La Dijonnaise Émilie Couturier a décidé d’ouvrir une école à la pédagogie encore méconnue en France. Une renaissance pour elle et une chance saisie par l’Académie de Dijon. « L’École des Saisons » a ouvert ses portes le 3 septembre avec une dizaine d’élèves pour cette rentrée, de la maternelle à la sixième, les autres classes de collège devraient ouvrir année après année.
L’école adopte la pédagogie Steiner Waldorf qui envisage l’enfant dans son ensemble et autour d’un axe « tête, cœur, main ». L’apprentissage se fait donc autour des mouvements, ressentis, expérimentations et évolutions de chacun. Une approche plus répandue dans les pays germaniques et nordiques où les enfants jouent plusieurs années avant d’être assis à une table : « La pédagogie respecte les phases du développement et celles-ci sont de sept ans. Jusqu’à l’âge de sept ans, la priorité est donc laissée au besoin de bouger des enfants, leur schéma corporel ; l’apprentissage des lettres ne débute qu’à partir de sept ans ».
Une autre caractéristique de ces écoles est la dimension artistique, créative, le développement des sens, l’émerveillement et la proximité avec la nature. La cour de récréation de l’École des Saisons se situe le long d’un pré avec des chevaux, et la forêt voisine fera partie intégrante de l’apprentissage puisque des activités comme le jardinage sont prévues, tout comme les courses d’orientation ou jeux de pistes. Le programme répond aux attentes de l’Éducation Nationale puisqu’il inclue les matières classiques, mais celles-ci sont mêlées aux autres : travaux manuels, tricot, chant ou arts plastiques servent à apprendre à compter ou à parler une langue étrangère, l’anglais ou l’allemand.
Émilie s’est formée à cette pédagogie pendant deux ans après avoir perdu le sens de son travail et ressenti « le besoin de vibrer ». Cadre dans le domaine de la santé, elle perçoit l’ouverture de cette école comme un enjeux de santé publique : « J’ai vu trop de jeunes soumis à un stress considérable et des adultes qui rencontrent des problèmes liés à une scolarité mal digérée, tandis que ceux qui ont connu cette pédagogie il y a quelques années sont aujourd’hui des adultes sereins, qui savent ce qu’ils veulent et osent ». Ces écoles (au nombre de 22 en France et 3 000 dans le monde) ont effectivement fait leur preuve : plus de confiance, d’écoute, de coopération, de respect de soi et des autres, de la nature mais aussi diminution de l’obésité, renforcement du système immunitaire, meilleure vue…
Tout ceci grâce à une pédagogie qu’Émilie appelle « celle du bon vivant » et qui s’illustrera lors des « fêtes des saisons » qui ponctueront l’année et dont certaines seront ouvertes au public.
Emilie Couturier : 06.59.00.47.45.
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