Législatives : « La deuxième avec Jean-François Dodet »

Jean-François Dodet a laissé le siège de maire de Saint-Apollinaire afin de se consacrer à 100% à la campagne des législatives sur la 2e circonscription de Côte-d’Or. Pour ce faire, il vient de créer une association dont le slogan résume parfaitement son état d’esprit : « Être utile, avec bon sens ! »

Le 8 janvier dernier, lors de la traditionnelle cérémonie des vœux du maire de Saint-Apollinaire, le discours de Jean-François Dodet avait été des plus émouvants … Et pour cause : dans un Espace Tabourot des Accords plein à craquer, devant pas moins de 400 personnes dont de très nombreuses personnalités, il s’agissait de ses derniers voeux comme premier magistrat de cette commune phare de la métropole dijonnaise. Une agglomération, au demeurant, dont il était aussi l’un des vice-présidents sous la précédente mandature, en charge de délégations de taille : la biodiversité, la qualité de l’air et le plan bruit…

Comme son prédécesseur Rémi Delatte, à la tête de la mairie de Saint-Apollinaire, dont il fut le bras droit durant de nombreuses années (il fut également son collaborateur lorsque celui-ci a été député), Jean-François Dodet a fait le choix de transmettre à son premier adjoint, Frédéric Goulier, qui « est sur la même ligne et porte les mêmes valeurs au service de tous les habitants ».

Et l’engagement qui fut le sien au service des Épleumiens comme de tous les habitants de Dijon Métropole, le médecin de santé publique entend désormais le mettre à profit de celles et ceux qui résident dans la 2e circonscription. Et, plus largement, au service de la France…

Car, Jean-François Dodet est candidat aux prochaines élections législatives, comme il l’avait annoncé en toute transparence dès le mois de novembre lors d’une réunion publique : « Ce qui était possible avant ne l’est plus aujourd’hui. Quand on est maire de Saint-Apollinaire, on ne peut pas se réserver du temps pour aller écouter ce que pensent les professionnels, ce à quoi aspirent les citoyens. On ne peut pas s’investir à 100% dans cette phase d’échanges, de dialogues essentiels. J’ai décidé de me consacrer désormais à cette échéance car nous sommes dans un moment crucial de la vie politique française avec les deux extrêmes qui font plus que taper aux portes ».

« Les extrêmes n’ont jamais été ma tasse de thé »

Et de développer : « En juillet 2024, les élections législatives ont vu apparaître sur notre circonscription une députée écolo-LFIste. Et le RN n’a jamais été aussi haut… Moi, les extrêmes, cela n’a jamais été ma tasse de thé. Cela m’a conforté dans ma volonté d’y aller, de porter des idées de fond sur des sujets essentiels pour nos concitoyens ».

Aussi vient-il de créer une association intitulée « La Deuxième avec Jean-François Dodet », afin d’animer le débat public en proximité, avec des élus, des chefs d’entreprise, le monde associatif, les citoyens… Son objectif : « organiser des temps d’échanges apaisés, loin des excès que nous servent chaque jour des représentants nationaux actuels, mais aussi faire émerger toutes les initiatives contribuant au développement du territoire ». Autrement dit : « Être utile, avec bon sens ! », comme le slogan de cette association le résume clairement.

Ainsi, après une première rencontre sur la fin de vie, un deuxième temps fort est annoncé sur la faillite programmée de la Sécurité sociale : « Comment faire pour préserver notre modèle social, voilà l’une des questions de fond qu’il faut aborder. Il faut aussi s’interroger sur la sécurité. Par exemple, je suis contre la loi transférant la sécurité aux polices municipales. Regardez à Saint-Denis, où le maire LFI annonce qu’il va désarmer sa police municipale. Cela montre qu’il faudra bien que l’État fasse toujours quelque chose dans ces villes… Lorsqu’il y a 9 ans j’ai préconisé la tolérance 0 à Saint-Apollinaire, certains m’ont dit : attention avec ce terme. Mais qu’est-ce que la tolérance 0 si ce n’est simplement l’application de la loi ! »

Modèle social, sécurité, éducation nationale, retraite, harmonie entre l’urbain et le rural… les sujets sur lesquels va travailler cette association sont légion. Et elle va également placer les projecteurs sur « les superbes projets du territoire ». « Car je souhaite mettre en avant le positif », insiste le candidat, avant de conclure : « Il y a certes beaucoup de contraintes nationales mais nous avons énormément d’atouts. Il faut arrêter de tomber tout le temps dans le fatalisme qui ne fait que nourrir les extrêmes ! » Réponse en 2027 pour savoir si le fatalisme l’emportera à la présidentielle… puis aux législatives !

Xavier Grizot