La grimace ne saurait, depuis la Renaissance, se réduire à un simple motif, fut-il parodique ou grotesque. Elle est une façon détournée de poser la question de la figuration. L’intérêt des artistes de la fin des Lumières – les bustes de Franz Xavier Messerschmidt, les fantasmagories de Francesco Goya, les autoportraits sarcastiques de Joseph Ducreux et de Jean-Etienne Liotard ou les rictus de l’architecte Jean-Jacques Lequeu – montre que l’histoire des passions ne concerne pas seulement les mouvements expressifs sous contrôle, mais également ceux qui s’écartent le plus des conventions sociales, culturelles et esthétiques. C’est ainsi qu’émerge peu à peu une conception des rapports du physique au moral et au mental dont nous sommes aujourd’hui les héritiers.
Tour d’horizon de cinq siècles d’excès de visage le mardi 24 avril à partir de 19 heures à Music and Jazz , 86 rue Berbisey à Dijon.
Coût de la soirée 19,90 € comprenant un apéritif offert, la conférence illustrée donnée par Pierre Pertus et six tapas.
Inscription obligatoire auprès de Music and Jazz : 03 80 50 10 50 ou musicandjazz21@gmail.com





