Porté par Ghitti Immobilier, le projet immobilier d’envergure Garden State, sur l’ancien site occupé par les Jardins de l’Engrenage, poursuit sa marche en avant. Le 28 mars fut inaugurée la première tranche à destination des locataires de Grand Dijon Habitat. A cette occasion, les messages du bailleur et de la Ville de Dijon ne sont pas passés pas inaperçus…
Il faudra attendre de futures rotations pour celles et ceux qui ont postulé pour les 70 logements de Grand Dijon Habitat dans le nouvel ensemble immobilier Garden State. Ils ont en effet tous été attribués. Et, selon le président du bailleur social de la métropole, « les sollicitations de nos concitoyens ont été très nombreuses ». A l’occasion de l’inauguration, le 28 mars, venant ponctuer l’avancée des travaux de ce projet d’envergure, qui au total, comprendra 307 logements et 11 maisons de ville.
Hamid El Hassouni fut dithyrambique sur cette première tranche : « C’est un chantier emblématique et une réalisation exemplaire. Sans revenir sur de vieilles polémiques, Garden State représente un trait d’union architecturale, une liaison harmonieuse entre l’avenue de Langres, le quartier résidentiel de la rue Verniquet et le parc Jeanne Barret. Les appartements sont classés en A ou B et très économes en énergie, ce qui garantit des charges maîtrisées. Les locataires sont d’horizon divers et c’est un très bel exemple d’une mixité sociale réussie ».
Et le président de Grand Dijon Habitat, devant une assistance nombreuse réunie pour l’occasion, n’a pas manqué de rappeler l’impérieuse nécessité de construire : « Nous avons chaque année 12 000 demandes de logements à l’échelle de la métropole pour seulement 2 200 attributions tous bailleurs confondus. Aussi notre responsabilité morale est-elle de continuer à bâtir des logements, ce qui contribue à donner vie à une ville ! »
« Ma vision de l’urbanisme »
A ses côtés, la maire de Dijon Nathalie Koenders s’est appuyée sur cette opération pour dessiner la ville d’aujourd’hui et de demain : « Elle représente ma vision qui consiste à lier l’urbanisme et la transition écologique. Ma volonté, comme celle de François Rebsamen durant plus de 20 ans, est de pouvoir loger dignement nos habitants dans cette ville. Le logement est la première des dignités humaines… Et pour continuer à maintenir le même nombre d’habitants et se développer, il faut construire.
Dans le même temps, je suis bien consciente que nous avons besoin de végétalisation et de nature. Vivre dignement, c’est aussi vivre aux côtés de parcs, de jardins… Je ne souhaite plus que l’on construise sur des terres non artificialisées, aussi ai-je choisi, pour un projet qui n’est pas très loin (ndlr : Venise 2), sans céder aux intimidations ou menaces, de dire que c’était certes un beau projet mais mal parti à bien des égards. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas fait appel auprès du tribunal administratif… »
En revanche, pour Garden State, la première magistrate a précisé : « Ici, nous étions sur des terres déjà artificialisées, et, même malgré l’occupation qu’il y a eue dans les années 2020, je n’aurais pas non plus cédé pour que ce projet avance. Nous avons créé à proximité un parc public, le jardin Jeanne Barret, qui profite aux habitants et aux deux écoles. Nous sommes véritablement dans le cap qui me tient à cœur ici ». Dont acte… le décor était planté, à l’occasion de l’inauguration de cet immeuble de Grand Dijon Habitat, qui a nécessité un investissement global de quelque 8 M€ (dont 800 000 € de subvention de Dijon Métropole et 113 000 € de l’État).
Le long de la ligne du tramway, Garden State porté par le promoteur Ghitti Immobilier, poursuit sa marche en avant. En septembre prochain, le bâtiment Strada devrait être livré…
Xavier Grizot





