Une classe de seconde du lycée Montchapet a bénéficié de cours particuliers avec deux chorégraphes de la compagnie Numb qui les ont guidés pendant 7 heures à la découverte d’une expression corporelle.
« Dommage qu’on aille pas plus loin ! ». C’est cette phrase de leur professeur d’EPS Pascale Courtin qui est à l’origine de cette expérience originale. Prononcée à la fin de la semaine des Arts en mars, elle faisait suite à une initiation à la danse contemporaine assurée par les deux chorégraphes Maëlle Desclaux et Estelle de Montalembert, et qui avait beaucoup plu aux lycéens.
Professeurs, élèves et chorégraphes sont donc partants et le rendez-vous est pris pour approfondir le travail débuté lors de l’initiation : immobilité et mouvement, états de présence et écoute entre deux personnes sont au programme pour imaginer une représentation finale sous forme de tableaux vivants.
Maëlle et Estelle ont choisi un travail qui ne soit pas codifié mais bien spontané, basé sur la communication et l’entente. Et plus tôt dans l’année, un tâche dans le cadre de l’Accompagnement Personnalisé avait justement permis d’amorcer cet exercice. Les lycéens avaient étudié le corps durant 9 semaines avec leur professeur Olivier Aillaud : confiance en soi, place dans la classe, relation aux autres, générer une force de groupe, créer un esprit classe… Autant d’éléments d’abord précieux pendant l’année puis utiles au moment de travailler tous ensemble une même chorégraphie. Grâce à l’intervention d’un profession de qi-gong, Alberto Rodriguez, les élèves avaient également découvert à l’automne comment allier le geste à la respiration, ce qu’ils ont pu mettre en pratique.
Durant les 7 heures qu’ont duré les préparations, Pascale Courtin et Olivier Aillaud se sont réjouis de voir leurs cours se compléter pour un moment inédit entre élèves et chorégraphes professionnelles.
« La classe a montré un investissement étonnant, on a élaboré une chorégraphie d’une dizaine de minutes, une vraie performance pour des débutants, pendant laquelle chaque personne évoluait en fonction des autres, de la musique et d’une correspondance entre les gestes » explique Estelle, tandis que Maëlle salue leur investissement : « 5 heures puis 2 heures de préparation c’est considérable quand on n’a pas l’habitude, mais ça a fonctionné tout de suite et les élèves se sont appropriés rapidement le travail chorégraphique tout en proposant des idées vraiment étonnantes ».
Les lycéens ont également été enchantés de cette expérience. Clara a particulièrement apprécié les bonnes relations entre élèves, qui ont œuvré tous ensemble ce qui a fait beaucoup de bien à la classe : « Danseurs ou pas danseurs tout le monde était content, on a étudié chaque mouvement, décomposé puis perfectionné, et ça nous a permis de ne pas nous sentir maladroits ni d’être complexés ».
Caroline Cauwe





