Conférence Dijon l’Hebdo : Travail ou Retraite, il faut choisir !

Afin d’apporter sa pierre à la vie de la cité, Dijon l’Hebdo a décidé d’organiser des conférences avec ses chroniqueurs. Ainsi Jacques Cleren, à la tête d’Athenis Conseils, société spécialisée dans la gestion de patrimoine, qui nous décrypte dans chaque numéro les tendances financières du moment, vous convie le 26 octobre prochain à 18 h 30 dans les nouveaux locaux du Centre d’affaires LBA Dijon-Foch-Gare (1) pour une conférence-débat. Sur un thème d’actualité pour beaucoup : « Travail ou retraite, il faut choisir ? » Car la retraite suscite toujours de nombreuses interrogations. Dans le contexte actuel, quelles sont les règles qu’il ne faut absolument pas négliger ? A l’occasion de cette conférence, interviendront également Paul Laurent, responsable retraite chez Klesia ainsi que Francis Hamann, spécialiste de l’épargne salariale et des produits retraite chez Eres Gestion. Jacques Cleren nous en dit plus…

Jacques Cleren : « Nous savons tous que nous n’aurons pas le même niveau de revenus lorsque nous serons à la retraite. La constitution d’une épargne peut être l’un des moyens de compenser ce différentiel. Préparer sa retraite c’est bien, mais il faut aussi pouvoir la mobiliser en cas de coup dur. L’assurance vie est une formidable enveloppe : le « couteau suisse ». Avec l’assurance vie, l’on peut doser le niveau de risque en investissant soit dans des fonds Euro comme sur les marchés boursiers du monde entier. Après huit ans d’existence du contrat, la fiscalité des retraits est plus faible. De plus, il est toujours bon de rappeler que l’assurance vie permet au souscripteur de transmettre 152 500 € par bénéficiaire sans aucun impôt.

Autre support à long terme : le Plan d’Epargne Actions. Ce produit devrait rester l’un des seuls placements non concernés par la « flat taxe ».  A condition de n’effectuer aucun retrait pendant cinq ans, toutes les plus values et tous les dividendes touchés sont exonérés d’impôt. Le PEA reste un placement orienté exclusivement sur les Marchés Actions. Il présente des risques significatifs. Investir sur son PEA régulièrement permet de lisser les performances et obtenir sur du long terme des performances acceptables. Deux autres supports quelque fois mal connus : le PEE et PERCO.

Tout d’abord, regardons le PEE, autrement dit le Plan d’Epargne Entreprise. Pour ceux qui ont la chance de pouvoir en profiter dans le cadre de leur entreprise, celui-ci ne risque pas d’être soumis à la « flat taxe » Si en tant que salarié, l’on peut loger son intéressement et ou sa participation versés par son employeur, ces sommes sont exonérées d’impôt sur le revenu et ne subissent qu’une taxe de 8% de forfait social. La sortie peut se faire à partir de la sixième année après l’investissement de départ.

Il existe des possibilités de sortir avant cette échéance pour des cas très précis comme l’acquisition de sa résidence principale, le mariage, le divorce. Lorsque l’on récupère des fonds, seule s’applique la CSG soit 15,5% aujourd’hui et 17,2 % à partir du 1er janvier 2018. Ce dispositif peut être mis en place dans toutes les entreprises ayant au moins un salarié. Le champ d’application est donc très large et permet aux salariés comme aux employeurs de bénéficier de ce dispositif fort attractif car peu chargé socialement et fiscalement.

Intéressons-nous maintenant au PERCO (Plan Epargne Retraite Collectif). Ce dispositif est la continuité du PEE. Il a été mis en place en 2003. La grande différence avec le PEE réside dans le fait qu’il n’est possible de récurer ses capitaux que lorsque l’on part en retraite. L’employeur, comme avec le PEE, peut abonder chaque année. Le salarié peut lui aussi verser son épargne mais on peut aussi y loger des flux d’épargne salariale venant du PEE de l’intéressement ou de la participation. Avantage : les taux réduits de cotisation salariale et les avantages fiscaux à la sortie lors du départ en retraite. Pas de fiscalité : simplement comme pour le PEE, la CSG à 15 ,5 % aujourd’hui et 17,2% à partir du 1er janvier 2018.

Ces deux dispositifs permettent aux titulaires de ces dispositifs de récupérer des capitaux lors de leur départ en retraite. Ces contrats ne sont pas viagers. C’est à dire que le capital n’est pas aliéné. Le titulaire converse l’intégralité des sommes placées et les intérêts capitalisés sur la période bien évidemment.

Pleins feux enfin sur le PERP. Le Plan d’Epargne Retraite Populaire a été lui aussi mis en place en 2003. Comme pour les contrats Madelin (contrats réservés aux travailleurs indépendants et non aux salariés), l’argent investi est bloqué jusqu’à la retraite mais assorti d’un avantage fiscal.

La déduction d’impôt est en fonction de la tranche d’imposition du contribuable. Par exemple, si un contribuable est dans une tranche fiscale à 30% et qu’il verse 1 000 €, il pourra déduire 300 € de ses revenus. Le grand inconvénient de ce placement est qu’il est bloqué jusqu’à la retraite sauf cas exceptionnel. A la retraite, une rente est versée au titulaire du contrat. Cette rente est imposable au titre des pensions et retraites. Depuis 2011, il est possible d’effectuer une sortie partielle en capital de 20%, la rente est calculée sur le solde.

Ces solutions présentent toutes des avantages et des inconvénients. La solution idéale existe-t-elle ? Chacun pourra en fonction de sa situation personnelle et de ses capacités d’épargne trouver La ou Sa solution. Des conseils d’un professionnel du Patrimoine peuvent aussi être fort utiles. Je vous donne rendez-vous le 26 octobre afin d’évoquer avec vous l’ensemble de ces solutions retraite… »

(1) Le 26 octobre prochain à 18 h 30 au Centre d’affaires LBA Dijon-Foch-Gare (10-12 avenue Foch 21000 Dijon)

Pour participer à cette conférence, il suffit de vous inscrire sur contact@dijonlhebdo.fr