Les brèves de Jeanne Vernay

La musique comme remède

Dans la bataille qu’ils mènent depuis un an, les soignants hospitaliers ont besoin de soins. Et, sur ce front, le recours à la musique peut s’avérer gagnant…Adoucir les angoisses, soulager les fatigues, faire rêver, offrir pour un temps un autre monde afin de revenir mieux armés face à la maladieles bienfaits du remède sont nombreux. Aussi l’initiative prise par l’Orchestre Dijon-Bourgogne de donner un petit concert dans les locaux du CHU François-Mitterrand en direction des personnels de première ligne dans la lutte contre le Covid est pleine d’à-propos. Deux violonistes sont en effet venues, gracieusement, jouer quelques morceaux dans les services de pneumologie et de soins intensifs, une opération limitée certes, mais d’une proximité et dune qualité propres à obtenir des effets immédiats sur les auditrices et auditeurs du moment, qui, entre leurs tâches nombreuses, ont pris sans doute du plaisir à venir chercher des forces nouvelles. Une opération à l’honneur de l’Orchestre Dijon-Bourgogne et une démarche sur-mesure appréciée, dont la réussite plaide pour son renouvellement.

La place de BB…

C’est de loin ma préférée : depuis mon enfance, j’aime la place Wilson. Sa situation dans le prolongement des allées du Parc lui confère une solennité qui se marie bien avec les architectures haussmannienne ou renaissance des départs du boulevard Carnot et de la rue Chabot-Charny. Une solennité qui se nourrit d’un passé riche avec l’évolution de son nom : place Saint-Pierre en 1840, du Peuple, lors de la laïcisation de 1904 et enfin du Président-Wilson aux lendemains du premier conflit mondial. Avec des épisodes marquants de la vie dijonnaise : du tournage dans les années 60 d’une scène du Repos du Guerrier montrant côte à côte Brigitte Bardot, la célèbre BB, et Robert Hossein, à la fin de la gigantesque manifestation en janvier 2015 contre les attentats de Charlie-HebdoAttrait moral déjà, mais aussi attrait physique : cette place est belle à regarder, à écouter même avec ses impressionnants jets d’eau Le kiosque à musique a hâte de reprendre ses activités et l’équilibre harmonieux entre l’allée circulaire et les surfaces réservées aux arbres et aux fleurs gâte les yeux tout en apportant silence et repos. D’autant qu’en ce début de printemps, l’ensemble s’embellit avec davantage de couleurs : deux cents rosiers viennent d’être ajoutés et bientôt ils complèteront les cerisiers déjà en place.

Des stars de chez nous

Au centre ville de Dijon, les passants, depuis quelques jours, sont attirés par des affiches originales apposées sur la façade du Cinéma Darcy. Loin de concerner la publicité ou la promotion d’un ou plusieurs films, puisque l’épidémie de Covid-19 condamne toujours les salles à la fermeture, elles mettent à l’honneur et sous les yeux des Dijonnais les portraits de trois commerçants du quartier. Ainsi, en véritable stars, sont placés en haut de l’affiche Charles Lecourieux de l’tel Le Thurot, Charline Alexandre de la maroquinerie Jolicaprice et Manuel Gamez du salon de coiffure Eleganzza. Une initiative prise dans la cadre de l’opération conduite sur une dizaine d’autres salles en France : « Les stars de votre quartier soutenues par votre cinéma et BNP Paribas ». Et, surtout une manière de redonner vie à des lieux culturels fermés depuis octobre dernier, tout en mettant en lumière les commerçants qui font la vie à proximité… Une complémentarité et une inventivité qu’il serait souhaitable, pourquoi pas, de prolonger après la sortie du confinement !

Au-delà du ridicule

Dans la série des bourdes effectuées au sein des conseils municipaux par les élus EELV depuis les dernières municipales, celle de Vincennes atteint son pesant de ridicule : cette fois, il s’agit du refus de subventionner, sous prétexte d’émission de polluants, un club de bateaux… à voile. Une telle énormité, non seulement, n’est pas crédible, mais elle ne rend pas service à la véritable écologie…D’autant qu’au plan social, elle est également erronée puisqu’elle jette le discrédit sur la pratique d’un sport qui ne serait réservé qu’aux classes aisées, alors que la réalité se montre différente en permettant une large participation. Ainsi, de bourde en bourde, de caricature en caricature, d’exagération en exagération, on risque de faire se détourner l’opinion publique de l’urgence d’une véritable sauvegarde de l’Environnement. Si tel est le cas, on peut s’attendre à la poursuite des pollutions non muselées, des déforestations grandissantes, des changements climatiques certains, à de nouvelles catastrophes . Et continuer à laisser le champ libre aux imbécilités dEELV, c’est tout simplement donner un bon coup de main à ceux qui ne voient pas ou ne veulent pas voir clairPour ne rien changer et même faire pire qu’avant LEcologie, la Planète, la Vie exigent bien mieux !

Le retour de Texas

Pour revenir à une information plus agréable, l’annonce du retour de Texas dans la capitale des Ducs est une bonne nouvelle. Le groupe de rock reviendra en effet au Zénith seize ans après avoir joué le concert inaugural de la salle dijonnaise en octobre 2005. A l’origine, ce retour devait avoir lieu le 12 décembre 2020 mais, condition sanitaire oblige, la date a été reportée au 12 avril 2022. Au cours d’une tournée en France qui interviendra dans le cadre du trentième anniversaire de la sortie de Southside, le premier album de la formation écossaise, sorti en 1989. Nul doute que les amoureux du blues rock et du disco pop empliront la salle du Zénith pour goûter à la dextérité de la chanteuse Sharleen Spiteri, dAlly McErlaine à la guitare principale, de Johny McElbone à la basse, d’Eddie Campbell au clavier et de Neil Payne à la batterie

Les chefs dijonnais se mobilisent

La 19e édition de la « Soupe des Chefs » organisée par le Lions Club Dijon Marcs d’Or avec l’appui des commerçants de Shop in Dijon pour soutenir le Centre Georges-François Leclerc dans ses recherches contre le cancer et l’amélioration du confort des patients a eu lieu le samedi 17 avril dernier. Organisée cette année en clik & collect, en raison des conditions sanitaires, cette œuvre caritative s’est déclinée en deux temps : d’abord la vente en ligne dès le 10 avril, ensuite le retrait des produits, chauds ou froids, le 17, place Grangier devant l’agence Shop in Dijon, dans le respect des règles en vigueur. Un événement de la vie dijonnaise qui a pu se dérouler une nouvelle fois grâce à la parfaite mobilisation de nombreux restaurateurs locaux, ayant tenu, malgré la crise, à répondre présents : Ralf Mestre (Le Central), Stéphane Camuset (Bistrot Burger), Richard Bernigaud (LEssentiel), Pierre Peltre (Centre Georges-François Leclerc), Patrice Amadieu (La Véranda-Escargotière), Hervé Panart (La Porte Guillaume), Stéphane Guagliardo (Les Marroniers d’Arc), David Zuddas (DZenvies), Aurélien Mauny (Les Jardins de la Cloche), Noureddine Tbatou (Le Méditerranéen), Benjamin Bole (Chez Léon), Nicolas Isnard et David Lecomte (Auberge de la Charme), Angelo Ferrigno (CIBO), Sabine Perriguey (La Dame dAquitaine), Nicolas Cleach (O’Bareuzai), Gan Chern Hwei (Parapluie), Philippe Poillot (Le Clos du Roy), Olivier Perreaut (Castel de Très Girard), Nicolas de Linage (La Menuiserie), Mohamed Henni (Château de Saulon), Aîda Li (Aîda), Monsieur Burdin (L’Evidence) et David Meunier (Chez Marco).

Alésia au cœur…

Il n’y a pas que le chantier de la Cité internationale de la Gastronomie et du Vin qui s’est ouvert aux objectifs des journalistes. Le MuséoParc Alésia vient d’en faire de même. La promesse dun musée complètement novateur y est en train de prendre forme sous la houlette de la scénographe Clémence Farrell. Autour d’une meilleure identification au site historique de la bataille entre les Gaulois et les Romains. Autour d’une plus grande intégration des découvertes archéologiques, de la volonté de faire participer les visiteurs, de mettre le paysage dans l’exposition avec une baie vitrée pour donner aux gens l’impression d’être au cœur du champ de bataille. Avec un système innovant pour la ventilation des vitrines et des collections gallo-romaines. Le tout devant être prêt pour juillet prochain dans un site apte à rouvrir en fonction des directives ministérielles prochaines.