Le CGFL annonce de bonnes nouvelles

S’il en est un qui n’est pas resté insensible au sondage Arthur Loyd sur l’attractivité territoriale qui place Dijon en tête des métropoles intermédiaires, c’est bien le professeur Coutant, directeur général du CGFL. Il est vrai que l’établissement de lutte contre le cancer contribue, lui aussi, au rayonnement de la métropole dijonnaise.

Peut-on dire que c’est un classement qui vous rend légitimement fier ?

« Bien sûr. Mais il convient de ne pas oublier les autres acteurs de la santé car ils concourent eux aussi à l’attractivité de la métropole dijonnaise. La santé ne peut pas se résumer à la lutte contre le cancer. On le sait, Dijon Métropole est reconnue pour le dynamisme de sa filière santé. Aux côtés du CGFL, il y a bien sûr le CHU Dijon Bourgogne qui est également un pilier de cette filière à la fois comme établissement de référence mais aussi en tant que centre de recherche et d’enseignement.

Et au-delà de nos établissements, il ne faut pas oublier que Dijon Métropole héberge sur son territoire une centaine d’entreprises, de laboratoires, start up, biotech… Et cet écosystème qui représente une force, est structuré autour du technopôle Santenov Dijon-Bourgogne. On peut dire qu’il contribue à faire évoluer la science, et bien sûr la santé. Et les habitants de la métropole en retirent un bénéfice évident ».

En quoi le CGFL contribue-t-il à ce rayonnement ?

« Et si on parle plus spécifiquement du CGFL, il est important de mettre différents axes en avant. Le premier, c’est l’innovation sous toutes ses formes. Vous savez que c’est mon leitmotiv : l’innovation pour tous. Sans reste à charge. C’est à dire pour tous les habitants du territoire qui, s’agissant du CGFL, va bien au delà de la métropole. C’est en effet toute la Bourgogne qui bénéficie de cette politique ».

Et vous avez une bonne nouvelle à annoncer ?

« Pas une mais deux. Tout d’abord, le CGFL va être le troisième centre en France métropolitaine à être équipé, en juin prochain -le bon de commande est signé-, d’une machine révolutionnaire qui s’appelle un TEP scanner Grand Champ. Révolutionnaire dans la mesure où il permet de faire des images en une acquisition. Ce qui va permettre de diviser par trois les doses d’injection aux malades et par cinq le temps d’acquisition des images. Je vous laisse imaginer les énormes avantages de cette machine pour les patients. Nous serons les troisièmes à être doté d’un tel équipement qui nécessite un investissement de 10 millions d’euros.

Pour mémoire, nous avons été, en 2016, les premiers à avoir le TEP scanner numérique. Nous avons été les deuxièmes à avoir la radiothérapie guidée par IRM. Vous noterez que Dijon est toujours un des premiers à être équipé des appareils les plus modernes en termes de prise en charge du cancer.

L’autre point qui nous met en avant, c’est notre unité de phase précoce. Et là, nous ne sommes que deux centres labellisés dans tout le Grand Est de la France. L’autre centre, c’est Strasbourg. Deux sites sont associés au CGFL pour l’occasion, ce sont les CHU de Besançon et de Dijon ».

Et l’autre bonne nouvelle ?

« Nous allons créer, juin prochain, une unité tout à fait unique. Ce sera une unité de médecine de précision et d’accès aux innovations thérapeutiques. Cela veut dire que tous les malades traités au CGFL, sous protocole de recherche, seront hospitalisés dans cette unité avec du personnel dédié. Prendre en charge un malade dans le cadre d’un protocole de recherche nécessite un niveau d’exigence à tous les niveaux. Avec les exemples que je viens de vous donner, vous comprenez comment le CGFL contribue, à son niveau, à faire rayonner la métropole dijonnaise ».

Avec l’innovation, la recherche est aussi profondément inscrite dans l’ADN du CGFL ?

« Totalement. La recherche, c’est bien évidemment aussi dans l’ADN des centres de lutte contre le cancer. J’aimerais évoquer le projet Comète. D’un coût de 8 millions d’euros, subventionné par l’Europe, c’est un projet 100 % dijonnais. Comète, c’est un consortium qui regroupe l’université Bourgogne-Europe avec le laboratoire de chimie moléculaire, Oncodesign et le CGFL. Ce projet aura pour objet d’inventer, au sens littéral du terme, de nouvelles molécules de radiothérapie interne vectorisée pour tenter de traiter au mieux des cancers qui sont aujourd’hui difficilement curables. Encore un exemple qui contribue au rayonnement de la métropole dans le domaine de la santé et de la recherche avec des acteurs partenaires ».

Propos recueillis par Jean-Louis Pierre