Vitagora, « le petit pôle de compétitivité que l’on n’attendait pas »

 

Fin 2017, Frédéric Grivot a présenté son rapport « Quelle politique pour les pôles de compétitivité ? » à Dijon. L’occasion de faire un point avec Pierre Guez, président de Vitagora, sur les douze années passées de ce pôle régional et sur les perspectives pour les dix prochaines années.

 

C’est en présence du président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Patrick Bernasconi, et de François Rebsamen, maire de Dijon et président de Dijon Métropole, que le conseiller Frédéric Grivot a présenté son rapport « Quelle politique pour les pôles de compétitivité ? ». « Une analyse très théorique », selon Pierre Guez, président de Vitagora, mais qui a toutefois reconnu le pôle de compétitivité, spécialisé dans l’agroalimentaire sur les régions Bourgogne – Franche-Comté et Île-de-France, comme étant un véritable pôle d’excellence.

Créés à partir de 2005, 71 pôles ont été recensés en France. « C’est un peu beaucoup », concède Frédéric Grivot, conseiller du CESE. 14 sortent aujourd’hui du lot, parmi lesquels Vitagora. « On est passé d’un pôle qui n’était peut-être pas complètement structuré à un pôle qui aujourd’hui a une vraie vision au service du territoire », résume Pierre Guez.

 

Pôle d’excellence

Originaire de Bourgogne – Franche-Comté, Vitagora a étendu son champ d’action à l’Île-de-France en 2013, avant de recevoir le « Cluster Management Excellence Label GOLD » en 2015, le positionnant ainsi comme l’un des meilleurs clusters européens. Aujourd’hui pôle référent au niveau européen sur des thématiques clés pour l’agroalimentaire, comme la silver food, la FoodTech, ou encore l’agroalimentaire et l’agriculture durable, Vitagora réunit 372 membres actifs dont 255 entreprises, ainsi qu’un réseau de 12 500 chercheurs des secteurs privés et publics dans les sciences de l’agroalimentaire et de la santé. Grâce notamment à la mise en place d’une démarche d’intelligence économique au service de ses adhérents et au recrutement d’une personne pour s’en charger, Vitagora a ainsi pu accompagner 175 projets dans leur labellisation. En 12 ans, ce ne sont pas moins de 93 produits et services qui ont été développés et commercialisés pour un taux de réussite au fonds unique interministériel (FUI) de 73%, contre une moyenne nationale inférieure à 50%.

 

Développement à l’international

À l’international, Vitagora a su se démarquer en menant 65 missions auprès de 27 pays et en accueillant 74 délégations venues de 16 pays différents. « En 12 ans, Vitagora a organisé 16 manifestations internationales, réunissant 4 800 participants avec 50 nationalités représentées », confie un porte-parole du pôle de compétitivité. « On a su s’adapter aux notions de filière », conclut Pierre Guez, pour qui Vitagora deviendra, dans les 10 prochaines années, « un vrai cluster de développement et de mise en place de l’alimentation saine et durable des consommateurs », notamment grâce au développement du programme d’accélération ToasterLAB, anciennement AcceleRise, lancé en 2016 et qui a déjà permis à 13 start-up de voir le jour.

 

Antonin Tabard