Cause commune
« Cause commune » est le beau titre donné à l’initiative solidaire lancée depuis mars 2021, avec le soutien des Lions Club de Dijon, pour fournir des repas gratuits à une population impactée par les crises sociale et sanitaire : les étudiants en situation de précarité. Une opération s’appuyant, lors de son lancement, sur des restaurateurs de Dijon et son agglomération… Avec un double objectif : permettre à ces artisans, privés de travail par le confinement, de pouvoir exercer leur activité au mieux, cuisiner et faire bénéficier des plats ainsi préparés à une catégorie en difficultés. Depuis le printemps dernier, de nombreux restaurateurs ont rejoint l’initiative et souhaité la poursuivre, y compris après la réouverture de leur établissement… En se relayant à chaque nouvelle édition. Ainsi, la semaine dernière, ont été distribués sur le campus de l’uB une trentaine de repas réalisés par le restaurant L’Essentiel, rue Audra, accompagné de l’atelier de conception en pâtisserie, Cakes In The City, à Quetigny. Depuis sa naissance, l’opération avoisine les 600 repas, offerts en parallèle à des distributions de denrées alimentaires et produits de premières nécessités, sous l’égide d’Epi’Campus. Un bel exemple de mobilisation face à la pauvreté par le développement d’une Solidarité locale unissant les populations.
Jean-Philippe et Charles Suisse
Le chantier de restauration engagé actuellement à la cathédrale Saint-Bénigne présente un intérêt pour qui veut se pencher sur l’historique des deux parties restaurées : la rotonde de l’an mil et la sacristie du XIXe… Des éléments, à l’Est du bâtiment, qui rappellent le rôle essentiel de deux architectes dijonnais de la seconde moitié du Grand Siècle, le père et le fils : Jean-Philippe et Charles Suisse. Le premier, dans les années 1850, sous l’égide de Viollet-le-Duc, a mis en exergue les vestiges de la rotonde, dont la Révolution avait détruit les deux niveaux supérieurs et conservé l’étage inférieur – la crypte – partiellement comblé par des décombres. Lors des travaux de dégagement, naît le projet de construction d’une nouvelle sacristie que Jean-Philippe Suisse, avec audace, conduit à son terme. En lui donnant une composition néogothique dans l’esprit du chevet de la cathédrale. Au-dessus de la rotonde, du moins ce qu’il en reste. Dont la restauration sera poursuivie par Charles Suisse qui retravaille les voûtes avec des techniques médiévales et achève, en 1880, le dégagement de la chapelle axiale.
La Chapelle Saint-Louis
Restons sur le sujet des édifices religieux à Dijon pour parler d’un lieu beaucoup plus modeste qui vient d’échapper à la destruction : la chapelle Saint-Louis. Bâtie près du Parc de la Colombière entre les deux guerres, celle-ci est devenue un élément incontournable du quartier des Rotondes. Pratiquement son emblème… Et, en dépit de sa timidité architecturale, un véritable morceau du patrimoine historique de la cité des Ducs. De sorte que son récent projet de vente par le Diocèse à un promoteur voulant mettre à sa place un immeuble déclencha une rébellion locale. Autour d’arguments tous plus solides les uns que les autres… Arguments pris en compte par le maire de la ville qui vient d’opposer un refus au certificat d’urbanisme déposé auprès de la Métropole pour édifier sur le terrain libéré par la chapelle rasée un ensemble de trente logements. Un refus administratif qui sauve la vie de la Chapelle Saint- Louis. Et en même temps encourage à se tourner vers l’avenir, puisque le collectif de défense du lieu, fort de sa victoire, veut l’utiliser à l’amélioration du lien entre les habitants des Rotondes…
Embellissements à l’Arquebuse
Depuis la mi-janvier, le jardin de l’Arquebuse suit une cure d’embellissement qui se poursuivra jusqu’en mars. Notamment au niveau des allées désimperméabilisées grâce à la mise en place d’un parterre sablé, en vue de favoriser une meilleure infiltration des eaux pluviales. Dans le cadre d’un aménagement d’une plus large ampleur visant la mise en place d’un itinéraire botanique qui sera dévoilé au printemps… Un véritable parcours végétal global avec l’adjonction de plantes nourricières… Et l’apport de vignes…Avec évidemment l’objectif d’améliorer la liaison entre la gare et la Cité internationale de la gastronomie et du vin. Des travaux importants donc, destinés à peaufiner un lieu emblématique de la vie dijonnaise. Tout en recherchant une réelle cohérence urbaine…
Une ouverture attendue
Un autre essai de cohérence ou complémentarité, cette fois au-delà des murs de la Cité des Ducs, retient l’attention : le projet d’ouverture à Marsannay-la-Côte d’un caveau de dégustation et vente de l’appellation « marsannay ». En lien étroit avec l’avènement de la Cité internationale de la gastronomie et du vin. Une idée ne manquant pas d’intérêt car, au-delà de l’enjeu touristique, elle rassemble 26 viticulteurs dont les domaines se situent sur Couchey, Marsannay, Chenôve… Et des vignerons du Dijonnais frappent déjà à la porte du projet. Dont la visée est, finalement, de mettre en lumière les produits vineux de la métropole. Et surtout leurs qualités, loin d’être négligeables… Pour une ouverture prévue au printemps prochain… Avec pratiquement110 références de vins.
Le Chambouletous
C’est le nom du restaurant d’insertion qui ouvrira prochainement rue Berbisey. En employant des trisomiques et personnes déficientes intellectuelles dans une démarche de formation et d’inclusion. En prenant soin de faire vivre et travailler un lieu ordinaire tout en ayant la visée de modifier le regard des gens. Ce qui explique sûrement le recours au radical « chambouler » dans le choix du nom de baptême. Les techniques de production seront adaptées, le maximum de produits frais préparé en amont de façon à fluidifier les tâches au moment du coup de feu… Pour remplir les assiettes d’une cuisine tout à fait traditionnelle. Avec, également, la vente à emporter de produits locaux provenant d’une agriculture raisonnée, dans le cadre de l’économie sociale et solidaire.
Un recteur bâtisseur
Au moment où l’Université de Bourgogne fête ses 300 ans, un nom revient : Marcel Bouchard, recteur de l’Académie de Dijon des lendemains de la guerre à 1967. Avec juste raison… Tenace, habile, visionnaire surtout, ce Bourguignon né à Vosne-Romanée a tout de suite l’idée de doter sa région d’une université adaptée à la forme nouvelle que va prendre l’enseignement supérieur entre 1950 et 1970. D’emblée, l’ancien professeur de littérature nancéien se métamorphose, s’affirme et affiche une détermination capable de venir à bout des pires freins : il entreprend de créer ce qu’on appelait en Amérique un campus… Aux portes de Dijon, sur la colline de Montmuzard. Et naissent là les nouvelles facultés des Sciences, de Droit, de Lettres. Suivies, à l’issue d’un long bras de fer, par celle de Médecine-Pharmacie… Une quatrième ouverture consacrant le recteur Bouchard comme « le nouveau fondateur de l’Université de Dijon ». Un fondateur animé par une volonté d’ouverture du campus dijonnais sur l’extérieur. Un objectif heureusement toujours affirmé dans l’Université de Bourgogne d’aujourd’hui… Où l’on veut une identité ouverte, d’échange. Où « l’ancrage sur le territoire est un tremplin d’ouverture sur le monde ».
Vyv Festival
Retour en fanfare du VYV Festival qui fêtera son 3e anniversaire du 11 au 12 juin prochain !
Organisé au parc de la Combe à la serpent, ce festival, avec son acronyme si particulier, est devenu en peu de temps un véritable événement. Après l’arrivée du tristement célèbre virus dont nous tairons le nom, les courageux organisateurs que sont Pierre Clément et Christian Allex avaient réussi à maintenir le festival en 2021 en l’étalant sur plus de 4 jours. Ce ne sont pas moins de 15 000 festivaliers qui avaient fait le déplacement ! Un moment de communion plaçant l’amusement, la fête et la musique au-dessus de tout. Ce festival intervient comme une promesse d’un été inoubliable ravissant tous les aficionados qui feront le déplacement. Ils profiteront ainsi de la formule initiale, 3 scènes pour 2 jours intenses. Y figureront des grands noms de la musique, de la chanson française en passant par le rap. Ce ne sont pas moins de 25 guests qui performeront en cette fin de printemps, dont une certaine Véronique Sanson. De quoi attaquer l’été sur une note festive !
Poly’Son
Le groupe vocal dijonnais Poly’Son fondé en 1993 nous présente sa dernière partition intitulée : Univers’Elle. Les 11 et 12 mars prochains, ce ne sont pas moins de 110 choristes accompagnés d’un orchestre de 7 musiciens coordonnés respectivement par le brillant François Clair et la rayonnante Hélene Clair qui se produiront à l’Écrin. Quant à la scénographie, c’est Sylvie Rouzet qui va se charger de l’animation des choristes. Au fil de la représentation, vous aurez l’occasion de découvrir un registre musical allant de Zazie à Véronique Sanson en passant par Obispo et Goldman, une balade offrant un spectacle saisissant de par sa fragilité et son espoir s’alliant parfaitement avec la mélancolie et les nombreuses fantaisies qui s’en dégage. Alors n’hésitez plus, accordez vos violons et réservez votre place à La Clé de sol rue Bossuet à Dijon ou sur http://spectacles.polyson.org/



