Une nouvelle école d’ingénieurs pour la Smart City

 

Après l’Esirem, AgroSup, la Burgundy School of Business, l’IAE, mais aussi l’école supérieure de Musique, la métropole dijonnaise accueillera très bientôt un nouvel établissement d’enseignement supérieur, l’ESEO. Le 8 février, les représentants de la métropole dijonnaise, de la région, de l’école ESEO et de l’enseignement supérieur en Bourgogne étaient rassemblés dans les locaux de Dijon Métropole pour la signature d’une convention de partenariat d’objectifs et de moyens entre Dijon Métropole et cette Grande Ecole d’Ingénieurs Généralistes, dont les spécialités, l’électronique, l’informatique et le numérique, sauront servir notre future métropole intelligente…

 

« ESEO à Dijon, c’est une réalité », c’est avec ces mots qu’Hubert Caspin, président du groupe ESEO, a débuté son discours, avant de décerner « la mention très bien » à l’ensemble des équipes qui ont participé à ce projet : « On parle de la jeunesse, aujourd’hui on ne peut pas faire ce sacrifice, merci donc à vous d’accompagner ces efforts au sens de l’enseignement supérieur et de la recherche ». L’installation d’ESEO se dessine en effet avec précision. La première rentrée dans cette école prestigieuse est prévue pour septembre 2020 sur le campus universitaire de Dijon. Elle accueillera 500 élèves, de la classe préparatoire au cycle d’ingénieur, sur un campus high tech de 5 000 m2, qui pourrait être étendu à 7 000 m2. De quoi attirer de nouveaux néo-bacheliers sur le territoire bourguignon, comme l’a souligné François Rebsamen, maire de Dijon et président de Dijon Métropole avant la signature officielle.

Il a également mis l’accent sur l’attractivité de la cité des Ducs, son rayonnement international, et sur l’esprit novateur qu’il cultive avec l’ensemble des élus. Avec son statut d’association à but non lucratif, l’ESEO bénéficiera du soutien financier de la ville et de la région pour son installation et son fonctionnement. Mais l’établissement d’enseignement supérieur générera sans nul doute une activité économique importante, chiffrée à 21 millions d’euros par les services de la métropole. Dijon est en passe de devenir une cité pionnière dans le domaine des informations et communication, avec notamment le projet « On Dijon », celui de la smart city. Ainsi, Dijon Métropole et ESEO s’engagent ensemble à créer un centre reconnu de formation d’ingénieurs et de recherche dans le domaine des Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication (STIC), mais aussi à développer des partenariats avec les acteurs locaux, les autres centres de formations, les start-up… Une seule ambition donc pour la capitale Bourguignonne, devenir leader mondial en matière d’innovation numérique.

 

 

Trois campus en France

L’école ESEO, créée à Angers en 1956, puis installée à Paris et Shanghai, ne cesse de croitre, et ce n’est bien sûr pas un hasard. Son offre de formations répond aux besoins des entreprises, à la pénurie d’ingénieurs face à la transformation numérique. « On va délivrer un vrai passeport à ces jeunes, j’ai parlé à des étudiants de l’école qui ne sont pas encore diplômés, ils le seront à la fin de l’année, ils ont déjà un CDI en poche de la part de leurs employeurs. Pourquoi ? Parce qu’on n’a pas assez d’ingénieurs en France. », a d’ailleurs souligné Hubert Cospin. Le choix de la ville de Dijon s’imposait presque puisqu’il y a 10 ans déjà, l’école a ouvert un cycle de classes préparatoires internationales de deux ans en partenariat avec le lycée Notre-Dame. Les élèves qui intègreront la classe prépa à la rentrée prochaine auront donc la chance d’être les premiers à fouler le sol du nouveau campus ESEO en 2020.

Sous la verrière de Dijon Métropole, les représentants de l’Esirem, d’Agrosup, de la Burgundy School of Business étaient également présents pour applaudir l’arrivée de cette nouvelle école. Hubert Cospin s’en est d’ailleurs réjoui : « Je suis heureux qu’il y ait d’autres écoles d’ingénieurs, je pense que l’université joue un rôle bénéfique, vous formez de très bons ingénieurs. », avant d’ajouter « Mais le drame aujourd’hui, c’est que l’on n’a pas assez d’élèves, qui ayant leur Bac S en poche, veulent faires des études scientifiques. Il y en a environ 35 000, s’il y en avait 10 000 ou 15 000 de plus et nous avons la capacité de le faire en France, ils auraient tous un beau métier, un métier passionnant et je ne parle pas de l’électronique spécifiquement. ».

Avec ses trois campus en France, ESEO proposera aux étudiants une formation sur mesure, en lien direct avec le monde de l’entreprise et avec un large choix d’options. A Dijon, l’école s’investira dans la stratégie numérique de la métropole et formera les ingénieurs qui bâtiront notre ville 3.0.

 

Léa Chauchot