Les 1er septembre et 8 décembre 2012 sont restées des dates emblématiques de l’histoire récente de Dijon. Il faut dire qu’elles correspondent aux lancements des deux lignes de tramway T1 (Dijon Gare – Quetigny Centre) et T2 (Dijon Valmy – Chenôve Centre). Et celles-ci furent mises en service au terme d’un chantier (lui aussi historique) de 1 055 jours. Pour ce faire, 20 km de voies ont été bâties, 4 444 rails ont été posés, 35 stations ont été créées. Sans omettre la plantation, à l’époque, de 2 000 nouveaux arbres et 7 hectares de pelouse.
L’inventivité écologique du projet avait été primée par le magazine Ville Rails et Transports et lui avait même valu un Light Rail Award remis par le ministre britannique des Transports. Des délégations étaient également venues de toute l’Europe, et même du Japon, afin de constater in situ la méthode dijonnaise. Il faut dire que celle-ci avait dû faire fonctionner une machine de 220 entreprises et pas moins de 4 000 hommes et femmes, de tous corps de métier, pour cette réalisation d’envergure. Ce qui a généré une véritable aventure humaine.
Le chantier avait été scindé en 3 lots de 7 kilomètres qui avaient été confiés à des leaders français de la construction de lignes de tram : Colas, Eurovia et Eiffage. Chacun d’entre eux étaient à la tête d’un groupement d’entreprises, dont beaucoup de PME locales. Les trois fronts ont pu ensuite avancer concomitamment, le tout placé sous la maîtrise d’ouvrage de la communauté d’agglomération de l’époque, le Grand Dijon. Et le chantier a fait la part belle à des innovations de taille (le choix a notamment été fait d’un enrobé à module élevé pour remplacer le traditionnel béton en ce qui concerne la couche principale. Un goudron on ne peut plus résistant durcissant instantanément, là où le béton nécessite 7 à 28 jours… A l’issue, Dijon a retrouvé le tram et son visage urbain en fut profondément modifié !
Dijon et le tramway : une (vieille) histoire
En 1895, Dijon fut parmi les premières villes de l’Hexagone à se doter d’un tramway électrique. Parmi ses dessertes, figuraient la gare Porte-Neuve, le parc de la Colombière, le cimetière, l’avenue du Drapeau, la base aérienne Longvic, Chenôve… Après la deuxième guerre mondiale, il circulait toujours mais les trolleybus ont commencé à faire leur apparition. Et le réseau bus, dont les premiers éléments étaient apparus en 1933, se développe à vitesse grand V, si bien qu’en 1961 le tramway tire sa révérence dans le Dijon du XXe siècle. Mais il faut savoir également que c’est en réalité en 1888 que Dijon fut doté de son premier tramway qui était à l’époque à traction… animale. Et celui-ci comportait déjà deux lignes reliant la gare à la place Wilson, la place de la République et le Port du Canal !
Concertation publique du 2 juin au 1er août
En application du code de l’urbanisme, le potentiel de développement d’une nouvelle ligne de tramway est soumis à concertation préalable. Celle-ci a pour objet de donner accès à une information transparente, d’informer le public et les acteurs concernés sur les aménagements prévus, de recueillir d’éventuelles observations ou demandes permettant d’enrichir l’élaboration du projet et d’éclairer les futures prises de décisions. Cette concertation aura lieu du lundi 2 juin au vendredi 1er août 2025. Pas moins de 5 réunions d’information et de débat à destination de tous les habitants de Dijon Métropole seront organisées.
Sur un plan plus thématique, des ateliers de coproduction seront proposés afin d’échanger autour de quelques sujets clefs : le partage de l’espace public, l’environnement et la végétalisation, l’intermodalité et l’accessibilité. Un dispositif complété par des rencontres avec le monde économique et les commerçants mais aussi des balades urbaines pour amener les habitants à « visualiser » l’insertion du tramway dans son environnement.





