« J’ai deux amours, mon pays… et Odysséo ! »

Lors de son entrée au Panthéon, le 30 novembre dernier, le président de la République déclarait que « cette icône méritait la reconnaissance de la Patrie ». Nous voulons bien évidemment parler de Joséphine Baker. Première femme noire à rejoindre le « temple » républicain, cette grande dame à plus d’un titre est mise à l’honneur dans un autre temple… dijonnais. Celui du music-hall…

Si elle était notre contemporaine, Joséphine Baker aurait, qui sait, revu quelque peu son répertoire pour chanter « J’ai deux amours, mon pays et… Dijon ! » Nous n’écrivons pas cela par chauvinisme mais parce que le cabaret Odysséo, qu’il n’est plus besoin de présenter tellement cette salle de spectacles a su s’ancrer magnifiquement au bord du lac Kir, a décidé de lui rendre un hommage de taille. En lui conférant une nouvelle revue entièrement dédiée appelée, comme il se doit, « Osée la Joséphine ».

C’est ainsi, en quelque sorte, le retour de Joséphine Baker à ses premières amours, le milieu du music-hall, un siècle après ses débuts à Broadway (c’était avant qu’elle ne franchisse l’Atlantique et que la France ne tombe sous le charme de son talent aux Folies Bergères).

Cette figure iconique aux multiples facettes – elle fut danseuse, chanteuse, actrice… – a inspiré Jean-Marie Eblé, responsable artistique d’Odysséo, qui est susceptible de retracer son incroyable parcours durant des heures : « C’est un hommage à sa vie mais aussi à l’héritage qu’elle nous a laissé. C’était une femme généreuse, engagée, résistante… C’était une inlassable militante et elle fut de tous les combats : pour les droits civiques aux États-Unis, pour les droits des femmes, contre le racisme, contre la guerre… Et quand l’on sait que tous nos artistes sont ukrainiens, alors ! J’ai voulu que ces allégories soient présentes dans notre nouveau spectacle. Un siècle plus tard, elle représente toujours un exemple pour les nouvelles générations, qui écoutent encore ses chansons ou bien celles de Beyoncé ou Donna Summer, qui, elles-mêmes, s’en sont inspirées ».

« José la Grappe »

« Tous les tableaux de cette nouvelle revue ont un rapport avec les épisodes de sa vie : l’Afrique, l’armée, le music-hall, la lutte pour les minorités, etc. C’est la trame de notre spectacle qui a du sens mais qui est là aussi pour amuser, pour faire rêver », ajoute le metteur en scène, qui brûlera lui aussi les planches, sous les traits d’un personnage loufoque, « José la Grappe », un clin d’œil à ses côtés alsacien et bourguignon en pleines vendanges.
L’humour et l’amour – le mot qui caractérisait le mieux, selon lui, Joséphine Baker – seront ainsi au rendez-vous lors des représentations qui se poursuivront jusqu’à la fin juin. Vous pouvez d’ores et déjà noter sur vos agendas celles du 15, du 18, du 25 et du 29 septembre (à 12 h) ainsi que celles du 24 et du 30 septembre à 19 h 30 (1). Que ce soit lors des déjeuners ou des dîners spectacles, vous dégusterez tout autant avec vos papilles qu’avec vos yeux. Des menus cabaret qui vous feront mordre à pleines dents dans la France des années folles. Cette France où Joséphine Baker se faisait un nom… pour l’éternité. Après l’entrée de cette femme libre par excellence au Panthéon le 30 novembre dernier, elle fait ce mois de septembre son entrée à Odysséo… Alors, vous aussi, « Osez Joséphine… »

Camille Gablo


Cabaret Odysséo
Domaine du Lac - Lac Kir

21370 Plombières-lès-Dijon

03.80.48.92.50

  1. Tous les renseignements et les pré-réservations sur le site www.cabaret-odysseo.fr