saison en musique, faisons place aux romances, aux sérénades, aux roses, aux muguets, aux lilas… dans une sélection musicale qui fête le retour de la belle saison ! Saluons donc le dimanche 15 avril ce retour des fleurs… qu’elles soient symboliques ou réelles, allemandes, anglaises ou françaises, de Purcell à Mendelssohn, en passant par Beethoven, Berlioz et Bizet… Le Trio Alphéa (Thierry Juffard violon, Clément Verdier alto, Alice Picaud violoncelle) dirige cette sarabande fleurie. Une visite d’avant-concert est prévue au musée Magnin, dès 17 heures : elle permettra de découvrir quelques œuvres de la collection de la nouvelle saison « Les Fruits du Nouveau Monde »… Avant d’aborder aux environs de 18 h 30 ce concert, laissez-vous guider dans ces représentations printanières des salles du musée. Réservation  au 03 80 67 11 10 (pour concert et visite guidée).

 

Brin d’humour

La charmante boutique « Lili en Pagaille » de la rue des Godrans est un carrefour d’objets, de bijoux fantaisie ou de sacs vraiment originaux. Et ce, à des prix abordables. La fée du logis qui pourvoie à cet univers féérique a la bonne idée d’exposer et de vendre les créations d’une jeune dijonnaise, dont la griffe s’appelle « L’art de Rien » : j’ai craqué devant des broches qui, à coups de boutons et de couleurs flashy, s’inspirent avec humour des autoportraits de Frida Khalo. Rien de tel pour épingler un brin d’humour sur une veste ou un trois-quarts printanier et surréaliste !

 

Jamais sans mon Bomber

Le bomber, qui avait fait ses premières armes l’été dernier, nous revient en force en ce printemps trop timoré. Inspiré du blouson, jadis l’apanage des as de l’aviation militaire, il est relooké aujourd’hui fashion « prairies en fleurs » ou « jachères en folie ». L’escadrille de ces bombers urbains a envahi toutes les enseignes de Dijon. Que vous le mettiez avec un pantalon ou une jupe en jean, vous serez absolument assurée, chère lectrice, d’être dans le vent ! Certains de ces bombers sont décontractés, d’autres plus sophistiqués avec des cols ou des bas de manches en latex argenté, voire doré. Sauf dans quelques boutiques haut de gamme, le prix d’un bomber ne fait pas de la haute voltige. J’en ai vu à 40 ou 50€. Irrésistible, vous dis-je !

 

 

Adieu

J’adore les textes des chansons de Jacques Higelin, ses concerts et son grand talent de pianiste notamment. Homme de la démesure grandiose, du télescopage de toutes les incongruités de la vie, de l’amour, du rocking-chair ou de la cigarette, il démarra l’une des premières étapes de sa toute première tournée à Dijon, dans une toute petite salle perdue au sein de la Fontaine d’Ouche. En dépit de l’alcool (ou à cause de cette dop !) qu’il absorbait déjà assidument, il avait été fantastique, entraînant la petite poignée de spectateurs que nous étions (à peine la trentaine) dans une bacchanale insensée de mots, de rythmes et de folies autant interdites qu’improbables… Bref, notre jeunesse rêvait à la vie, à la mort, à l’absolu. J’avais revu Higelin assez récemment : il attendait Brigitte Fontaine qui se produisait dans un théâtre parisien. Il avait cette allure d’un jeune homme trop vieilli et dévasté qui n’appartenait qu’à lui. A quoi, l’au-delà le promet-il ? L’inferno ? Le Paradise Bar où le … champagne coule à flot ? Surtout Higelin là où tu es désormais, « ne te retourne pas » !

 

Coupables et pas responsables ?

Là, vraiment je fulmine. Que penser de ces profs de lycées qui, préférant sans doute le tirage au sort des futurs étudiants, optent pour le refus d’examiner les dossiers de leurs élèves ainsi que le choix exprimé par ces derniers pour tel ou tel cursus universitaire ? Leurs arguments : ne pas être d’accord avec une réforme qui se fonde sur le travail des lycéens de Terminale, ne pas avoir assumer le choix de trancher et donc d’orienter les jeunes gens, dont ils ont eu la charge tout au long d’une année scolaire… Je trouve cette attitude d’une indécence totale. Que dirait-on d’un maçon qui refuse de monter un mur, sous couvert qu’il n’approuve pas le projet établi par le cabinet d’architecture ? Les profs dissidents ont-ils seulement une pensée pour certains de ces jeunes gens déversés dans des amphithéâtres sans avenir pour eux ? Jusqu’à quand pourront-ils ces enseignants du tout-refus se mettre ainsi la tête dans le sable ? Est-ce que ce manque du sens des responsabilités ne va pas les tarauder, un jour ou l’autre ?

 

L’arrivée du printemps

Le printemps dijonnais montre à peine son nez que tous les cafés et bars du centre-ville sortent leurs terrasses. Dans la foulée de mini-orchestres embrayent qui, sur un air de country, qui, sur un air de rock. Voilà qui confère à nos rues un air de guinguette bon enfant, car les conversations vont bon train d’une table à une autre. Même les touristes se montrent sensibles à cette atmosphère et à la qualité de vie de notre cité.

 

Prix ronds et promos

Pas une boutique des rue de la Lib’, du Bourg, des Godrans ou Piron qui ne fasse pas une offre alléchante aux passants : j’adore la trouvaille sémantique du « Prix rond ». Bref, tout ça pour dire que les bonnes affaires vont bon train, et que certaines acheteuses sont ravies de pouvoir s’offrir un jean à 40 % ou une paire de tennis up to date à prix cassés. Qu’on se le dise ! J’ajoute justement que les designers des marques de chaussures font preuve cette saison d’une imagination qui fait voir la vie en couleurs et en fleurs.