Automobile Club de Bourgogne : « 2018 sera une mauvaise année pour les conducteurs »

 

Stationnement, taxes, permis, amendes… les conducteurs vont connaître bon nombre de changements en 2018. L’Automobile Club de Bourgogne revient sur ces différents points.

 

L’année 2018 a commencé avec deux mesures importantes et notables, la dépénalisation du stationnement payant et l’augmentation du prix des carburants. C’est dans le cadre de la loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles que les villes ont récupéré la maîtrise de leur politique de stationnement payant. L’amende est ainsi remplacée par un forfait post-stationnement. À Dijon, pas de changement, les tarifs de stationnement restent les mêmes que ce soit en zone bleue ou en zone orange. Le forfait post-stationnement reste à 17 euros en cas de non-paiement ou de paiement insuffisant, si l’utilisateur s’en acquitte dans les 72 heures (30 euros s’il ne paie pas sous trois jours).

 

Des taxes en hausse

La Loi de Finances 2018 apporte aussi son lot de changement, les taxes sur les carburants augmentent et s’alignent afin de réduire l’écart entre l’essence et le diesel. Le malus appliqué aux véhicules neufs est quant à lui durci et se déclenche maintenant dès 120 grammes de CO2 par kilomètres, contre 127 en 2017. La taxe additionnelle sur l’immatriculation des véhicules d’occasion est aussi durcie. Elle reste à 100 euros pour une puissance fiscale comprise entre 10 et 11 CV, mais passe à 300 euros pour la tranche entre 12 et 14 CV et à 1 000 euros à partir de 15 CV. Enfin, une nouvelle taxe de 500 euros par cheval vapeur (CV) fait son apparition sur l’immatriculation des véhicules de tourisme de plus de 36 CV.

 

Des réformes sur fond de sécurité

« Beaucoup de choses négatives vont entrer en vigueur en 2018 », confie Alain Hugard, président de l’Automobile Club de Bourgogne. La limitation de la vitesse à 80 km/h au lieu de 90 actuellement. « On veut la juste vitesse par rapport à la route et à son état », ajoute-t-il.

À partir du 1er janvier 2018, les candidats au permis B seront évalués sur leurs notions de 1er secours. « Il y a tant de choses à faire pour lutter contre la hausse du nombre de morts sur la route », explique Tristan du Fou, vice-président de l’Automobile Club de Bourgogne, pour qui l’Etat agit aujourd’hui en mettant davantage l’action sur la répression que sur la sécurité. « Il faudrait commencer par lutter contre l’utilisation du téléphone au volant, renforcer les contrôles d’alcool ou de drogues ou encore sensibiliser les conducteurs au nouveau code de la route, à partir d’un certain âge ».

 

Antonin Tabard