Le samedi 24 mars se déroulera l’ouverture de la pêche à la truite. Pour ce qui s’apparente toujours à un événement, la Fédération de Côte-d’Or pour la pêche et pour la protection du milieu aquatique se mobilise fortement. Mais cette Fédération est sur bien d’autres fronts…
6 h 24 précises. C’est à cette heure, soit une demi-heure avant le lever du soleil, le samedi 24 mars que tous les amateurs de la pêche à la truite pourront à nouveau s’en donner à cœur joie. Et ils sont nombreux… Ceux-ci ne manqueront pas de s’apercevoir, à cette occasion, du rôle capital de la la Fédération de Côte-d’Or pour la pêche et pour la protection du milieu aquatique. Il faut dire que pour ce moment tant attendu celle-ci a repeuplé les rivières du département. Elle a en effet réinjecté entre 12 à 15 tonnes de truites, à la demande des AAPPMA (Associations Agréées pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique). Des truites arc-en-ciel triploïdes élevées à des fins halieutiques dans sa pisciculture de Velars-sur-Ouche qui ne se reproduisent pas et permettent de protéger les souches sauvages…
Car cette Fédération présidée par Jean-Pierre Sonvico porte parfaitement bien son appellation. Dans une région comme la Bourgogne et même si l’eau est son domaine d’excellence c’est bien normal diront certains, avec un humour non feint ! La Fédération se démultiplie afin que les passionnés puissent s’adonner à leur loisir de prédilection mais aussi pour œuvrer au développement durable d’une de nos ressources les plus capitales. Et, dans le domaine, la Côte-d’Or n’est pas en reste puisqu’elle comptabilise 1 486 km de rivières de 1re catégorie, 1 360 km de seconde catégorie, 1 550 ha de plans d’eau et réservoirs, 100 km de Saône et 205 km de canaux !
C’est dire si le rôle de cette Fédération, qui, avec environ 25 000 encartés, représente l’une des plus importantes de l’Hexagone, est essentiel… La période étant à la reproduction des brochets, elle a par exemple redoublé d’efforts en ce qui concerne les frayères destinées à cette espèce en difficulté. Et notamment sur la Saône et la Vingeanne où elle a effectué d’importants travaux…
« Une espèce très vulnérable »
« Ces travaux qui entrent dans la protection d’une espèce très vulnérable portent leurs fruits comme le montre les comptages réguliers que nous effectuons. Nous assistons à une belle remontée des brochets sur les frayères que nous avons créées ou refaites. C’est positif mais nous referons des pêches d’inventaire dans les deux mois qui viennent afin de réaliser un état des lieux encore plus précis », souligne Jean-Pierre Sonvico. A noter que, pour ces travaux qui participent à l’entretien de l’habitat des poissons et, de facto, à la qualité des rivières, la Fédération a été lauréate de la Fondation de l’environnement du Crédit Mutuel… C’est dire toute leur importance, les frayères naturelles ayant pratiquement disparu.
Que ce soit pour les adeptes de la gaule ou bien pour la préservation du milieu aquatique, la Fédération est sur tous les fronts. Mais – et c’est un des pans de son action méconnu – elle agit également pour l’emploi des nouvelles générations. La Fédération accueille en effet des stagiaires, du bac pro au master en passant par les BTS, dans chacun de ses quatre pôles : administratif, technique, développement et pisciculture. Et tous les stagiaires ont réussi leurs examens… Comme quoi la Fédération de Côte-d’Or mérite une très bonne note !
Camille Gablo





