Les brèves de Jeanne Vernay

Démarche de mémoire

Depuis longtemps, la Ville de Chenôve effectue un intense travail de mémoire sur la période 1939- 1945 ; on se souvient des méthodiques recherches de Jean-Marie Bordet qui, captant les témoignages de Résistants déportés, avait pu réaliser une collection de films exemplaires : « Le Dernier Témoin, Alix Lhote : la ligne d’une vie, Sur les traces de Marcel Suillerot, Au plus profond de la nuit… » On revoit l’inauguration par Roland Carraz de la stèle en hommage à Pierre Meunier, « l’ami de Jean Moulin ». Afin que la jeunesse de la commune « sache ce qu’elle doit à ceux qui se sont levés hier pour sa liberté d’aujourd’hui ». On se rappelle également les nombreuses conférences animées par d’anciens déportés. Cette-fois, c’est un parcours de mémoire qui vient d’être mis en place et inauguré à l’occasion des cérémonies du 8 mai. Un circuit pédestre de cinq kilomètres à travers la cité relie désormais les lieux symboliques liés à la Seconde Guerre mondiale et, surtout, à la Résistance, active à Chenôve. Ainsi, l’itinéraire soigneusement établi conduit à deux arrêts emblématiques : rue Jules Blaizet, dans le vieux bourg, devant l’ancien café « Le Grand Saint-Vincent » de Maxime Guillot, qui, arrêté, se donna la mort devant la gestapo à Dijon. Et place Marcel Naudot, le maire tué en déportation, pour avoir assisté à l’enterrement de son ami Guillot en dépit de l’interdiction de l’occupant.

 

Toujours présents

Les anciens handballeurs dijonnais du CSLD, champions de France en 1973, ont pris un énorme plaisir à se retrouver mercredi dernier à La Colline de Quetigny. Si les ans ont passé en n’enlevant aucune miette des liens profonds qui soudaient l’équipe, des noms ont malheureusement déjà quitté la famille cerclarde… Des absents… présents dans toutes les têtes. Discrètement, au milieu d’émotions silencieuses, cachées. Surtout lors du visionnement des finales de 73 et 81. André Sellenet, Gérard Picoche, Jacques Fournier, Jean-François Nubourg, Jean-Michel Geoffroy, Alain Griffon et le docteur Desbois ne sont certes plus là… Mais ils occupent une place privilégiée dans la mémoire collective des anciens du Cercle, et plus largement dans tout le milieu sportif dijonnais. Une place tapissée d’affection…

 

Les élégances du Musée des Beaux-Arts

Le musée des Beaux-Arts de Dijon présente jusqu’au 22 août une exposition exceptionnelle : « A la mode, l’art de paraître au XVIIIe siècle ». Réunissant plus de 140 objets de cette époque, occupant huit salles entières, elle se déroule sur un parcours de quatre chapitres : le premier s’attache à démontrer l’accélération des phénomènes de mode, le second met en scène les peintres comme acteurs de la fabrique de la mode. Le troisième, « Fantaisies d’artistes », explore les liens entre des mondes picturaux imaginaires et des vêtements rendus iconiques. La dernière partie, « Pour une histoire du négligé-déshabillé », porte un regard inédit sur la vague grandissante dans le vestiaire masculin et féminin de la robe de chambre à la robe Empire, des voiles des vestales au déshabillé antique. Conçue en collaboration avec le « palais Galliera » de la ville de Paris, cette exposition d’envergure est la première consacrée à la mode qui associe costumes, textiles, tissus brodés, vêtements et accessoires en les confrontant aux œuvres d’art peintes. Tout en évoquant la naissance des métiers autour de la mode et des commerces spécifiques. A voir. Entrée gratuite.

 

Expérience Européenne

Le collège Jean-Philippe Rameau vient d’être coordonnateur d’un projet Erasmus rassemblant des partenaires macédoniens, turcs, portugais. Durant la semaine du 9 au 13 mai, une vingtaine d’élèves de Macédoine, Turquie, du Portugal ont ainsi mené, au sein de l’établissement dijonnais, un travail collectif avec leurs camarades français pour identifier, définir, comprendre les grands mythes fondateurs européens. Ainsi, « Pyram Tisbée », un texte d’Ovide a été enregistré et la mosaïque de son conte créée. Une découverte de la Cité des Ducs s’est déroulée par équipes en suivant les règles d’un jeu à objectifs pédagogiques. Une visite au Musée du parc d’Alésia a nourri des ateliers autour des idées reçues sur les Gaulois et les Romains. Un ensemble d’activités largement partagé par toute la communauté scolaire de Rameau qui a ainsi participé à une intéressante expérience européenne.

 

La lecture soutenue

Plusieurs décisions positives viennent d’être prises localement pour soutenir et encourager la Lecture. A Dijon, les bibliothèques du centre-ville ouvriront désormais tous les dimanches après-midi, de 14 à 18 heures. A l’exception de juillet et août. Cette mesure, qui concerne donc deux établissements, la Nef, place du Théâtre et le Centre-Ville Jeunesse, rue de l’Ecole de Droit, élargit l’accession à la Culture, d’autant que le repos dominical donne du temps pour lire. De surcroît, les deux sites retenus pour « l’élargissement », vu leur implantation centrale dans la cité, ont de fortes chance d’attirer lecteurs et emprunteurs… A Chenôve, un « bibliambule », autrement dit une petite bibliothèque ambulante, prendra place les 17 juillet et 18 septembre sur le marché du dimanche, en proposant des espaces de lecture dans des hamacs. Enfin, pour clore ce chapitre des bonnes nouvelles, signalons l’ouverture, à Daix, de la Maison de la Culture et des associations qui abrite une vaste bibliothèque.

 

Pour nos soldats blessés

C’est un bel événement qui se déroulera dans le phare culturel du Sud de la métropole le 4 juin prochain à partir de 20 heures. Au Cèdre plus précisément à Chenôve. A l’initiative de la Délégation militaire départementale, la Musique de l’Arme Blindée Cavalerie donnera un concert intitulé « Pour nos soldats blessés ! » Les fonds récoltés à cette occasion seront intégralement reversés à l’association pour le développement des œuvres d’entraide dans l’armée (ADO), qui se bat depuis plus de 75 ans pour aider les orphelins, les blessés des armées et leurs familles. Rappelons que, chaque année, plusieurs soldats tombent au champ d’honneur, 250 à 300 sont blessés… Sur le territoire national comme hors de nos frontières, 30 000 militaires sont engagés pour nous défendre. Tarif normal : 20 € , tarif réduit : 14 €, tarif bienfaiteur : à partir de 30 €. Réservation sur helloasso.com ou au 03.80.11.23.11.

Des vins pour une noble cause

Le Lions Club de Gevrey-Chambertin Côte de Nuits organise une vente aux enchères de vins de la Côte de Nuits (72 lots) au profit des œuvres du Club : vacances de 15 jours pour des enfants défavorisés, création de vergers fruitiers, dépistage du diabète… La vente aura lieu le 21 mai à 15 heures au Caveau de la maison de Nuits-Saint-Georges (3 rue de la Berchère) et également en visio sur www.interenchères.com/21001. Tous les lots proviennent directement des caves des vignerons de la Côte de Nuits partenaires du Lions Club.

 

Une enquête piquante

Voici une enquête naturelle… et piquante par excellence ! Jusqu’au 15 juin prochain, la Société d’histoire naturelle d’Autun-Observatoire de la faune de Bourgogne (SHNA-OFAB) vous convie à participer à une enquête sur… le hérisson d’Europe. Et ce, afin de mieux connaître sa répartition sur le territoire et de suivre l’évolution de sa population au cours du temps. Rappelons que le hérisson d’Europe représente une espèce protégée (à bon entendeur pour certains automobilistes). La Société précise ainsi qu’il est interdit de facto de « le tuer, de le capturer, de le déplacer, de détruire ou dégrader son milieu de vie, de le nourrir ! » Ainsi, si vous avez la chance de disposer d’un jardin et si vous croisez cette petite bête, vous savez dorénavant quoi faire (https://observatoire.shna-ofab.fr)…

Un roman à Dijon

Peut-être ne la connaissez-vous pas encore ! Surtout si vous n’avez pas lu son premier roman « Elle voudrait des étoiles, des étincelles et des papillons verts dans ses cheveux… » Ne manquez pas, en tout cas, le second intitulé « J’aurais aimé te dire » car l’action de l’ouvrage de Blandine Bergeret se situe à Dijon. Avec des racines paternelles dans la cité des Ducs, cette parisienne est, comme elle le déclare elle-même, « une Bourguignonne de cœur ». Quant au sujet de son second livre, voici comment elle le résume : « Dijon. Sophie, dix-huit ans, voit sa vie brusquement bouleversée. Vingt ans plus tard, la maladie fait son apparition. L’occasion pour Sophie d’écrire à son fils, Martin, et de lui narrer leur vie. À deux, et à trois avec la voix de Madeleine, leur voisine et grand-mère de substitution, la mémoire des années après-guerre qui vient s’intercaler dans les lettres de Sophie. Des anecdotes, des questionnements, des joies, des désillusions. Deux femmes, deux générations, deux écoles de vie, Martin au centre et un drame qui s’immisce au présent. Une histoire qui interroge les destins de vie, un texte grave et sensible, riche en émotions… » A découvrir aux Éditions de L'ArtBouquine.