François Rebsamen : « Je veux, à Dijon, que l’on ait la générosité de la mixité sociale, et pas seulement pour les autres »

« Le plan local d’urbanisme intercommunal – habitat et déplacements qui engage notre métropole pour les années à venir arrive à l’enquête publique au printemps. Il répond, soyez-en convaincus, aux enjeux d’un développement équilibré, sobre et durable. Il limite l’expansion urbaine en privilégiant la construction de la cité sur elle-même, il préserve de ce fait nos espaces agricoles et viticoles. Il assume notre volonté de maintenir une dynamique démographique pour atteindre 270 000 habitants en 2030, soit un taux de croissance de 0,5% avec la construction de 15 000 logements dont 60% sur le territoire de la ville de Dijon. Quand notre Région Bourgogne Franche-Comté toute entière gagne 2164 habitants entre 2011 et 2016, eh bien la métropole de Dijon en gagne 6200. Notre solde migratoire est positif pour la première fois depuis 1968.

La construction de logements neufs, c’est une nécessité autant qu’une volonté. Je sais bien que nos aspirations sont parfois contradictoires, que le summum de l’horizon est pour beaucoup celui de la maison individuelle avec jardin et si possible une absolue tranquillité de voisinage. Cette aspiration est compréhensible. Mais le vivre ensemble, c’est un peu plus que cela. Et le vivre ensemble dans l’urgence de lutte contre le réchauffement climatique, c’est bien davantage que cela.

Nous avons une vision de notre territoire, celui d’une ville plus dense dans laquelle, pour chaque mètre carré construit, est créé ou recréé un mètre carré d’espaces verts. Celui d’une planification associant la construction de logement et les transports. S’agissant de la construction de logements, je voudrais rappeler que trouver un logement correspondant à son besoin, à la composition de sa famille, à son âge, est un droit, au cœur de la justice sociale. Vivre ENSEMBLE à Dijon. Je veux que Dijon soit une ville à vivre pour tous. Je veux qu’à Dijon, le nombre de logements à loyer modéré soit d’une part conforme à la loi ce sera fait en 2019 – et d’autre part suffisant pour loger vos enfants lorsqu’ils sont à la recherche de leur premier logement, vos proches lorsqu’ils se séparent, et tous ceux, autour de vous – ils sont près de 7 000 dans notre agglomération – qui cherchent une location abordable. Je veux, qu’à Dijon, on ne pousse plus des cris d’orfraie lorsqu’un particulier décide de vendre son bien à un promoteur pour en faire, à côté de chez soi, un petit immeuble. Je veux, à Dijon, que l’on ait de la mémoire à propos des constructions passées qui ont pu susciter de la polémique et sont aujourd’hui parfaitement intégrées à la ville, au voisinage, à notre vie commune. Je veux, à Dijon, que l’on ait la générosité de la mixité sociale, et pas seulement pour les autres. »

Propos recueillis lors de la présentation des vœux de François Rebsamen, maire de Dijon et président de la Métropole, organisée au Zénith.