Il y a encore quelques années pour obtenir des revenus réguliers et sécurisés, la solution consistait à souscrire aux obligations d’État. Le rendement était sûr et régulier avec des intérêts ou coupons versés chaque année ou même parfois chaque trimestre. Les assurances Vie en fonds Euro étaient tout aussi appréciées pour leur sécurité ; la disponibilité et le rendement étaient satisfaisants.
Depuis deux ans, avec l’évolution des taux d’intérêt à des niveaux historiquement bas et une fiscalité qui elle n’a pas évoluée à la baisse, les épargnants doivent se repositionner pour trouver des rendements plus performants.
Pour les personnes attachées aux produits d’épargne financière, des voies alternatives aux fonds Euro existent. Pour trouver un revenu digne de ce nom, mieux vaut sortir des sentiers battus et privilégier d’autres véhicules comme les « obligations datées ».
On souscrit à un portefeuille obligataire de même échéance, ce qui permet, sous réserve qu’il n’y ait pas de défaut de paiement (évènement extrêmement rare), de viser un rendement annuel de l’ordre de 3 à 4 % en moyenne pour une durée de 5 à 7 ans. Il est possible aussi de diversifier les durées de détention et les obligations dans plusieurs zones géographiques (Europe, Etats Unis, Asie).
Une autre opportunité est de souscrire à un fonds dit « à formule » ou produit « structuré ». Ces fonds sont, lors de la présentation, fort attirants : durée de 5 à 10 ans avec un taux garanti et indexé sur un indice boursier.
Il est possible que le produit soit « rappelé », c’est-à-dire remboursé par anticipation à partir de 2 ans ou même 1 an.
Plus la Bourse est volatile, et les taux d’intérêt sont bas, plus la garantie du capital coûte cher en terme de performance.
Pour pallier cette contrainte, les banques tendent depuis quelques temps à s’engager sur un capital non plus sécurisé à 100 % mais « protégé » jusqu’à un certain seuil de baisse de l’indice de référence du fonds (-30 ou -40% le plus fréquemment).
Ces produits présentent des garanties appréciables mais compte tenu de l’évolution des taux d’intérêts et des indices boursiers la prise de risque est certaine.
Investir une partie de ses avoirs dans ces fonds est possible mais tenter de rester dans des proportions entre 10 et 15 % du portefeuille semble raisonnable.
La diversification est toujours et encore le Maître mot.
L’immobilier, pour nous Français, reste un investissement qui a vraiment du sens.
Dans le contexte fiscal actuel, l’immobilier n’a pas été privilégié comme investissement par la dernière Loi de Finances. La fiscalité s’est même renforcée avec l’augmentation de la CSG.
Un vecteur a été épargné : la location meublée.
En investissant dans une Location Meublée e Non Professionnelle (LMNP), on peut facilement tabler sur une rentabilité de 3 à 4 % net. La location est confiée à un organisme gestionnaire donc pas de locataire à gérer en direct.
Le gestionnaire s’occupe de trouver le locataire, d’entretenir le bien. Entre le propriétaire et le gestionnaire, un bail de 9 ans, voire 11 ans, est signé. Ce bail permet de bien sécuriser l’opération.
Grâce au statut de Loueur en Meublé, la TVA est récupérable. L’investissement de départ est donc réduit de 20%. Les revenus sont donc réguliers et grâce à l’amortissement comptable du bien, les revenus imposables seront réduits.
La location meublée présente des atouts qui méritent d’être approfondis. Cet investissement reste de l’immobilier. Les critères à examiner avec attention avant de souscrire restent : l’emplacement, le gestionnaire et le type d’activité : loisir, résidence pour étudiants, seniors ou Ehpad.
Une bonne retraite est une retraite bien préparée…





