Rue Amiral Roussin : Des papillons comme s’il en pleuvait

Commerçante dans la rue Amiral Roussin depuis 25 ans, Isabelle Laraque est une actrice à part entière de la vie Dijonnaise. Elle est aujourd’hui à l’initiative d’un projet de décoration de la rue Amiral Roussin en collaboration avec la mairie de Dijon. Une façon pour elle de rendre hommage et de promouvoir à sa rue bien-aimée.

À Dijon, on ne parvient plus à dissocier la rue Amiral Roussin d’une de ses plus célèbres locataires. Car si les locaux et les touristes aiment s’y aventurer pour admirer la richesse architecturale incontestable qui la compose ou bien pour y déguster de bons petits plats, la boutique d’objets de fantaisie et de voyage « Terre de Lune » est devenue, depuis 25 ans maintenant, un autre motif d’attraction de cette rue historique.

Plus qu’un simple commerce, la boutique gérée par Isabelle Laraque est devenue  une référence dans la capitale des Ducs, notamment grâce à la vente d’objets d’art et décoratifs du monde entier. Avant de poser ses valises définitivement aux abords de la place Jean Macé, cette patronne dans l’âme a passé de nombreuses années au sein du centre Dauphine -aujourd'hui en pleine reconstruction- qu’elle dit également avoir « beaucoup apprécié » avant sa fermeture.
Une longévité de plus de 32 ans à Dijon en tout, qui pousse même la commerçante d’origine haïtienne et nord-irlandaise à dépasser les frontières du simple engagement commerçant.
Ainsi, au printemps dernier, elle a imaginé un projet en collaboration avec la mairie de Dijon et l’accord des autres commerçants de la rue visant à disposer des papillons suspendus dans la rue Amiral Roussin : « Nous avons la chance de travailler dans une rue magnifique et je pense que ce genre d’initiative peut valoriser nos commerces et l’image déjà positive de la rue, en plus d’apporter de la gaieté aux gens ».
En fait, cette ancienne commerçante parisienne accorde beaucoup d’importance à la notion de fidélité, que ce soit avec ses partenaires des quatre coins du monde ou pour sa ville d’adoption : « Je pense qu’il est nécessaire d’être acteur de sa ville. Quand on est dans un lieu, je crois qu’il faut s’y investir même si notre ville fait déjà beaucoup de choses pour améliorer le quotidien de ses habitants ».
Débutée tout récemment, cette initiative financée par les budgets participatifs et soutenue par la commission de quartier centre-ville, sera 
prolongée jusqu’au mois de décembre avant d'être renouvelée l’été suivant. Une manière de rappeler que cette ruelle est un joyau du patrimoine dijonnais et que, lorsque qu’on aime profondément quelqu’un ou quelque chose, on en prend soin. Une doctrine qui semble susciter l’adhésion unanimement des autres acteurs économiques de cette rue historique et qui sans nul doute, va attirer l'attention de ses passants.

Luc Lavoué