Toujours les couleurs de l’Ukraine
La guerre en Ukraine continue à écraser un pays et son peuple. Avec son cortège de souffrances, massacres, crimes, dévastations, d’exils. Avec ses semaines de martyre imposées par l’armée russe. Avec une invasion injustifiée dont le socle est la barbarie et la sauvagerie. Les couleurs que nous persistons à afficher ici marquent notre soutien aux Ukrainiens et notre exigence de Paix. D’un cessez-le-feu immédiat et du retrait des troupes de Poutine. Des mots certes bien modestes au milieu d’un contexte qui s’alourdit, la menace nucléaire russe revenant sur le devant de la scène… Mais en même temps des mots qui mesurent, bien au-delà des désastreuses conséquences économiques, les dangers d’une escalade possible. Et insistent sur la nécessité de ce que le pape François nomme, à juste raison, « la créativité diplomatique » pour faire se concrétiser le rêve de Paix.
La Côte-d’Or solidaire
La Côte-d’Or poursuit son aide à l’Ukraine. Dans le cadre d’un nouveau convoi national organisé par la direction générale de la Sécurité civile, le Service départemental d’Incendie et de Secours (le SDIS) fait preuve une nouvelle fois de solidarité en faisant don aux pompiers ukrainiens d’un véhicule de secours et d’assistance aux victimes (VSAV). Et, afin de le convoyer, le 13 avril dernier, un sapeur-pompier volontaire du centre de Saint-Jean de Losne et un autre du Val d’Ouche ont pris le départ vers l’Est. Pour un périple de six jours et 2 200 kilomètres à travers l’Allemagne, l’Autriche, la Hongrie et la Roumanie. Pour remettre, à proximité de la frontière, les clés du VSAV à leurs homologues ukrainiens avant de regagner la France à bord de l’avion de la Sécurité civile. En mars dernier, le SDIS de la Côte-d’Or avait déjà fait don d’un camion-citerne, acheminé dans le cadre d’un premier convoi national ayant remis 49 tonnes de matériels sanitaires et 27 engins de secours.
La place rose
La place Wilson a mis son costume de printemps qui lui va à ravir, ajusté à la perfection et récoltant le fruit des judicieuses plantations réparties en 2020 au long de l’allée circulaire. Les seize cerisiers du Japon, habilement installés par groupes de quatre, imposent maintenant leur couleur avec conviction. De sorte que le lieu affiche un rose fier, pur… Large, généreux… Subtil… Sachant se marier avec le blanc des autres arbres plus anciens, plus nombreux, plus hauts… Plus traditionnels aussi pour donner à l’ensemble le cachet de la sérénité et de l’harmonie. Si vous arrivez par le boulevard Carnot, à un moment de beau temps, vous aurez même droit à une composition rare : avec au premier plan, la voûte des feuillages verts recouvrant l’avenue. Et, en face, brillant sous le soleil, la haie arquée de quatre prunus roses, salués par la blancheur plus discrète des arbres voisins, qui, entre leurs branchages effilés, montrent les arabesques de l’imposant jet d’eau, sa colonne montante et son brouillard criblé de clarté. Avec, tout au fond, les silhouettes du kiosque à musique et de l’église Saint-Pierre.
Sur les traces de Philippe Le Hardi
La parcelle de vigne plantée récemment à l’intérieur de la Cité gastronomique s’inscrit si bien dans l’héritage du lointain passé dijonnais que l’on en vient à rappeler le souvenir du premier duc valois de Bourgogne, Philippe le Hardi. En tant que personnage clé de la viticulture bourguignonne. Il possédait en effet plusieurs domaines d’importance. Dont l’un à l’ouest de la ville avec 15 hectares sur Talant et l’autre, plus vaste, à Chenôve (50 ha). Qui donnaient, aux dires de leur propriétaire, « le meilleur vin de la chrétienté ». Offert largement sur les grandes tables de Bourgogne, de Flandres. Au pape, au roi de France, aux hôtes du palais ducal. En 1371, la naissance du futur Jean sans Peur fut même fêtée dans l’abondance : 30 000 bouteilles en cinq mois de festivités ! Un vin fait à partir de raisins provenant de lieux différents mais vinifiés ensemble… Ce qui handicapait évidemment la spécificité géographique et la qualité ; un défaut que Philippe le Hardi, dans un souci commercial, tenta d’amoindrir en recherchant la production de vins meilleurs… Au moyen de quantités plus limitées. De sorte que le cru promis par les jeunes ceps installés dans la Cité gastronomique lui aurait donné sûrement entière satisfaction.
En souvenir de Jean-Pierre Billoux
Et de cinq ! Takashi Kinoshita, le chef étoilé du Château de Courban, est devenu le 5e restaurateur -ambassadeur de la marque « Savoir-Faire 100% Côte-d’Or » qui tient tant à cœur le président du conseil départemental François Sauvadet. C’est dans son établissement, à proximité de Châtillon-sur-Seine, qu’ont été présentés les résultats du 7e comité d’agrément de cette marque qui fait de plus en plus d’émules. Ils sont 227 aujourd’hui à pouvoir arborer fièrement ce label qui a pour but d’ « apporter un maximum de valeur ajoutée au plus près des lieux de production », comme l’a rappelé l’ancien ministre, qui n’a pas manqué non plus d’ajouter : « Ce sont les producteurs qui la font vivre, les artisans, les commerçants, les restaurateurs. La marque s’adresse en premier lieu aux consommateurs. Quand on achète 100% Côte-d’Or, on sait qu’on a un achat citoyen, on participe à la valeur ajoutée dans le département ». Et comme Takashi Kinoshita a été formé à l’école de Jean-Pierre Billoux, lorsque ce grand chef excellait au Pré aux Clercs place de la Libération à Dijon, c’est bien le savoir-faire de toute la Côte-d’Or – de Dijon à Courban – qui est mis en lumière !
Mort d’un roi
Michel Bouquet se suffisait à sa dimension de géant du théâtre, du cinéma : il n’a jamais mis en scène sa vie privée. Il aurait aimé devenir médecin, mais a dû quitter l’école à l’âge de 15 ans après que son père eut été fait prisonnier pendant la Seconde Guerre mondiale. Il fut tour à tour apprenti boulanger, puis commis de banque avant de subvenir aux besoins de sa famille. Sa mère Marie Bouquet, modiste et chapelière, était férue de théâtre. Ceci explique sans doute qu’il ait très jeune suivi des cours de théâtre et fait ses débuts sur scène en 1944. C’était une femme qui vivait très fière de la réussite de son fils, mais avec cette retenue, cette élégance morale qu’elle lui avait transmises et dont il ne s’est jamais départi. En cette période électorale, l’interprétation qu’il a donnée d’un François Mitterrand miné par la maladie – « Le Promeneur du Champs de Mars » de Robert Guédiguian – prend plus que jamais toute sa dimension. Après avoir joué 800 fois « Le Roi se meurt », l’acteur vient de rejoindre Eugène Ionesco au théâtre de l’éternité devant un parterre composé de Molière, Shakespeare, Anouilh, Gide, Shaw, Gogol, Vigny, Garcia Lorca, Harold Pinter, Diderot, Beckett…
Et si on reprenait de l’Oasis
La 3e édition du Vyv Festival qui se tiendra les 11 et 12 juin prochains comprendra une tête d’affiche qui, c’est certain, ne passera pas inaperçue. Massive Attack ayant annulé ses tournées du printemps et de l’été, les organisateurs de ce festival conjuguant musique et solidarité viennent d’annoncer la présence de… Liam Gallagher ! La star planétaire qui œuvrait, avec son frère, dans le groupe Oasis, qui restera éternel même si ce duo s’est séparé avec fracas (une guitare cassée entre autres !) un soir d’août 2009. Ne manquez pas en juin prochain à Dijon le cadet de cette fratrie qui, que ce soit sur scène ou ailleurs, ne fait rien comme les autres. Le Vyv Festival n’a, en tout cas, de cesse de se faire un nom !
Très proches des Beatles
Les amoureux des Beatles ne manqueront pas le concert donné au Zénith le 29 avril prochain (20 h 30) par Les Rabeats. Un « tribute band » français, c’est-à-dire un groupe-hommage qui, depuis maintenant deux décennies, perpétue sur scène la mémoire du quatuor anglais mythique. Avec une fidélité et un dévouement sans faille… Originalité, prestance également, talent immense surtout… Pour parvenir à donner un aperçu aussi bien sonore que visuel de ce que fut à son apogée l’ensemble John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr. En transportant le public dans la magie des années soixante. Celle de Twist and Shout, de Yesterday ou Let it Be… Quarante morceaux vous seront ainsi présentés dans un show original élaboré en 2020. Avec passion pour Les Beatles ! Et une forte émotion chez les spectateurs.
Tous à l’Opéra
La journée « Tous à l’Opéra » se tiendra le samedi 7 mai à l’Auditorium qui ouvrira ses portes afin de faire découvrir le plus largement possible ses coulisses (de 10h à 17h). Cette année, des initiatives particulières sont prises : des accordeurs et des luthiers animeront un forum sur la fabrication et l’entretien des instruments. Pour compléter les visites guidées du lieu, d’autres ateliers, autour du chant, du maquillage, des arts plastiques, animeront cette journée pour montrer, expliquer le savoir-faire d’un opéra. Un accès réservé aux premiers inscrits à la dernière répétition de la production lyrique Don Pasquale de Donizetti sera même possible. (opera-dijon.fr / 03.80.48.82.82)




